En souvenir

Sœur Claire Montcalm

"Une lampe sur mes pas, ta Parole, une lumière sur ma route!" (Ps 119, 105)

Le 10 mars 2018, sœur Claire Montcalm,
en religion M.-Marcelle-Josèphe,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 101 ans dont 82 de profession religieuse.
Née à Montréal (Verdun),  Québec,
elle était la 3e des 7 enfants de
Joseph Montcalm et d'Adélina Laberge.

Peu après la naissance de Claire à Montréal, son père s'installe sur une ferme à St-Louis-de-Gonzague. Claire fréquente l'école du rang où enseigne sa cousine qu'elle aimait bien. Après sa 7e année, elle poursuit ses études comme pensionnaire au couvent de St-Louis-de-Gonzague dirigé par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Dès l'obtention de son diplôme supérieur, elle entre au noviciat des SNJM. Elle a 17 ans.

Jeune professe, sœur Marcelle-Josèphe enseigne, en sept ans, de la 1re à la 7e année du cours primaire. Puis, pendant 22 ans, elle est professeur d'art culinaire au niveau du cours secondaire de la 8e à la 12e année. Elle s'intéresse aux sciences naturelles, à la géographie, elle est responsable de Cercles de Jeunes naturalistes. Sœur Claire s'adapte facilement, elle aime les expériences nouvelles, très habile, elle sait tout faire. Elle aime apprendre et poursuit des études universitaires tout en enseignant. À 98 ans, elle confie: "J'ai tellement changé d'ouvrages et de places souvent!" De fait, elle a vécu dans vingt-huit des résidences de la communauté: c'est un vrai record!

Lorsqu'elle quitte l'enseignement, elle va vivre un an à Churchill, au Manitoba, elle en profite pour prendre ses vacances dans les Territoires du Nord-Ouest. De retour au Québec, après un an de ressourcement doctrinal, elle s'investit en paroisse, s'occupe de comptabilité, de la pastorale des sacrements, de la sacristie, travaille auprès des sidéens et des vieillards, visite des malades, cuisine pour des pasteurs de paroisse, est réceptionniste, rend des services communautaires divers.

"Femme très autonome, on la voit prendre les autobus pour aller partout où il y a du bien à faire et ce moyen de transport favorise les contacts car elle parle avec les gens qui lui racontent leur vécu. Partout, elle se fait des amis."

À 95 ans, elle se retire à la Maison Jésus-Marie. Beau temps, mauvais temps, elle demeure fidèle à sa marche quotidienne ; même la veille de sa mort, elle demandera à sortir pour prendre l'air, une infirmière l'accompagnera. Lorsqu'on lui parle de sa santé, elle réplique: "Je vais avoir 100 ans: est-ce que je peux me plaindre?!" Tout le monde sait pourtant qu’elle cultive des trucs-santé, par exemple les traitements à l'argile. Fidèle à elle-même, elle visite des compagnes alitées, elle garde contact avec d'anciennes élèves et, bien évidemment avec les nombreux membres de sa famille.  Bonne vivante, elle résume: "Là où il y avait des besoins, j'y allais. La vie n'a pas toujours été rose, mais j'ai vécu de belles choses".

Et c'est ainsi que sœur Claire, femme de disponibilité, est partie à 101 ans, habiter la demeure éternelle!

Sœur Gilberte Brien

"Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait." (Mt 25, 40)

Le 8 mars 2018, sœur Gilberte Brien,
en religion M.-Élie-de-Carmel,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 94 ans dont 62 de profession religieuse.
Née à St-Roch-de-l'Achigan, elle était la 9e des 14 enfants
d'Azarie Brien et de Rose-de-Lima Poitras.

Des huit enfants nés avant Gilberte, il n'en restait que cinq au moment de sa naissance, les trois autres étant décédés très tôt. Gilberte a 7 ans au décès de son père âgé de 49 ans. Elle suit, au couvent de l'Épiphanie, chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, le cours de l'Institut qu’elle termine à 17 ans. Elle se consacre à l’enseignement puis travaille en comptabilité à la Caisse populaire. A 29 ans, elle envoie une demande pour devenir SNJM.

Dès novice missionnaire, sœur Élie-du-Carmel est nommée à Côteau-Station pour enseigner en 8e et 9e années. Après sa profession religieuse, elle a à Valleyfield, pendant 3 ans, une classe de 6e année au primaire. Elle revient à la maison mère pour 3 autres années de formation: juniorat et scolasticat. Lorsqu'elle retourne à l'enseignement, ce sera pour les classes de 8e, 9e années, de même qu’en 6e année avec l'enfance exceptionnelle, à Longueuil, Maskinongé, Beauharnois, St-Chrysostome et Montréal. Elle s'oriente finalement vers l'enseignement au cours primaire en français et en arts plastiques dans des écoles de la Commission scolaire de Montréal.

"Sœur Gilberte a enseigné durant vingt-sept ans, de la pré-maternelle au secondaire sans oublier les arts plastiques. Elle s'est donnée corps et âme à l'instruction et à l'éducation de la jeunesse avec dévouement, esprit d'initiative et créativité."

À 60 ans, sœur Gilberte entreprend un nouveau service comme aide au secrétariat provincial, elle s’y dévouera pendant 10 années. Avant d’être nommée à la résidence Ste-Émélie, elle faisait partie du groupe communautaire de la résidence Rouen, et cela depuis 19 ans. Pendant près de 20 ans, elle saura, dans cette nouvelle maison, se rendre utile en aidant à l'économat local et en rendant des services communautaires.

"Sœur Gilberte avait un français impeccable; souvent elle rendait le service de la vérification des textes, même d'une thèse de doctorat." "Habile de ses doigts, sœur Gilberte rendait de multiples services; combien de lavettes de vaisselle a-t-elle confectionnées?" "Elle a témoigné d'une vie laborieuse et engagée."

À regret, à 90 ans, sœur Gilberte doit accepter la nomination pour l'infirmerie de la Maison Jésus-Marie. Son tour est venu de recevoir des soins! Vaillante, elle aurait voulu servir encore.

Que le Seigneur soit béni pour la vie de sœur Gilberte teintée d'un sens apprécié de l'humour!

 

Sœur Rollande Latour

"Restez en tenue de service, gardez vos lampes allumées.
Heureux les serviteurs que le maître à son arrivée trouvera en train de veiller." (Lc 12,35-37)

Le 27 février 2018, sœur Rollande Latour,
en religion M.-Marcel-Armand,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 84 ans dont 65 de profession religieuse.
Née à New-Glasgow, Québec, elle était la 15e des 16 enfants
de François-Xavier Latour et de Florida Brière.

Rollande grandit sur la ferme de ses parents, dans une famille laborieuse et heureuse : on y dit la prière en famille et le chapelet, on y prie saint Joseph. Le soir, les voisins viennent veiller: jeux de cartes, danses, chansons font la joie de tout le monde. A l'école du rang, Rollande obtient le certificat de 7e année. Elle a 12 ans  quand son père décède, il lui faudra alors cesser l'école. Une sœur des Saints Noms de Jésus et de Marie, de passage dans son village, lui offre de l'amener au Pensionnat d'Hochelaga où elle pourrait comme Oiseau bleu aider à de menus tâches et poursuivre une instruction de base. Rollande y vivra pendant un an.

À son retour à la maison, elle aide ses belles-sœurs de temps à autre, elle travaille dans une usine de mise en conserves afin de gagner un peu d'argent. Intérieurement, elle pense à la vie religieuse, elle n'aime pas l'étude mais se plaît dans les travaux manuels. À 15 ans, elle est fréquentée par un garçon sérieux. "Elle lui avoue "tout de go" qu'elle se fera religieuse un jour et raconte le fait à une SNJM qui lui aide à faire les démarches nécessaires."

Elle a 16 ans lorsqu'elle entre au noviciat. Elle veut sauver des âmes en offrant son travail et sa prière. Habituée à une famille nombreuse, la vie communautaire lui paraît facile. Après les années de formation, elle commence sa vie religieuse comme ”réfectorière" et cuisinière dans nos pensionnats Mont-Royal et Sainte-Émélie.

Elle est ensuite assignée "définitivement" comme aide infirmière aux soins des sœurs malades à la maison mère. Pendant 46 ans, elle s’y dévoue avec délicatesse et attention, de jour ou de nuit, particulièrement au 1er étage. Elle accompagne les sœurs mourantes d'une présence priante et compatissante. Au 4e Est, elle est animatrice des malades, le temps d'un mandat de 3 ans. Sa présence est celle d'une animatrice vigilante et très efficace de par sa bonté, son amour et sa charité authentique à l'égard de chacune

"Sœur Rollande ne comptait ni son temps, ni sa peine, ni ses fatigues; elle n'écoutait que son grand cœur. Par son accueil chaleureux, par son écoute attentive, par ses délicatesses de toutes sortes, elle savait panser les blessures tant physiques que morales. Elle fut une compagne fraternelle, aimante et sympathique, avec qui il faisait bon vivre. Elle a travaillé sans bruit, en donnant le meilleur d'elle-même jusqu'au bout de ses forces."

Lors de la fermeture de la maison mère, sœur Rollande vit pendant 5 ans à la résidence Cartierville, puis, pendant 5 autres années, à la résidence Ste-Émélie. Elle rend des services communautaires: réceptionniste, remplaçante de l'infirmière au besoin, ministère de la prière. En 2015, elle est accueillie à la Maison Jésus-Marie, donnant surtout son temps à la présence du Seigneur. Sœur Rollande rencontre maintenant Celui qu'elle a si bien servi dans les autres.

Sœur Louise Rolland

"Quiconque vous accueille m'accueille; quiconque m'accueille, accueille celui qui m'a envoyé" (Mt 10, 40).

Le 23 février 2018, sœur Louise Rolland,
en religion M.-Madeleine-Yvonne,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 93 ans dont 72 de profession religieuse.
Née à Montréal, Québec, elle était la 3e des trois enfants
d'Ernest Rolland et d'Yvonne Racine.

Louise grandit à Montréal, dans la paroisse St-Pierre-Claver. Elle fréquente l'école de sa paroisse puis celle des Saints-Anges dans la paroisse voisine, deux écoles dirigées par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Son cours primaire se termine; à la maison, Louise vit le décès de sa mère, elle a 13 ans. Pour poursuivre ses études, elle entre comme pensionnaire au Pensionnat d'Hochelaga et y obtient après 5 ans, le diplôme commercial de l'Institut. Depuis 2 ans, Louise sent l'appel à la vie religieuse, chez les SNJM. Elle est acceptée au noviciat, elle a 19 ans.

À la prise d'habit, Louise reçoit le nom de sœur M.-Madeleine-Yvonne. Sa première carrière, comme enseignante des jeunes du 2e cycle du cours primaire, 3e, 4e et 5e années dure 30 ans. Elle laisse sa marque principalement à Longueuil, à l'école Ste-Rose puis au Pensionnat de Longueuil et à Beauharnois, aux écoles Notre-Dame et Saint-Paul. Elle anime le mouvement de la Croisade Eucharistique auprès des élèves de l'école, "développe chez les enfants le sens des responsabilités et de l'engagement". Elle fait aussi office de sacristine.

En 1976, sœur Louise doit laisser l'enseignement; elle est requise au service financier de la maison mère puis du Québec. Elle réside maintenant à la maison mère faisant partie du groupe "Ma Maison". Pendant 30 ans, sœur Louise remplit avec fidélité, courtoisie, gentillesse les services liés à son travail. Souriante et calme, "elle sait mettre les gens à l'aise et résoudre des problèmes apparemment insolubles".

Lors de la fermeture de la maison mère, sœur Louise passe un an avec un groupe communautaire à la résidence Cartierville avant d'être accueillie à la Maison Jésus-Marie. C'est le temps de services communautaires adaptés à ses limites physiques et de plus en plus au ministère de la prière. Dans le calme, elle accueillera la dernière visite du Seigneur à qui elle a voué sa vie.

"Sœur Louise s'est toujours engagée avec générosité selon ses possibilités."

Sœur Rita St-Onge

"Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien." (Ps 22, 1)

Le 22 février 2018, sœur Rita St-Onge,
en religion M.-Louis-Émile,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 98 ans dont 77 de profession religieuse.
Née à Ville des Laurentides (St-Lin), Québec, elle était la 4e des 5 enfants
de Louis St-Onge et de Marie-Louise Pichette.

Les parents de sœur Rita étaient profondément chrétiens. Aux yeux de leur fille, ils étaient des saints. Ils ont perdu trois de leurs enfants en bas âge et comme la maman était très faible de santé, Rita, dès l'âge de 3½-4 ans a été placée à l'orphelinat chez les Soeurs de la Providence, où son père travaillait. C'est là qu'elle commence sa scolarité, puis elle poursuit au pensionnat des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, à St-Lin, jusqu'à ses 18 ans. Tous les soirs, Rita va souper à la maison, ce qui lui permet de développer une bonne amitié avec son unique frère aîné, Paul-Émile, qui l'initie au tennis, aux dames, aux échecs et même au "base-ball". Avant de retourner au couvent pour le coucher, Rita récite en famille prière du soir et chapelet.

À 18 ans, Rita entre au noviciat chez les SNJM. "Je le voulais tellement, j'ai donné le coup. Rien ne m'empêcherait d'avancer. J'avais décidé de me donner sans compter. On me disait tenace et débrouillarde et je les crois."

Toute sa vie d'enseignante, près de 30 ans, sœur Louis-Émile se dévoue en première année du cours primaire, garçons et filles. Quelques fois on lui ajoute les classes de 2e et 3e années. Elle est aussi responsable du chant et de la sacristie. Sa plus grande joie? "Préparer les petits aux sacrements du pardon, de la Communion et de la confirmation". En dehors de l'école, sœur Louis-Émile répond aux besoins d'aide de ses compagnes: réparation de menus objets, couture, repassage, voir au chauffage, accompagner les ouvriers et apprendre d'eux. St-Josaphat, Boucher-de-la-Bruère, St-Jean-de-Matha, L'Épiphanie, Charlemagne, Valois, Howick la voient à l'œuvre. "Partout où je suis passée, j'ai beaucoup travaillé en dehors de la classe, surtout à Charlemagne où j'ai été 11 ans. Me donner sans compter, m'user au service du Seigneur." Tel est le leitmotiv qui anime sœur Rita.

En 1967, sœur Rita arrive  à la maison mère. Elle s'y dévoue trente-huit ans comme chauffeure, chargée aussi de planifier le service de voiturage. Disponibilité, compétence, exactitude la caractérisent. Dans ses temps libres, elle adore tricoter pour les enfants et au profit des pauvres. L'image de la brebis portée par le Bon Pasteur nourrit sa relation à Dieu, dont elle goûte la tendresse. Avec la fermeture de la maison mère, sœur Rita vient enrichir le personnel de la résidence Marie-Rose-Durocher: elle s'insère avec facilité dans le groupe communautaire, témoignant discrètement de l'authenticité de son don au Seigneur: tricot, lectures, temps de prière, parties de cartes et distribution du courrier… A 94 ans, encore très lucide, elle est accueillie à l'infirmerie de Longueuil.

"Il faut toute une pratique de l'abandon pour parvenir, au dernier instant, à remettre paisiblement son souffle entre les mains du Père. L'abandon ne s'improvise pas: il couronne une vie d'offrande de soi. C'est par une répétition d'actes de confiance que l'on enracine en son cœur cette solide vertu qui permet de s'écouler en Dieu." Sœur Rita est entrée chez Dieu à 98 ans.

Sœur Gisèle Daoust

"Viens, tu comptes pour moi, tu as du prix à mes yeux et je t'aime". (Is 43, 4)

Le  26 janvier 2018, sœur Gisèle Daoust,
en religion M.-Pierre-de-la-Merci,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 89 ans dont 62 de profession religieuse.
Née à Howick, Québec,
elle était la 3e des 5 enfants
d'Elzéar Daoust et de Rose-Alma Parent.

A cinq ans, Gisèle demande à sa mère: "Est-ce que je serai religieuse quand je serai grande?" Elle a déjà cinq tantes religieuses SNJM: deux sœurs de son père et trois sœurs de sa mère. Les parents sont vaillants, croyants engagés. Le père s'implique dans la paroisse, il est le "bras droit" du curé; il s'implique aussi au niveau de sa profession: il participe avec succès aux divers concours agricoles. «En faisant le "tour de la terre" avec papa, devant les blés mûrs, j'ai songé à devenir missionnaire chez les MIC (sœurs Missionnaires de l'Immaculée Conception)", elle joindra cette Congrégation  en 1950, pour en ressortir trois ans plus tard.

Gisèle a 6 ans lorsque le feu rase tous les bâtiments de la ferme familiale, mais le feu s'arrête à leur maison; quand son père jette une relique de Mère Marie-Rose dans le brasier, le vent change de direction et se dirige vers les champs, libres de toute construction.

Au foyer, elle apprend le respect du prêtre et la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus. A chaque mois, à défaut de se rendre à l'église, la famille fait l'adoration nocturne à la maison, de deux heures à trois heures du matin.

Gisèle fréquente l'école rurale jusqu'à sa 7e année du primaire puis le couvent de Ste-Martine avant d'aller à l'École normale de Valleyfield. "A ma sortie, très fière de mon diplôme supérieur, j'ai enseigné pendant 1½ an au Village St-Pierre, desserte de notre paroisse. Tel que prévu, je suis entrée à Pont-Viau en février 1950. De mon noviciat chez les M.I.C., je ne veux retenir que les grâces reçues au cours de ces trois ans: heures d'adoration, récitation nocturne du rosaire, etc. Avec le recul, je le reconnais, ce fut une grâce!"

En 1953, revenue à la maison, Gisèle enseigne pendant deux années, sûre de son appel à la vie religieuse, elle entre chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Elle y retrouve sa sœur Claire, entrée avant elle. De sa vie religieuse, elle résume: "Je me suis épanouie dans l'enseignement. J'ai aimé la vie, ma famille, la communauté, mes élèves."

Sœur Pierre-de-la-Merci vit heureuse et reconnaissante pour ses 30 années d'enseignement auprès des jeunes, particulièrement du cours secondaire où elle est spécialisée en français, pour son engagement dans le catéchuménat avec les personnes qui se préparent au baptême et au service de l'Administration générale dans la traduction de l'anglais au français pendant près de 20 ans.

 Dans sa relation aux autres, sœur Gisèle est accueillante, chaleureuse, paisible; elle rend facilement service. Fière de sa langue française, elle s'ingénie à développer chez les jeunes, le goût du beau et du travail bien fait. Facilement distraite, elle reçoit avec humour les résultats de ses manques d'attention. Même malade, elle continue de s'intéresser à la lecture des journaux.

Sœur Gisèle vit ses six dernières années à l'infirmerie, s'adonnant au ministère de la prière: les psaumes et l'Eucharistie nourrissent sa faim de Dieu. Progressivement, la conscience la quittant, elle s'en va vers le Dieu de son amour.

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