12 jours d’action contre la violence faite aux femmes

Un constat s’impose depuis près de deux ans : les mois de confinement et de pandémie ont exacerbé les violences de toutes sortes : sexistes, sexuelles, racistes, coloniales, homophobes, etc. Ces violences aux multiples formes ont des répercussions chez toutes les femmes et en particulier, pour celles en situation difficile, dont les femmes ayant des enjeux de santé mentale, vivant avec un handicap, en situation d’itinérance, sans oublier les femmes autochtones, immigrantes, les travailleuses du sexe, les femmes incarcérées, les femmes sans statut, les personnes LGBTQ+.

Dans un tel contexte et en s’appuyant sur les réalités vécues sur le terrain qui démontrent que les droits et mesures de protection ne peuvent être pris pour acquis, la campagne 2021 des 12 jours d’action est plus pertinente que jamais. Des outils, des cours et des événements meubleront cette campagne véhiculée par des organismes un peu partout au Québec, pour rappeler les différentes réalités des femmes en lien avec les violences systémiques.

Cette année, le comité des 12 jours d’action met l’accent sur le thème « Déconfinons la conversation autour des violences genrées ». Plusieurs activités sont prévues au cours de cette campagne. Ce comité est coordonné par la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et regroupe une vingtaine d’organismes possédant une expérience sur le terrain et une solide expertise en intervention et en lutte contre les violences envers les femmes tout en travaillant à la défense des droits des femmes.

Rappelons que la campagne que l’on identifie également par la « campagne du Ruban blanc » débute avec la Journée internationale pour l’élimination de la violence envers les femmes (25 novembre) pour se terminer le jour de la commémoration des victimes de l’école Polytechnique (Montréal), le 6 décembre (1989).