En souvenir

Sœur Jeannine Cornellier

"Je suis venu pour servir et donner ma vie en partage" (Matt. 20, 28)

Le 1er janvier 2019, sœur Jeannine Cornellier,
en religion, M.-Yolande-Marguerite,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 88 ans dont 68 de profession religieuse.
Née à Montréal, Québec, elle appartient à une famille de 11 enfants
dont 6 morts en bas âge, en sorte qu'elle est la 2e des 5 enfants vivants de
Charles-Auguste Cornellier et  d'Aline Gravel.

Jeannine commence ses études primaires à l'école St-Clément de Viauville à Montréal puis à Repentigny. Le Pensionnat de l'Épiphanie la reçoit pour ses études secondaires et l'école ménagère moyenne. Membre ardent de la JEC (Jeunesse étudiante catholique), elle s'occupe de "santé-loisir", participe à ses grands rassemblements à Joliette et à Montréal. La messe quotidienne, même pendant les vacances, fait partie de son quotidien. A la maison, elle aide sa maman. Depuis l'âge de 15 ans, Jeannine est attirée à partager la vie de ses professeurs, les sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie; une retraite avec le Cardinal Paul-Émile Léger la confirme dans son désir.

Elle a 17 ans à son entrée au noviciat des SNJM. A la prise d'habit, elle reçoit le nom de M.-Yolande-Marguerite, hommage à ses deux sœurs cadettes. Elle caractérise ses six premières années d'enseignement aux écoles Cherrier et Saint-Anselme de: "Belle expérience avec  les jeunes de 2e, 3e et 6e années". Suivent des années d'études et de spécialisation en diététique. Avec enthousiasme, elle partage ses connaissances en diététique à l'Institut de Pédagogie familiale pendant 5 ans puis à la faculté de médecine de l'Université de Montréal, durant 5 autres années. Pendant 25 ans, sœur Jeannine est professeur à l'Institut du Tourisme et d'Hôtellerie du Québec qui, pour 4 ans, la délègue à diriger l'organisation des services pédagogiques du Lycée professionnel hôtelier d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, Afrique. Un rêve de jeunesse qui se réalise! De retour au Québec, elle poursuit son travail comme conseillère pédagogique. À la maison mère des SNJM, elle est responsable des cuisines, diététiste professionnelle pour la congrégation. Elle assume aussi, avec élan et dynamisme, des services d'autorité: membre de chapitres général et provinciaux, animatrice de communautés. De plus, elle rend de fréquents services en conduite automobile.

"À sa retraite, - et cela pendant 30 ans - sœur Jeannine s'est engagée dans l'Association des religieuses pour les droits des femmes (ARDF). Son ouverture à l'universel la rendait sensible aux besoins du monde d'aujourd'hui." Communication ARDF témoigne: "Nous voulons rendre grâce pour son enthousiasme, son intarissable et infatigable détermination pour donner corps aux appels qui rejoignaient son cœur, notamment pour la cause des femmes afin qu'adviennent pour elles justice et dignité."

Sœur Jeannine, qui s’est déplacée en chaise motorisée durant quelques jours, est morte rapidement, à bout de souffle. Toute sa vie, elle a été fidèle à sa conviction profonde: "Je suis entrée en communauté pour donner et ne jamais attendre de retour. Nous sommes à Dieu, mais pour les autres. Quel bonheur de pouvoir vivre profondément notre idéal et jusqu'au bout. Tout donné pour nos Sœurs."

Sœur Claire Giroux

"Le Seigneur a fait pour moi des merveilles" (Luc 1, 48)

Le 19 décembre 2018, sœur Claire Giroux,
en religion M.-Claire-de-la Croix,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 89 ans dont 62 de profession religieuse.
Née à Saint-Michel de Napierville, Québec,
elle était la 2e des 5 enfants
d'Émilien Giroux et de Gertrude Perras.

Claire grandit heureuse dans sa famille. Elle apprécie les produits de leur ferme et, le dimanche, elle goûte les ballades familiales en auto pour admirer la nature. "J'avais de bons parents pieux. Nous récitions le chapelet en famille le soir chez-nous. Il fallait bien se tenir à genoux. Domiciliés à proximité de l'église, la messe nous réunissait tous les dimanches et parfois en semaine. Il y avait toujours une part de notre vie réservée au Seigneur". Solide travailleuse, elle est le bras droit de son père. Elle étudie chez les sœurs de Sainte-Anne à St-Michel puis à St-Rémi où elle obtient son certificat de 11e année à 17 ans. Au sujet de sa vocation, sœur Claire raconte:

"J'étais touchée à chacune des fois que ma tante maternelle, sœur David-Marie, venait nous visiter, accompagnée de sa cousine sœur Agathe-de-la-Croix. J'avais six ans lorsque ma tante me dit à l'oreille: "Est-ce que tu vas faire une sœur comme ma tante?" L'idée a fait son chemin. J'ai connu le monde, j'avais un bon petit ami que j'ai dû laisser car le bon Dieu m'a parlé  plus fort." Et elle conclut, après 50 ans de vie religieuse: "Je n'ai jamais regretté mon choix."
 
A 24 ans, Claire entre chez les sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Sœur Claire-de-la-Croix fait carrière dans l'enseignement pendant près de 40 ans, dont 25 ans à la polyvalente Jeanne-Mance, sans un seul jour accordé à la maladie. Elle y retrouve la "société  des nations", "élèves réceptifs qui m'aimaient beaucoup. C'était réciproque." Comme son père, elle sait assaisonner ses relations d'une pointe d'humour; elle sait aussi s'exprimer avec clarté, sans ambages.

Lorsqu'elle quitte l'enseignement à 65 ans, sœur Claire exerce déjà un bénévolat depuis 20 ans comme secrétaire-comptable pour la revue Appoint; elle le poursuivra encore pendant 25 ans. Dans la Congrégation, sœur Claire apporte son aide au secrétariat de la province de Ville-Marie et est d'une grande disponibilité comme chauffeure de ses consœurs, surtout à la maison mère.

Discrète sur son expérience spirituelle, sœur Claire confie: "Le Seigneur m'a comblée. J'ai cheminé avec le Seigneur." "Dans ma vie religieuse, j'aimais la vie de prière, les Eucharisties. J'étais heureuse dans la paix du Seigneur. Mais, je n'aime pas mettre mon entourage au courant de ma vie intime avec le Seigneur: je ne veux pas passer pour une "sainte" avant le temps. Je laisse la surprise pour là-haut!"

Après quelques années à l'infirmerie, sœur Claire ouvre maintenant les yeux sur le Seigneur auquel elle a cru profondément.

Sœur Gisèle Marcil

"Viens, suis-moi" (Luc 18, 22)

Le 17 novembre 2018, sœur Gisèle Marcil,
en religion M.-Jean-Claude,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 92 ans dont 64 de profession religieuse.
Née à Montréal, Québec, elle était la 4e des 5 enfants
de Rosario Marcil et de Lucrèce Raymond.

Gisèle grandit à Montréal, dans une famille modeste, riche de foi et d'amour. Elle décrit le climat familial comme "aéré, ouvert aux beautés de la nature et aux richesses de l'au-delà." Après ses études primaires à l'école Baril, elle fréquente le Pensionnat Ste-Émélie, dirigés par les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, puis, elle demeure six ans à la maison, aidant sa mère et participant à différents mouvements: J.I.C. (Jeunesse indépendante catholique), cercle d'études, et autres.

À 25 ans, Gisèle entre au noviciat des SNJM où sa sœur aînée, Thérèse, est déjà professe.  A sa prise d'habit, elle reçoit le nom de sœur Jean-Claude, du nom de ses frères. Pendant 35 ans  elle enseigne aux petits des classes primaires de nos pensionnats de St-Lambert, Anastase Forget, Mont Jésus-Marie, couvent de Longueuil et à l'école Lajeunesse de Ville Lemoyne. Elle aime les enfants et leur donne le meilleur d'elle-même.

À partir de 65 ans, sœur Gisèle, résidant à la maison mère, est responsable de groupe et aide à la clinique médicale. Lorsque sa sœur aînée est alitée à l'infirmerie, sœur Gisèle lui assure une présence assidue. A partir de 2009, retirée à la maison Jésus-Marie, elle consacre son temps à des services communautaires et à la prière. Progressivement elle accueille les soins que son état nécessite, exprimant avec facilité sa reconnaissance pour les moindres services reçus.

"Sœur Gisèle appréciait ses élèves et les personnes de son entourage. Elle restait attachée à ses liens familiaux et savait porter dans sa prière les intentions de chacun." "Pour elle la vie religieuse était un privilège; le "Viens, suis-moi" du Christ, appel renouvelé et persistant, suscitait son action de grâce."

Dans le face à face avec son Seigneur, sœur Gisèle peut maintenant exprimer directement le merci de sa vie!

Sœur Gisèle Lalande

"Je suis pleine de reconnaissance, envers Jésus-Christ notre Seigneur, qui m'a jugée digne de confiance, en me prenant à son service" (1Tim 12)


Le 11 novembre 2018, soeur Gisèle Lalande,
 en religion M.-Jeanne-Céline,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 89 ans dont 65 de profession religieuse.
Née à Piedmont, Québec, elle était l'aînée des 4 enfants
d'Achille Lalande et Céline Jacques.

Gisèle commence l'école à St-Sauveur, c'est là qu'elle connaît les sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. Elle poursuit à l'École normale de St-Jérôme, avec les sœurs de Sainte-Anne et enseigne un an à Christieville, dans les Laurentides. A 22 ans, elle entre au noviciat des SNJM.

Sous le nom de soeur Jeanne-Céline, sœur Gisèle commence une longue carrière dans l'enseignement. Pendant 45 ans dont 35 au Collège Durocher de Saint-Lambert, elle dépense son dynamisme à l'éducation des jeunes, particulièrement par les mathématiques et l'audio-visuel.
Femme de vision, sœur Gisèle partage: " Par les cours dispensés à l'école normale, au cegep et par les multiples activités, les jeunes ont pu développer leur potentiel et se perfectionner de jour en jour afin de collaborer, par leur travail, à l'œuvre immense de la création et ainsi devenir dans la société des citoyens et citoyennes à part entière."

À l'âge de la retraite, sœur Gisèle demeure active et efficace, en service auprès des personnes âgées, vice-présidente au Conseil d'administration du Collège Durocher, animatrice adjointe à l'unité prothétique de l'infirmerie de la Maison Jésus-Marie, photographe d'activités communautaires, membre du comité de financement et de la gouvernance au Collège Durocher, comité des loisirs à la Maison Jésus-Marie et à la province religieuse. On peut compter vraiment sur sœur Gisèle: ce qu'elle fait est bien fait, avec diligence et soin, amabilité et chaleur humaine. Jusqu'à la fin, elle demeure en service. Dans la maladie qui la terrasse le 25 octobre 2018, elle ne prend qu'une dizaine de jours pour boucler sa vie, laissant sa famille, ses consoeurs et ses ami-e-s dans la consternation!

"Témoignage d'une vie bien remplie, riche en œuvres diversifiées et sources de vie; sœur Gisèle était toujours là où il y avait un besoin à combler. Ces années portent l'empreinte de la bonté, d'une grande générosité, d'un amour imprégné de délicatesse à l'égard des autres et d'une fidélité sans faille dans ses amitiés."

" Le Seigneur a dû se reconnaître en elle!"

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