Prières et réflexions

Prière pour la Journée de la Terre – le 22 avril 2017

(Adaptation d’un texte d’un auteur inconnu)

Dieu vit tout ce qu’il avait fait. Voilà, c’était très bon.

Gn 1 : 31

Nous n’existons pas en dehors de la nature

ni au-dessus de la nature

ni indépendants de la nature;

nous sommes simplement la partie la plus vulnérable de la nature.                                                   Joan Chittister

 

Prière

Dieu, Esprit Saint, ton souffle donne vie à toute la création

et ta voix, nous l’entendons dans la douce brise.

Viens à nous, viens parmi nous.

Nous voulons t’entendre à travers ta création.

 

Des leçons de la création (Une prière Ute)

Terre-Mère, enseigne-nous la liberté

de l’aigle qui monte en flèche aux cieux.

Terre-Mère, enseigne-nous la régénération

comme la graine qui pousse au printemps.

Terre-Mère, enseigne-nous à nous décentrer

comme une neige fondante oublie sa vie.

Terre-Mère, enseigne-nous la bonté

comme la pluie qui tombe sur des champs secs.

  

Prière d’introduction à la Parole de Dieu

Ouvre nos cœurs et nos esprits Seigneur, afin que nous puissions entendre et transformer en action ta sainte parole.

 

Sagesse 11, 24-12, 1

Tu aimes tous les êtres et ne détestes aucune de tes œuvres : aurais-tu haï l’une d’elles, tu ne l’aurais pas créée. Et comment un être quelconque aurait-il subsisté si toi, tu ne l’avais voulu, ou aurait-il été conservé sans avoir été appelé par toi. Tu les épargnes tous, car ils sont à toi, Maître qui aimes la vie, et ton esprit incorruptible est dans tous les êtres.

 

Mathieu 6, 26 et Luc 12, 6

Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent point dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit !

Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Pourtant pas un d’entre eux n’est oublié de Dieu.

Réflexion

Nous sommes appelées à nous voir et à voir chaque personne comme un vase d’argile qui recèle la présence de Dieu et qui apporte au monde les dons de Dieu. Nous sommes conscientes que le monde, et tout ce qui habite au-dessus, autour et au milieu de ce monde, est également un vase d’argile, tout naturellement vulnérable, et a besoin de notre tendre attention et de notre soutien.    Puisse notre cœur s’ajuster à celui de Dieu  afin que nous respections et vivions en harmonie et en interdépendance avec toute la création.

 

Partage : à partir des textes ci-haut ou des gestes que je suis prête à poser pour sauvegarder la création.

 

Une prière de guérison

Réponse: Nous nous joignons à la Terre- Mère et à toute la création.

Pour apporter une nouvelle vie à la terre

Pour restaurer les eaux

Pour rafraîchir l’air.             R.

Pour renouveler les forêts

Pour prendre soin des plantes

Pour protéger les créatures.         R.

Pour célébrer les mers

Pour se réjouir de la lumière du soleil

Pour chanter le chant des étoiles.           R.

Pour rappeler notre destin

Pour renouveler nos esprits

Pour revigorer nos corps.              R.

Pour créer la communauté humaine

Pour promouvoir la justice et la paix

Pour prendre conscience des enfants.               R.

La grâce de la création nous comble.

Nous sommes reconnaissantes.

Nous nous réjouissons de toute vie.

 

Chant : Hymne à la beauté de la terre (Luc Plamondon) ou Psaume de la création ou Planète bleue (Robert Lebel) à votre choix.

 

©Peter Williams/WCC

SEMAINE 7 - Le certificat Communauté bleue : la réponse des Églises en faveur du droit à l'eau

Par le Dr Isabel Apawo Phiri

De nationalité malawienne, le Dr Isabel Apawo Phiri a occupé plusieurs fonctions au sein de l'Université du KwaZulu-Natal, dans la ville sud-africaine de Pietermaritzburg. Outre le fait qu’elle a enseigné la théologie africaine à la School of Religion, Philosophy and Classics, dont elle en était la doyenne et directrice, elle a dirigé le Centre for Constructive Theology. Elle est secrétaire générale adjointe du COE et responsable du département Témoignage public et diaconie dudit COE.

Cette réflexion est l'occasion pour elle de définir le concept de « Communauté bleue » et d'expliquer pourquoi le secteur de l'eau en bouteille constitue un obstacle au droit à l'eau. Elle nous fait également vivre l'aventure entreprise par le COE pour devenir une Communauté bleue au travers de l'une de ses initiatives œcuméniques, le ROE.

Introduction

Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n'a pas d'argent ! Venez, achetez et mangez ! Venez, achetez [...] sans argent, sans rien payer. (Ésaïe 55:1)

Au cours des dernières années, j'ai eu l'occasion de représenter le Conseil œcuménique des Églises (COE) et ainsi d'accompagner le Réseau œcuménique de l'eau (ROE) dans ses efforts pour inciter les églises membres du COE à devenir une Communauté bleue. Le 25 octobre 2016, le COE est devenu une Communauté bleue lors d'un événement public que j'ai présidé au Centre œcuménique de Genève. Le Dr Maude Barlow, du Projet Planète bleue (Canada), a décerné au COE le certificat Communauté bleue. Elle a également inauguré des distributeurs d'eau du robinet en différents endroits du Centre œcuménique.

Permettez-moi de vous rappeler les trois critères fixés pour devenir une Communauté bleue :

  • reconnaître que l'eau est un droit humain ;
  • refuser d'acheter/d'utiliser de l'eau en bouteille là où l'eau du robinet est potable ;
  • promouvoir le financement et la gestion publics des services d'eau potable et d'assainissement.

Conformément à l'engagement du COE en tant que Communauté bleue, nous avons mis à la disposition du personnel et des visiteurs des bouteilles d'eau en verre personnalisées. Ainsi, nous ne favorisons pas l'eau en bouteille dans les locaux du COE, l'eau du robinet étant potable.

Plus tôt en 2015, le Réseau œcuménique de l'eau (ROE) du COE a lancé un appel dans lequel il exhortait les églises membres à cesser de consommer de l'eau en bouteille en Amérique du Nord et en Europe, deux continents où l'eau du robinet est potable. Dans un communiqué, il a ainsi déclaré :

« Le ROE est convaincu que le secteur de l'eau en bouteille fait partie des nombreux obstacles au droit à l'eau. » Il a ensuite énuméré certaines des raisons impérieuses d'éviter de consommer de l'eau en bouteille. Pour n'en citer que quelques-unes :

1)       Dans un objectif de développement, le secteur de l'eau en bouteille est impliqué dans des pratiques d'« accaparement des terres » et d'« accaparement de l'eau », privant ainsi les personnes les plus démunies d'un accès à l'eau potable. À plusieurs reprises, les gouvernements ont fui leurs responsabilités qui consistent à fournir de l'eau potable à ces personnes par le biais de leur système de distribution d'eau, et ce, en raison de l'alternative offerte par l'eau en bouteille. La disponibilité de l'eau en bouteille permet aux élites d'ignorer l'incapacité des gouvernements à fournir les infrastructures nécessaires pour alimenter leurs administrés en eau potable.

2)      L'embouteillage de l'eau est source de gaspillage : en règle générale, un litre d'eau supplémentaire est gaspillé pour chaque litre embouteillé, et il faut trois fois plus d'eau pour fabriquer une bouteille en plastique que pour la remplir.

3)      La production du plastique nécessaire à la fabrication d'une bouteille consomme une quantité importante de combustibles fossiles et génère une pollution de l'air et de l'eau.

4)      L'énergie consommée lors du processus d'embouteillage et de la distribution de l'eau embouteillée est significative ; la production et la distribution d'un litre d'eau en bouteille requièrent 1/4 de litre de pétrole. Conséquence de cela, les émissions de gaz à effet de serre aggravent le changement climatique.

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Billet spirituel – Mars 2017 - Appelées à une spiritualité de l’accueil … accueillir la vie dans sa fragilité

Que veut dire « accueillir la vie dans sa fragilité »? Préférons-nous penser que la vie devrait toujours tendre vers quelque chose « de plus grand et de meilleur »? Voilà quelques-unes des questions soulevées dans ce troisième et dernier billet spirituel, préparé par sœur Beverley Wattling sous le thème « Accueil de la vie fragilisée ».

Pour tenter de répondre à ces questions, sœur Beverley nous entraîne vers les enseignements de la tradition chrétienne en se référant entre autres au Fr. Richard Rohr, O.S.F. Elle rappelle l’existence de nombreuses histoires de vie de personnes connues et moins connues qui « ont utilisé leurs fragilités pour aider les autres et donner un sens à leur propre vie. »

En soulignant qu’accepter nos fragilités est « contraire à la sagesse contemporaine », sœur Beverley conclut son billet avec deux béatitudes dans l’espoir que nous saurons entendre Jésus par leur entremise.

Rappelons que les trois billets spirituels traitent du thème de l’année 2016-17 : La spiritualité de l’accueil.

Récupérer le texte complet en téléchargeant le fichier PDF par le lien ci-dessous.

©ACT/Paul Jeffrey

SEMAINE 6 - L'eau : une source de conflits e un facteur de paix

Par le Révérend Frank Chikane

Directeur général et secrétaire du cabinet de la présidence sud-africaine, le Révérend Frank Chikane a occupé les poste de directeur général du bureau du vice-président Thabo Mbeki et de secrétaire adjoint du cabinet sous la présidence de Nelson Mandela.

Cette réflexion, qui s'appuie sur sa propre histoire et sur le récit biblique des puits d'Isaac, est l'occasion pour lui de montrer comment l'eau peut être à la fois une source de conflits et un facteur de paix. Lorsqu'elle est partagée, l'eau a le potentiel d'instaurer la paix 

Introduction

 

17 Isaac partit de là et campa dans la vallée de Guérar où il s'installa. 18 Isaac creusa de nouveau les puits qu'on avait creusés à l'époque de son père Abraham et que les Philistins avaient comblés après la mort d'Abraham. Il leur donna les noms que son père leur avait donnés. 19Mais lorsque les serviteurs d'Isaac creusèrent encore dans la vallée et y trouvèrent un puits d'eau vive, 20 les bergers de Guérar cherchèrent querelle aux bergers d'Isaac en disant : « L'eau est à nous. » Il appela le puits Esek, parce qu'on s'était disputé avec lui. 21 Ses serviteurs creusèrent un autre puits, au sujet duquel on chercha aussi querelle, et il l'appela Sitna. 22 Il partit de là et creusa un autre puits, pour lequel on ne chercha pas querelle. Il l'appela Rehoboth car, dit-il, « l'Éternel nous a maintenant mis au large et nous prospérerons dans le pays. »

Genèse 26:17-22

Il ne fait aucun doute que Dieu a créé l'univers d'une manière qui rend toute l'humanité non seulement interdépendante, mais dépendante de l'environnement dans lequel nous vivons. Il s'agit de l'écosystème de Dieu que nous ne pouvons pas ignorer. Je l'ai compris à l'époque où j'étais un jeune berger à Bushbuckridge, dans la province sud-africaine de Mpumalanga, d'où est originaire ma famille. Au cœur de ces pâturages, nous savions que l'herbe verte et l'eau étaient essentielles à la survie du bétail, de la même manière qu'il était essentiel pour nous, en tant que bergers, d'avoir de l'eau et de la nourriture dans ces espaces situés loin de chez nous. Pendant que le bétail pouvait boire de l'eau de n'importe quelle source, nous creusions des puits à proximité de la rivière afin de nous alimenter en eau propre et potable. Le fait de collaborer entre bergers issus de différentes familles et de divers endroits nous permettait d'accéder plus facilement à cette ressource.

Parfois pourtant, des conflits survenaient lorsque l'un de nous pensait que la source était la sienne et non une ressource partagée. Dans la Bible, il existe plusieurs exemples d'individus qui se disputent l'eau. L'histoire d'Isaac creusant ses puits ancestraux pour obtenir de l'eau et des communautés locales l'empêchant d'avoir accès à cette ressource en est l'illustration.

Plus tard dans la vie, j'ai réalisé combien nous étions interdépendants de la nature qui nous entoure et combien le comportement et notre gestion des ressources naturelles nous rendent dépendants les uns des autres.

Un autre récit biblique, et plus précisément l'exode des Israélites d'Égypte vers le pays de Canaan, se déroule dans une région désertique ou semi-aride. Au pays des Moabites, l'eau était une denrée rare qui déterminait l'endroit où séjournaient temporairement les Israélites. Cela est devenu une source de conflits entre eux et les Moabites, qui sont leurs cousins ou leurs frères et sœurs. Lors de mon premier séjour en Jordanie, j'ai été frappé par la référence du guide touristique à ses cousins présents de l'autre côté du Jourdain. Lire la suite…

©ACT/Sean Hawkey

SEMAINE 5 - Contenu normatif du droit à l'eau en Afrique

Une réflexion du Dr Rogate Mshana

Économiste de renom, ancien membre du COE, Dr Rogate Mshana travaille en Tanzanie, dans son pays d’origine, à titre de conseiller en justice économique pour le Council for World Mission (Conseil pour la mission mondiale).

Cette réflexion est l'occasion pour lui d'aborder les 5 contenus normatifs du droit à l'eau sur le continent africain. Et d'identifier l'eau comme étant un élément clé pour parvenir à la sécurité alimentaire, à la sécurité sanitaire et à la justice entre les sexes.

Introduction

Jésus dit : « J'ai soif » (Jean 19:28).

De toute évidence, l'Évangile selon Jean nous fait comprendre la nécessité de donner de l'eau à Jésus. Au lieu de cela, le verset 29 indique : « Il y avait là une cruche remplie de vinaigre. On fixa donc une éponge imbibée de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de la bouche de Jésus ». Il s'agissait là d'une question de droit à l'eau.

Aujourd'hui, il convient de soulever les questions majeures suivantes : De quelle manière les États et les régimes africains prennent-ils au sérieux la question de l'approvisionnement en eau potable de leurs populations ? Quel est le montant réel du budget consacré à l'eau en Afrique ?

En tant que besoin de base pour tout être humain et tous les êtres vivants, l'eau est une ressource dont nul ne devrait être privé. Le contenu normatif des droits de l'homme en Afrique est un sujet qui examine brièvement l'accessibilité, le coût abordable, l'acceptabilité, la sécurité et la qualité de l'eau sur le continent africain.

La justice de l'eau en Afrique

L'Afrique subsaharienne, où vivent environ 800 millions de personnes, compte le plus grand nombre de pays touchés par un stress hydrique. Parmi ces personnes, quelque 300 millions vivent dans un environnement confronté à ce type de stress. D'après les conclusions présentées en 2012 lors de la conférence sur les problèmes et enjeux de la rareté de l'eau en Afrique, on estime que d'ici 2030, 75 à 250 millions d'Africains vivront dans des zones à fort stress hydrique. À mesure que les conditions deviennent de plus en plus invivables, ce problème risque de pousser entre 24 et 700 millions de personnes à se déplacer. Alors que les États africains continuent de mettre en œuvre des programmes de développement, il est primordial que leurs budgets de développement accordent la priorité à l'eau. Jusqu'à présent, les investissements dans le domaine de l'eau ne sont toujours pas suffisants. Si aucune mesure d'urgence n'est prise en la matière, nous serons assurément confrontés à une augmentation du nombre de déplacés et de réfugiés en Afrique. Le droit à l'eau devrait également être inscrit dans les constitutions, à l'instar de la Bolivie.

Sécurité hydrique et sécurité alimentaire sont étroitement liées

À l'image de la sécurité alimentaire, nous devrions également parler de la sécurité hydrique afin de veiller à ce que toutes les personnes vivant sur le continent africain aient accès à l'eau potable. L'eau faisant partie du domaine public, les gouvernements africains devraient subventionner cette ressource afin qu'elle soit abordable pour tous.

Au moment où j'écris cet article, de nombreux bovins sont morts en raison de la pénurie d'eau qui touche les zones de pâturage de mon pays, tandis que les plantes se tarissent, menaçant la sécurité alimentaire. L'eau devrait ainsi être la priorité, parce qu'elle constitue l'épine dorsale d'autres secteurs tels que l'agriculture et les industries. Sans eau, la vie meurt. Lire la suite…

©ACT/Paul Jeffrey

SEMAINE 4 - Pourquoi gaspiller l'eau ?

Une réflexion du Professeur Jesse N.K. Mugambi

Membre de l'Académie des sciences du Kenya, décoré de la médaille EBS (Elder of the Order of the Burning Spear), le Professeur Jesse N.K. Mugambi enseigne au département de philosophie et d'études religieuses de l'Université de Nairobi (Kenya). Il est membre du Groupe de travail sur le changement climatique. Il est aussi membre actif du Réseau œcuménique de l'eau du COE.

Cette réflexion est l'occasion pour M. Mugambi d'aborder le thème de la Journée mondiale de l'eau 2017 : les « Eaux usées ». Et de se poser la question suivante : « Pourquoi gaspiller l'eau ? ». Il s'attarde également sur le contexte africain : comment pouvons-nous réduire, réutiliser et recycler l'eau douce que nous consommons ? Pour le Professeur Mugambi, la meilleure façon de gérer notre consommation d'eau consiste à adopter un mode de vie frugal.

Introduction

Le coordinateur du ROE m'a indiqué que cette réflexion serait publiée à peu près au même moment que la Journée mondiale de l'eau (le 22 mars). Aussi ai-je choisi d'axer mon analyse autour du thème de cette année et de poser la question suivante : « Pourquoi gaspiller l'eau ? ». Cette question est chargée de sens.

 

1. L'eau douce ne doit pas être gaspillée

Ici, l'accent est mis sur le verbe « gaspiller ». La question « Pourquoi gaspiller l'eau ? » souligne qu'en tant qu'êtres humains, nous sommes irresponsables lorsque nous utilisons l'eau douce de manière insouciante, c'est-à-dire lorsque nous en consommons plus que ce dont nous avons besoin. Cela fait écho à l'enseignement de Mahatma Gandhi : « Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité ».

Ce thème nous rappelle d'utiliser l'eau douce de manière responsable afin de satisfaire nos besoins de base, et non pour tomber dans le luxe. Naturellement, la définition des besoins et des désirs est relative, et ce, d'une culture à une autre et d'une zone écologique à une autre. Pourtant, le thème reste fondé, indépendamment de la nation, de la culture, de la race, du sexe, de l'âge ou de la religion de chaque être humain.

Le thème de cette année 2017 nous invite tous à être conscients que l'eau douce est essentielle à la vie, et que cette ressource doit être utilisée de façon responsable, en tenant compte du fait que la vie de nombreuses personnes est menacée par un manque d'eau douce. Alors que nous célébrons la Journée mondiale de l'eau 2017, il est important de comprendre que des millions d'individus vivant dans le Sahel (y compris en Afrique de l'Est) n'ont pratiquement pas d'eau pour s'hydrater, et ce, en raison du phénomène climatique La Niña. Comment ces personnes peuvent-elles, en 2017, célébrer la Journée mondiale de l'eau ? Elles prient dans l'attente des prochaines gouttes de pluie qui leur permettront d'étancher leur soif et celle de leur bétail. Pour ces personnes, la Journée mondiale de l'eau 2017 est un jour de prière pour la pluie. Comment voulez-vous qu'elles réduisent, recyclent ou réutilisent une ressource à laquelle elles n'ont pas accès ?

 2. Les eaux usées doivent être traitées et réutilisées à des fins appropriées

Dans la plupart des foyers et des usines, une fois utilisée, l'eau douce se transforme en eaux usées. Elle représente alors un risque plutôt qu'un atout. L'eau douce est très inégalement répartie sur la planète, les régions tempérées et polaires en ayant beaucoup plus que les zones tropicales et équatoriales. L'évaporation est beaucoup plus élevée dans ces dernières. Dans le même temps, les eaux usées domestiques et industrielles sont plus dangereuses dans les régions tropicales que dans les zones écologiques tempérées et arctiques. Pourtant, le coût de traitement des eaux usées est beaucoup plus élevé dans les zones équatoriales et tropicales que dans les régions tempérées et polaires.

Le grand défi est de savoir comment réduire le coût de traitement des eaux usées, en particulier dans les zones équatoriales et tropicales. Les nations et les habitants de ces régions ont les revenus par habitant les plus faibles, mais le coût de réduction, de recyclage et de réutilisation de l'eau le plus élevé. Si le coût de traitement des eaux usées est supérieur au bénéfice que l'on peut en tirer, ces dépenses doivent présenter d'autres justifications. Dans de telles circonstances, la réduction au strict minimum de la consommation d'eau douce constitue une politique prudente.

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Réflexion – ÉCOLOGIE INTÉGRALE

Échanges préparatoires aux prévisions budgétaires 2017-2018

En septembre 2015, à la Conférence des Nations Unies, 193 pays se sont engagés à atteindre dix-sept objectifs de développement durable pour 2030. La situation est critique et il est essentiel que ces objectifs soient réalisés. Comme le Pape François l’affirme dans son encyclique Laudato Si’ : « Les prévisions catastrophiques ne peuvent pas être considérées avec mépris ni ironie.» (161). Les dix-sept objectifs visent non seulement les conditions climatiques extrêmes de notre planète causées par une activité humaine destructrice mais le destin de toute vie sur terre. Ils considèrent également la prospérité, la vie ensemble et la paix pour tous les peuples. Rien ni personne n’est oublié. Les scientifiques, y compris ceux des sciences sociales, sont d’accord pour l’approche intégrée d’une solution, c’est-à-dire d’une solution qui tienne compte de chaque aspect d’une crise globale, une écologie globale doit être promue.

Le Pape François dans son encyclique Laudato Si’ se fait l’écho de ce nouveau paradigme d’une écologie intégrale pour une action juste. Toutefois, si l’écologie intégrale reconnue par le Pape François le confirme allié des environnementalistes dans leur combat contre l’exploitation de la terre, elle appelle aussi à la louange du Dieu créateur et à la dignité de la personne humaine.

« Mais aujourd’hui, nous ne pouvons nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres. » (49)

« Tout est lié, et, comme êtres humains, nous sommes tous unis comme des frères et des sœurs dans un merveilleux pèlerinage, entrelacés par l’amour que Dieu porte à chacune de ses créatures et qui nous unit aussi, avec une tendre affection, à frère soleil, à sœur lune, à sœur rivière et à mère terre. » (92)

Le Pape François nous rappelle aussi : « Sainte Thérèse de Lisieux nous invite à pratiquer la petite voie de l’amour, à ne pas perdre l’occasion d’un mot aimable, d’un sourire, de n’importe quel petit geste qui sème paix et amitié. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. » (230)

Les Actes du 34e Chapitre général donnent plusieurs exemples concrets d’écologie intégrale dans nos vies relationnelles quotidiennes, par exemple, au sujet de l’eau (page 10). Ils nous encouragent également à nous engager à réduire notre niveau de consommation, à plaider et à agir pour contrer la déshumanisation des êtres humains et des communautés et à travailler à une répartition plus équitable des ressources afin d’assurer la survie de la Terre, notre maison commune (page 5).

Questions pour réflexion -  échanges

  1. Qu’est-ce qui me touche dans ce texte? Quels sont les appels que j’entends?
  2. Concrètement, comment démontrer dans nos vies notre engagement à réaliser ce nouvel ordre du monde?
  3. Dans la préparation de nos budgets, quelles actions choisissons-nous pour diminuer notre consommation?

« J’ai placé devant vous la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisissez la vie. »  

(Dt 30,19) 

Sites Web sur l’écologie intégrale :  

http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/encyclicals/documents/papa-francesco_20150524_enciclica-laudato-si.html

 http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/446196/l-ecologie-integrale-commence-par-une-ecologie-de-l-esprit

 http://www.eglisesvertes.ca/education-2/213-campagnes-de-sensibilisation

 

Hymne de saint François d’Assise

« Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,

spécialement messire frère soleil, qui est le jour, et par lui tu nous illumines.

Et il est beau et rayonnant avec grande splendeur, de Toi, Très Haut, il porte le signe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur lune et les étoiles,

dans le ciel tu les as formées, claires,  précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent, et pour l’air et le nuage et le ciel serein

et tous les temps, par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur eau, qui est très utile et humble, et précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu, par lequel tu illumines la nuit,

et il est beau et joyeux et robuste et fort».  Laudato Si’  (64)

 

Réflexion préparée par Mme Dorothy Guha, personne associée

    

Une prière irlandaise

Pour mon bonheur, tu m’as donné des ami-e-s,

et le rire et le plaisir,

et la pluie, aussi douce

que la lumière du soleil.

Pour mon bonheur, tu m’as donné les étoiles

afin d’éclairer chaque nuit;

tu m’as donné de l’aide

pour distinguer le mal du bien.

Tu m’as tellement comblée;

s’il te plaît, Seigneur, donne-moi aussi

un cœur qui soit toujours

rempli de gratitude envers Toi.

Heureuse fête de la Saint-Patrick!

3e SEMAINE POUR L'EAU - Lien entre l'eau et la sécurité alimentaire

Une réflexion menée par le Révérend O. Kolade Fadahunsi – 7 Semaines pour l’eau 2017

Par le Révérend O. Kolade Fadahunsi

Directeur exécutif de la Fondation Kairos au Nigéria, le Révérend O. Kolade Fadahunsi est également directeur adjoint du programme de sécurité alimentaire nationale mis en place par le Conseil chrétien du Nigéria. Il appuie sa réflexion sur deux chiffres : 70 % de l’eau douce est destinée à la production alimentaire – Un tiers de la nourriture produite est gaspillée.

Introduction

« Vous tous qui avez soif, venez aux eaux,
Même celui qui n'a pas d'argent ! Venez, achetez et mangez, [...] Écoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon. »
(Ésaïe 55:1-2)

« Au cours des prochaines décennies, il sera impossible de nourrir une population mondiale de plus en plus nombreuse et de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle de tous sans augmenter la production de denrées alimentaires. Or, cette augmentation n'est envisageable que si l'on parvient à exploiter de façon rationnelle la plus stratégique des ressources dont nous disposons en quantité limitée : l'eau. » (Ban Ki-moon, ex-secrétaire général de l'ONU)

L’importance de l’eau

Alors que le 22 mars prochain, le monde s'apprête à célébrer la 24e Journée mondiale de l'eau, placée sous le thème des « Eaux usées », apparaît la question de l'importance de la disponibilité de l'eau dans la réalisation de la sécurité alimentaire. Fait intéressant, la Journée mondiale de l'eau 2012 portait sur le thème de « L'eau et la sécurité alimentaire ». L'objectif de cette Journée est d'attirer l'attention sur l'importance de l'eau. En 1992, la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (CNUED) recommanda qu'une journée internationale soit consacrée aux ressources en eau douce. C'est ainsi que l'Assemblée générale des Nations Unies désigna le 22 mars 1993 comme première Journée mondiale de l'eau.

C'est peu dire que d'affirmer que la disponibilité de l'eau n'est pas une réalité dans bien des régions du monde. L'exemple nigérian est un indicateur majeur du manque de disponibilité en eau et de l'incidence de cette pénurie sur la sécurité alimentaire.

Les plantes ont besoin d'eau pour pousser ; les animaux ont également besoin d'eau pour survivre et c'est de ces animaux que proviennent une grande partie, sinon la totalité, des denrées alimentaires. Au Nigeria, les récents affrontements entre bergers et fermiers soulignent la façon dont le manque d'eau peut causer des ravages sur la production alimentaire.

En raison de la nature aride de leur pays d'origine, mais aussi du tarissement accru des sources d'eau, les bergers sont contraints de descendre vers le sud à la recherche d'eau, et les conséquences sont visibles aux yeux de tous. Ainsi, les terres agricoles sont détruites par le bétail, ce qui entraîne de maigres rendements qui, à leur tour, contribuent en grande partie à l'augmentation de la faim dans la région.

Sécurité alimentaire

Selon la définition adoptée en novembre 1996 lors du Sommet mondial de l'alimentation, la sécurité alimentaire existe « lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès matériel et socio-économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins alimentaires pour mener une vie saine et active ». La question de l'accessibilité à l'eau potable et de ses effets sur la réalisation de la sécurité alimentaire est également évidente sur le plan des conditions météorologiques et la façon dont celles-ci affectent la disponibilité des produits agricoles de qualité et le coût des denrées alimentaires.

Prenons l'exemple du riz, qui peut plus ou moins être considéré comme l'aliment de base au Nigeria. Cette céréale demande énormément d'eau pour se développer. Face au manque d'eau dans de nombreuses régions, le pays doit ainsi miser, dans une large mesure, sur l'importation, ce qui affecte le prix du marché, lui-même impacté par un taux de change instable. Lire la suite…

©Ivars Kupcis/WCC

2ÈME SEMAINE POUR L’EAU - La féminisation de la pauvreté en eau sur le continent africain : réflexion d'une femme africaine

Une réflexion menée par le Dr Agnes Abuom – 7 Semaines pour l’eau 2017

Première femme et première Africaine à occuper la fonction de Présidente du Comité central du Conseil œcuménique des Églises (COE), Agnes Abuom est également la Directrice exécutive de la société de conseil TAABCO Research and Development Consultants, basée à Nairobi (Kenya).

Introduction

Alors que nous célébrons la Journée internationale des femmes, le monde est en crise. Des millions d'Africains sont touchés par de graves sécheresses et famines, particulièrement dans la Corne de l'Afrique. Pour les femmes et les enfants en particulier, chaque minute de cette crise est réelle et brutale. La pénurie d'eau a des effets dramatiques sur la santé et la vie des hommes, des femmes et des enfants. Dans un tel contexte, c'est la loi du plus fort qui s'impose ! Les personnes touchées ne peuvent se maintenir en bonne santé et sont dans l'incapacité de cultiver leurs terres. Leur bétail, qui représente leur principale source de subsistance, meurt par milliers. Les enfants ne peuvent rester à l'école et les adultes doivent abandonner leur travail. Ce sont là les causes profondes de la crise et de la pauvreté en eau.

 

Eau et pauvreté sont étroitement liées. Le manque d'eau potable et la pauvreté empêchent mutuellement l'accès à des sources d'eau potable, qui s'avère essentiel dans la lutte contre la pauvreté. Alors que l'Afrique abrite 11 % de la population mondiale, elle possède environ 9 % des ressources mondiales en eau douce (Banque mondiale). L'Afrique subsaharienne est actuellement confrontée à plusieurs défis liés à l'eau qui menacent les moyens de subsistance de sa population, en particulier des femmes et des enfants. Le changement climatique ne fait qu'aggraver cette situation.[1] Un manque d'infrastructures et des capacités limitées de mise en valeur et de gestion des ressources en eau pour satisfaire les besoins d'une population en croissance rapide entravent les solutions aux défis de l'eau. S'ajoute à cela le fait que l'Afrique connaît le taux d'urbanisation le plus rapide du monde.[2] 

Réflexion sur ce phénomène qui touche plus durement les femmes

Le fardeau de la pauvreté en eau qui pèse sur les femmes, en particulier en Afrique, est immense. En 1978, Diana M. Pearce, une sociologue américaine, a été la première à parler de « féminisation de la pauvreté ». Ce concept est devenu une expression à la mode pour expliquer le sort des femmes à travers le monde. Ainsi, la féminisation de la pauvreté en eau peut être définie comme un phénomène dans lequel les femmes sont confrontées à des taux de pauvreté en eau beaucoup plus élevés que les hommes.

L'objectif de cette réflexion vise à illustrer la féminisation de la pauvreté en eau sur le continent africain. À travers le continent, des centaines de millions de femmes pauvres des zones rurales et urbaines subissent les effets néfastes de la crise de l'eau. La pauvreté en eau se manifeste sous diverses formes, y compris la pénurie d'eau, la difficulté d'accès à une eau potable et à des installations sanitaires appropriées, la perte de temps que représente l'approvisionnement en eau, les risques de maladies infectieuses liées à l'eau et les décès qui en résultent.

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PRIÈRE POUR LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES – 8 mars 2017

(Adaptation d’une prière préparée par la Commission de Justice et Paix et Intégrité de la création de l’Union des supérieurs généraux et de l’Union internationale des supérieures générales)

Rassemblés pour célébrer la Journée internationale des femmes, nous nous joignons à toutes nos sœurs et à tous nos frères de par le monde en nous rappelant que « l’attention que nous portons les uns envers les autres nous unit à la souffrance et aux blessures faites aux personnes ainsi qu’à toute la création. » USG/UISG.

 

LA FEMME PRÈS DE VOUS (1)

Sœurs, regardez autour de vous ! 

QUI EST CETTE FEMME assise près de vous?

 

Cette femme à votre côté est un réservoir inépuisable de possibilités…

Possibilités qui n’ont jamais pu être réalisées…

Remplie de besoins et de possibilités… de méfiance et de désirs… de sourires et d’appréhensions…

de rires et de pleurs… d’angoisses et d’espoirs…

tous cherchant à s’exprimer.

 

La femme près de vous s’efforce de DEVENIR quelqu’un de spécial, 

D’accomplir son destin… d’avoir une histoire…une chanson…

De connaitre et d’être connue en retour…

 

La femme près de vous croit en quelque chose…

Quelque chose de précieux…

Elle représente quelque chose… elle vaut quelque chose…

Elle vit pour quelque chose…

Elle tend vers quelque chose.

 

La femme près de vous... a des problèmes et des peurs,

elle se demande comment elle paraît à vos yeux

et souvent elle n’a pas une très bonne impression d’elle-même…

elle est souvent confuse et parfois même paraîtra être dans un désordre complet… 

mais induit d’une force extraordinaire, elle fait face à l’adversité…

et peut surmonter de très grandes difficultés.   

La femme près de vous est une foule de personnes…

Personnes que vous avez rencontrées durant votre vie…

un père, une mère, une amie, un ennemi.

 

La femme près de vous peut faire certaines choses très bien…

Elle peut faire mieux certaines choses que toute autre personne…

Elle seule peut faire certaines choses… mais peut-être elle n’oserait pas t’en parler !  

 

La femme près de vous peut vivre avec vous, pas seulement à vos côtés…

Elle peut vivre… non seulement pour elle-même, mais aussi pour vous…

Elle peut te consoler, t’encourager, te comprendre si tu le veux bien…

Et en retour, voudrait-elle aussi être comprise. 

 

La femme près de vous... ne peut jamais être complètement comprise 

elle dépasse toutes les descriptions et les explications…

elle ne peut jamais être totalement contrôlée… et ne devrait jamais l`être.

 

La femme près de vous est un MYSTÈRE…

et le VERBE FAIT CHAIR est MYSTÈRE.

Le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous… Alors, chères sœurs et chers frères, REGARDEZ AUTOUR DE VOUS, CAR LE CHRIST EST ICI, MORT ET RESSUSCITÉ, ALLELUIA !

 

[1] Le terme « femme » employé dans ce poème peut également signifier toute personne, e.g. dans le cas d`une communauté masculine. Choisissez des prières ou poèmes selon le thème de votre rencontre.

 

Réflexion et Partage :

  • Qui est cette femme que Jésus regarde dans la synagogue? Voyez la façon dont il entre en relation   avec elle.
  • En pensant aux femmes d’aujourd’hui, qu’est-ce qui étouffe la vie?  
  • De quelle expérience de redressement ou de libération ai-je été témoin?
  • Comment pouvons-nous nous laisser interpeller par ce geste de Jésus? 

 

Prière pour les femmes en difficulté

(Marjorie Dobson : A Word of Blessings, avec G.Duncan, Canerbury Press, 2000)

Que le Seigneur vous bénisse et soit avec vous dans vos difficultés et dans toutes vos blessures.

A travers nos larmes, sachez que Dieu pleure avec vous.

Par nos mains, sachez que le Seigneur vous embrasse.

Par les efforts que nous faisons pour vous aider, sachez que Dieu est là pour vous soutenir  

devant les défis de chaque jour.

À travers nos prières, sachez que Dieu entend vos supplications. 

Dans la désolation, dans la peine que vous ressentez, sachez que nous vous apportons l’amour de Dieu pour emplir de compassion et de compréhension vos espaces vides. 

 

 

1ère semaine pour l’eau - Le christianisme, le caractère sacré et la rareté de l'eau

Réflexion biblique sur l'Exode 15:22-27 – 7 Semaines pour l’eau 2017

Par : Très Révérend Benebo Fubara Fubara-Manuel, ministre ordonné, théologien et œcuméniste de l'Église presbytérienne du Nigéria.

Introduction

De nos jours, nombreux sont ceux qui pensent que certaines souffrances sont vaines parce qu'à leurs yeux, ils ne peuvent pas justifier la raison de tels malheurs. Même si ces préoccupations sont importantes, il nous est rappelé qu'il est possible de juger certains événements de nos vies comme très importants, alors que nous les avions autrefois considérés comme étant insignifiants.  C'est peut-être ainsi que nous devrions comprendre les souffrances des Israélites dans le désert de Shur. Ils ont voyagé pendant plusieurs jours sans eau et au moment où, finalement, ils ont trouvé de l'eau, celle-ci était amère ! Ils ne savaient pas qu'Elim, un endroit où trouver de la bonne eau, était à seulement 11 kilomètres de là. Pourquoi Dieu les a-t-il regardés endurer cette souffrance apparemment vaine ? Notre pèlerinage avec les Israélites pendant le Carême depuis l'Exode. 15:22-27 nous montrera la manière dont nous, dans l'Église chrétienne, pouvons apprendre au sujet du caractère sacré et de la rareté de l'eau sous la providence de Dieu.

Réflexion sur l'épisode de Mara

Sous Joseph, les enfants d'Israël vécurent à Gosen (une zone très fertile appelée « la meilleure partie du pays », Genèse 47:6), une région d'Égypte probablement très bien alimentée en eau. Mais malgré leur bonne entente, il était difficile pour eux d'être un peuple sous l'autorité de tyrans qui ne connaissaient pas Joseph.  Moïse fut appelé par Dieu pour les faire quitter l'Égypte après plus de 400 ans. Et ils partirent. Alors qu'ils approchaient de la mer Rouge, les Égyptiens les pourchassèrent, mais Dieu leur offrit la victoire en ouvrant un passage dans la mer afin qu'ils la traversent jusqu'à l'autre rive. Lorsque les Égyptiens les poursuivirent, Dieu se battit pour les Israélites et tua les Égyptiens qui les attaquaient en refermant la Mer. Et ils atteignirent l'autre rive.

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Questions à débattre

  1. Selon vous, quelle est l'importance de l'épisode de Mara ?
  2. Quelles sont, autour de nous, certaines des expériences de vie actuelles qui nous cachent la réalité de Mara, tout particulièrement le Mara de l'eau non potable et le manque d'assainissement adéquat ?
  3. Quels points de départ suggéreriez-vous dans votre contexte à propos des efforts nécessaires pour surmonter les Maras de la vie ?
  4. Quelle discipline religieuse, pratique, scientifique, technologique, suggéreriez-vous dans votre contexte de Mara ?
  5. Comment l'église peut-elle impliquer une communauté plus grande afin de s'assurer que le caractère sacré de toutes les terres soit affirmé, même lorsque l'eau n'est pas disponible, suffisante ou propre ?

Crédit photo : Bedeno, Éthiopie. © Håvard Bjelland/Kirkens Nødhjelp/ACT

Billet spirituel – Janvier 2017 – Appelées à une spiritualité de l’accueil… accueil de l’immigrant et du réfugié

Pour ce deuxième billet spirituel de l’année, c’est sous la plume de sœur Claudette Bastien que nous sommes invitées à porter une attention particulière au volet de l’ « accueil de l’immigrant et du réfugié ».

Dans ce texte, sœur Claudette Bastien nous invite à « apprendre de la vie du peuple de Dieu et de la vie de Jésus ». En rappelant les misères de l’immigrant et du réfugié en terre d’accueil, elle souligne l’importance d’avoir une « présence aimante sinon rassurante ».

À une époque où l’on parle davantage d’ériger des murs, elle parle d’ouvrir des brèches, de faire tomber les murs d’incompréhension et de peur tout en se demandant si la vie interculturelle n’est pas une « nouvelle façon de vivre notre foi » aujourd’hui?

Rappelons que ces billets spirituels traitent du thème de l’année 2016-17 : La spiritualité de l’accueil.

Récupérer le texte complet en téléchargeant le fichier PDF par le lien ci-dessous.

Billet spirituel – Octobre 2016 - La spiritualité de l’accueil : Accueil de l’autre et de l’événement

Sous la plume de sœur Denise Riel, nous découvrons le premier des billets spirituels prévus pour l’année 2016-17. Ces textes de réflexion traiteront du thème de l’année, soit : La spiritualité de l’accueil.

Dans ce premier billet, sœur Denise Riel s’attarde au volet « Accueil de l’autre et de l’événement ». Elle nous invite à explorer nos expériences de vie, à poser un regard sur la vie de Mère Marie-Rose et à identifier comment « notre Tradition s’est renouvelée dans la fidélité de nos origines ».

Récupérer le texte complet en téléchargeant le fichier PDF par le lien ci-dessous.

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