Chez-nous

La Famille Marie-Jeunesse à un tournant de son histoire

La récente visite à la Maison Jésus-Marie d’une dizaine de membres de la Famille Marie-Jeunesse a été l’occasion d’une belle expérience intercommunautaire et intergénérationnelle. Elle a aussi permis de prendre le pouls de cette communauté nouvelle qui est à un tournant de son histoire.

Dans sa conférence présentée en après-midi, le père Francis Gadoury, serviteur général, a raconté avec cœur et conviction, le parcours de sa communauté. C’est aussi avec franchise qu’il a abordé la situation actuelle, après la tenue d’un premier chapitre général en 2017, 35 ans après sa fondation en 1982 et 15 après la reconnaissance des statuts par l’Archevêque de Sherbrooke (31 mai 2002).

Actuellement plongée dans un temps d’approfondissement de la spiritualité, d’intégration du charisme et de réflexion sur des grandes orientations, la communauté a pris la décision de fermer les auberges de mission en septembre 2018, située à Québec, à l’Île de la Réunion, en Belgique et à Tahiti. L’objectif visé est de réunir tous les membres internes à la maison-mère de Sherbrooke afin de se concentrer sur l’exercice de discernement pour mieux vivre dans le futur, leur mission d’évangélisation au sein de l’Église.

Cette présentation d’une grande honnêteté a suscité beaucoup d’intérêt parmi l’assistance déjà sensibilisée aux passages difficiles exigeant courage, audace et confiance. Elle a aussi servi d’encouragement à porter cette communauté nouvelle dans les prières de chacune et chacun.

Des retrouvailles appréciées

Parmi les dix membres de la Famille Marie-Jeunesse venus rencontrer les sœurs à la Maison Jésus-Marie, le 15 avril dernier, quelques-uns avaient apporté leur aide à la maison-mère en 1998. Les retrouvailles avec les sœurs étaient d’autant plus heureuses qu’ils avaient, de part et d’autre, conservé de bons souvenirs.

La célébration eucharistique ce jour-là a été présidée par le père Donald Cloutier, prêtre de la communauté, assisté par le serviteur général, le père Francis Gadoury. Les autres membres de la Famille Marie-Jeunesse présents ont formé le chœur de chant en apportant une petite touche de gaieté.

Lors du repas pris à la cafétéria du Pavillon Saint-André, chaque table a bénéficié de la présence d’une personne invitée. Cela a favorisé des échanges à la fois sérieux et joyeux, entre jeunes et moins jeunes. La visite de la maison après le repas a fourni l’occasion aux visiteurs d’aller rencontrer les sœurs des Pavillons Saint-Charles et Saint-André. Des rencontres intéressantes qui ont amené plusieurs résidentes à partager leur petite bride d’histoire.

De beaux moments de vie.

Source : Sœurs Michelle Gouin et Florence Vinet

Reportage photos : Sr Gisèle Lalande

Un départ à la retraite plein d’émotions

Quitter son lieu de travail où l’on s’est investi pleinement pendant 30 années ne se fait pas sans de nombreux pincements au cœur et de grandes émotions, de part et d’autre. C’est ce qu’a réalisé Madame Charlotte Baillargeon, directrice générale de la Maison Jésus-Marie jusqu’au dernier jour de son travail le 27 avril dernier.

Quelques jours avant son départ définitif pour la retraite, une messe solennelle a eu lieu au cours de laquelle les sœurs Marthe Carmel, Florence Vinet et Suzanne Lavallée ont souligné quelques-uns des faits marquants des 30 dernières années de sa carrière chez les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

C’est ainsi que l’on a rappelé le rôle de Madame Baillargeon à la maison-mère à titre de directrice des ressources humaines. Ses habiletés de communicatrice et son souci de créer un climat de travail ouvert et stimulant ont attiré l’attention. « Vous avez su communiquer ce respect de la personne et de nos valeurs au personnel. »

Offrir une belle qualité de vie

Ses talents de planificatrice ont été grandement appréciés lors de certains travaux de réfection et lors des festivités du 150e anniversaire de la congrégation en 1993.  « Autant d’activités qui ont pu se réaliser dans l’harmonie grâce à la planification et à une excellente collaboration », a mentionné Sr Marthe Carmel.

Cette dernière n’a pas hésité à révéler un petit secret bien gardé. « Des sœurs de d’autres congrégations volaient Madame Baillargeon… comme personne-ressource! Le verbe « voler » en dit beaucoup » sur les compétences et la disponibilité de cette femme dynamique qui a débuté son engagement auprès des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) en 1988.

De son côté, Sr Suzanne Lavallée a insisté sur le leitmotiv de cette femme passionnée et profondément humaine : « ne pas oublier la qualité de vie ». Ayant travaillé aux côtés de Madame Baillargeon durant ces 30 dernières années, Sr Suzanne a confié « vous avez été pour moi, ma conseillère et mon mentor. Nous voulions la même qualité de vie pour toutes nos sœurs. »

Une présence mémorable chez les SNJM

En rappelant chacune à tour de rôle certains moments clé du parcours de la nouvelle retraitée, les trois sœurs venues lui rendre hommage ont appuyé leurs dires par des exemples concrets. Le fait d’accueillir une nouvelle arrivée ou de saluer une sœur rencontrée dans les couloirs des pavillons par son nom n’est pas passé inaperçu. Au-delà de l’effet surprise chez les sœurs, c’est davantage l’importance accordée à chacune d’entre elles et la nature des relations que Charlotte Baillargeon entretenait qui ont suscité admiration et appréciation.

Sr Denise Riel, animatrice provinciale a également adressé quelques mots à la nouvelle retraitée avant que l’on procède à la remise d’une toile, à la fin de la célébration. Un repas spécial avec la communauté a suivi au cours duquel, Charlotte Baillargeon a adressé ses mots de remerciements. Plusieurs moments de grande émotion ont été vécu à ce moment et dans les jours qui ont suivi jusqu’à son départ le 27 avril. De nombreuses sœurs l’ont d’ailleurs accompagnée jusqu’à la porte de sortie, à son dernier « au revoir ».

« Bonne retraite, soyez heureuse et soyez assurée que vous garderez longtemps une large place dans notre mémoire. »

Photos reportage – Sr Gisèle Lalande

Un rendez-vous fraternel pour garder la forme

Tous les vendredis matin, les sœurs de la résidence St-André et de l’infirmerie sont conviées à participer à l’activité « Mise en forme ». L’activité, animée par Sr Pierrette Désilets, n’a rien d’une séance de torture!

Bien au contraire, accompagnées de musique et de sourires, ces séances ont pour but d’aider chacune à bouger à son rythme, en écoutant son corps. Rien de surhumain, seulement des petits exercices qui font sortir de la routine quotidienne où l’on demeure trop souvent assise ou couchée.

Saviez-vous que l’inactivité physique prolongée entraîne une détérioration de l’ossature, de la force musculaire, de la capacité-respiratoire et de la souplesse?

 

En plus de stimuler les participantes à bouger, ces séances ont le mérite de favoriser les échanges entre les participantes et de vivre des beaux moments de fraternité. Ainsi, pour souligner le centenaire de Sr Corona Lepage, une participante assidue à ces séances, le groupe a créé une petite cérémonie d’accueil à son arrivée lors de la séance du 13 avril.

Applaudissements, gestes gracieux et quelques pas de danse ont accompagné le chant « Elle a gagné ses épaulettes, Maluro, Malurette. Tu as gagné tes épaulettes, Maluro, Malurette… » Signe de l’amour porté à cette centenaire, la joie rayonne sur tous les visages. La belle marque d’amour se complète par la remise d’une rose, d’une carte artisanale et des petits cadeaux.

Cette initiative a obtenu la contribution de Sr Marie-Claire Morin, une participante très fidèle à ces séances.

Reportage photos – Sr Gisèle Lalande

Concert préparatoire réussi pour les élèves de l’école St-Edmond

Près d’une trentaine d’élèves de secondaire 3, 4 et 5 de l’école St-Edmond ont donné un magnifique concert de musique d’instruments à vent et à cordes devant une salle comble à la Maison Jésus-Marie, le 8 avril dernier. Accompagnés au piano par mesdames Hélène Carrière et Lucie Ledoux, ces jeunes de l’école secondaire offrant une option musique, venaient vérifier leur concentration. Ils voulaient également valider leur degré de préparation à l’approche de concours musicaux et d’examens.

Clarinette, cor français, saxophone ténor, saxophone alto, trompette, violon et violoncelle se sont fait entendre pour présenter un répertoire varié allant de Beethoven à Dvorak, en passant par René Gaudron, Michel Fortin, Vivaldi, Camille Saint-Saëns, André Mathieu et bien d’autres encore.

Certaines pièces musicales ont été interprétées en solo, en duo, en trio et même, en quatuor, ajoutant ainsi de la diversité à ce programme composé de quelque 22 morceaux. Le concept de ce programme musical a été grandement apprécié par l’assistance, d’autant plus que les élèves ont fait montre d’une belle maîtrise de leur instrument.

Rappelons que l’école St-Edmond, de la Commission scolaire Marie-Victorin, propose un projet éducatif qui s’inscrit dans les valeurs de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), fondée voilà 175 ans par Eulalie Durocher et ses compagnes.  Outre le fait d’encourager l’apprentissage de la musique chez tous les élèves détenant ou non un bagage musical, l’école a à cœur de présenter des projets pour permettre aux élèves d’apprendre à se connaître et à développer leur plein potentiel tout en favorisant le goût de l’engagement.

La présentation de ce concert est une initiative du comité des Loisirs de la Maison Jésus-Marie.

Reportage photos : Sr Gisèle Lalande

Témoigner de Dieu aujourd’hui

L’invitation aux chrétiens à prendre un élan missionnaire pour témoigner de l’Évangile lancée par le pape François a donné le ton à la deuxième session de récollection de l’année pour les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et les personnes associées.

Ce moment de ressourcement, organisé par Sr Jacqueline Boudreau, snjm et le comité d’animation spirituelle, a réuni une quarantaine de personnes à la Résidence Marie-Rose Durocher, le 7 avril dernier. Il s’est déroulé en deux temps distincts avec le concours du père Michel Proulx, o.praem.

La première intervention du père Proulx a porté sur le texte de la Pentecôte (AC 2,1-13). Il montre alors que le don de l'Esprit Saint habilite chacune à toucher le cœur de ses contemporains. Poursuivant sa démonstration, il invite chacune des personnes présentes à avoir confiance dans sa capacité de témoigner de sa foi.  « Comme les disciples, nous avons reçu une part de responsabilité qui nous est propre en recevant aussi un don qui nous est particulier. »

La richesse de la Parole

En commentant le texte sur la multiplication des pains (MC 6,32-44) lors de sa seconde intervention, le conférencier invité insiste sur un élément : « comment la richesse de la Parole supplée à nos limites. » Rappelant que les disciples ne voyaient pas comment ils pouvaient nourrir tant de monde, il remet les choses dans la perspective actuelle en mentionnant que « nous aussi, nous pouvons douter et manquer de confiance. »

Au cours de sa présentation, le père Proulx mentionne : « Nous ne nous voyons pas missionnaires, nous pensons que le succès de la mission dépend de nous, quand, en réalité, ce qui en assure le succès, c’est la richesse de la Parole, même si les messagères sont pauvres. » Il y a lieu dès lors de s’interroger « Nous nourrissons-nous à la table de la Parole? »

Poursuivant sa réflexion, le conférencier rappelle « comme Jésus, devant la foule, a été touché par le troupeau sans pasteur, il l'est encore aujourd'hui. Il veut que nous devenions des pasteurs même avec nos moyens réduits; que nous donnions, même si c'est petit, tout comme les apôtres. Il a voulu que ce soit ces derniers qui distribuent le pain. Ainsi en est-il encore pour nous aujourd'hui. Si chacune est missionnaire avec ce qu'elle est, la merveille va s'opérer.  D'où notre responsabilité à participer à l'action de Jésus, habitées que nous sommes par un don, une langue de l'Esprit. »

Privilégier l’être, la présence et l’accueil dans le quotidien

Après cette dernière conférence, des petits groupes se forment pour permettre quelques échanges alors que d’autres poursuivent leur réflexion seule, avant de participer à une remontée de cette journée de ressourcement.

Parmi les nombreuses remarques des personnes appelées à signaler les éléments qui les ont frappées ou interpellées, on retrouve :

  • Être lumière pour quelqu'un par mon sourire
  • Y aller avec ma pauvreté dans la confiance
  • Rejoindre les gens autour de moi
  • Trouver ma langue (mon don particulier) et m'en servir dans les occasions qui se présentent à moi
  • Utiliser la langue de l'attitude, du non verbal
  • Être présente comme Mère Marie-Rose
  • Privilégier l'être, la présence et l'accueil dans le quotidien
  • Consentir à prendre du temps

C’est avec la prière de Bruno Chenu que se termine cette journée bien remplie où l’on a su jumeler des temps d’information à d’autres de silence et de réflexion, y compris sur l’heure du dîner. Rappelons en terminant qu’une célébration eucharistique offerte en action de grâce pour les 175 ans de fondation de la congrégation a également eu lieu avant le repas du midi.

Les personnes participantes sont reparties « nourries et prêtes à utiliser leur don pour devenir missionnaire de l’évangile. »

Source : Sr Constance Létourneau

Reportage photos : Sr Pat O’Neill

Une centenaire bien entourée

C’était jour de fête le 14 mars dernier pour célébrer les 100 ans de Sr Corona Lepage. Cette cuisinière hors-pair qui a su allier la vie contemplative à la vie apostolique a eu droit à un bel hommage, lors de la célébration eucharistique tenue à la Maison Jésus-Marie.

Rappelant ses talents de cordon bleu par excellence dont a profité la communauté pendant 50 ans, Sr Beverley Wattling, coordonnatrice provinciale a souligné les nombreux talents de Sr Corona, une artiste dans l’âme qui a fait montre de sa grande créativité.

Son talent et sa passion pour l’artisanat l’ont d’ailleurs amené à réaliser de nombreuses pièces de tricot, de crochet et de broderie. Sa créativité débordante s’est exprimée également avec la conception de cartes et autres pièces qui ont été données aux levées de fonds pour venir en aide aux missions et aux personnes appauvries.

« Ne crains pas, je suis avec toi »

Dans son intervention, Sr Beverley a mentionné quelques propos de la centenaire venant expliquer cette confiance en Dieu qui se dégageait d’elle lorsque Sr Corona lisait la parole de Dieu à des célébrations. « J’ai toujours vécu dans la confiance en Celui qui m’a dit : ‘’ Ne crains pas, je suis avec toi.’’ », a raconté en toute simplicité, Sr Corona.

Cette confiance est certainement à la source de la qualité d’être de la centenaire qui a reçu de beaux éloges et des remerciements sincères de la coordonnatrice provinciale. « Merci beaucoup, Corona, pour votre grand désir de servir et d’être bonne pour les autres. Merci d’être une femme chaleureuse et aimable, intéressée aux autres. Merci pour votre accueil si sincère et votre sourire si charmant. »

Un rassemblement familial

Avoir 100 ans constitue toujours un fait marquant dans la vie d’une personne et d’une famille. C’est ainsi qu’en après-midi, une rencontre a eu lieu pour réunir la famille de Sr Corona dans la salle communautaire Saint-André.

Une trentaine de personnes, membres de sa famille se sont donné ainsi rendez-vous, en partageant des anecdotes et des souvenirs. De beaux moments remplis de joie et de gaieté qui se sont poursuivis jusqu’à la collation où l’on a servi le traditionnel gâteau anniversaire.

Sr Corona a complété cette semaine festive avec une rencontre le samedi suivant à la salle communautaire de son étage au pavillon Saint-André en compagnie de ses compagnes de la résidence.  Présentation d’un document visuel relatant les grandes lignes du parcours de la centenaire, animation et échanges entre toutes les participantes étaient au programme.

Reportage photos - Sr Gisèle Lalande

Trois frangines en récital

Les résidentes de la Maison Jésus-Marie ont eu droit à un récital hors de l’ordinaire le 8 mars dernier. En effet, en présence de leur mère Youkari Morgante et de leur grand-mère, Mary Chouinard, poétesse bien connue, Floria (7 ans), Lélia (6 ans) et Dalia (3 ans) ont donné un concert aux étages du rez-de-chaussée et du deuxième (Pavillon Saint-Charles).

Il fallait voir le sérieux de ces trois jeunes sœurs qui maîtrisent chacune un instrument de musique différent (violoncelle, piano et violon). Le trio a interprété de nombreux morceaux dont plusieurs bien connus tels que « Marie a un petit mouton » et « Ah vous dirai-je maman ».

Elles ont également joué des pièces classiques dont « Allegretto 1 » de Czerny, « Chœur des chasseurs » de Weber et « Les deux Grenadiers » de Schumann.

Voir ces jeunes filles en si bas âge jouer avec autant d’aplomb a réjoui les religieuses présentes. Elles étaient attentives à leur exécution tout en se laissant entrainer par l’enthousiasme et la jovialité de ces trois sœurs qui suivent une formation rigoureuse.

Ainsi, outre les cours suivis auprès de professeurs chevronnés, les trois frangines bénéficient du support inconditionnel de leur mère, qui, à chaque soir, les fait répéter. Cette dernière, ingénieure de profession, occupe une fonction de direction chez Hydro-Québec. Elle les soutient dans leur amour pour la musique.

Certaines religieuses présentes, ayant enseigné la musique par le passé, ont reconnu là, la nécessité de longues heures d’apprentissage avant d’entreprendre éventuellement, une carrière musicale. Elles étaient bien conscientes des nombreux efforts que ces trois jeunes filles consentent pour améliorer leurs habiletés et talents et du dévouement de leur mère.

Cette belle prestation a apporté beaucoup de joie et de plaisir dans les cœurs de toutes les religieuses présentes, en cette journée du 8 mars, journée internationale des femmes.

Reportage photos – Sr Gisèle Lalande

 

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