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Travailler auprès des prisonniers et « ouvrir davantage son cœur à l’amour de Dieu »

Retour synthèse en français de l’entrevue de Sr Phyllis Douillard, engagée auprès des prisonniers

Travailler auprès des détenus après avoir milité contre la traite humaine et enseigné une grande partie de sa vie, constitue une expérience enrichissante à plus d’un point de vue, relate Sr Phyllis Douillard en entrevue avec la journaliste Deborah Rankin du Catholic Register.

Au-delà du choc provoqué par ces rencontres d’hommes impliqués souvent dans le trafic sexuel, sœur Douillard souligne la nécessité de mieux écouter l’autre.  Elle parle d’une expérience qui l’amène à « ouvrir davantage son cœur à l’amour de Dieu ».

Alors qu’elle minimise la reconnaissance publique des Services correctionnels du Canada, honneur obtenu pour souligner son engagement exceptionnel auprès des détenus, des familles et des victimes, sœur Douillard attire l’attention sur le travail des aumôniers. Elle souligne l’importance de leur rôle et de la nécessité de se battre contre les autorités pénitentiaires pour ne pas « s’en débarrasser pour des raisons budgétaires ». Du même souffle, elle espère que le gouvernement libéral actuel rétablira le financement du programme soutenant les Cercles de soutien et de responsabilisation, qui a été annulé par le gouvernement conservateur précédent.

Même si les critiques contre la justice réparatrice sont toujours aussi présentes, Sr Phyllis Douillard croit à l’importance de ce type de démarche tout en reconnaissant qu’elle ne peut être efficace pour tous les délinquants. Elle se dit privilégiée de pouvoir faire connaissance avec des personnes détenues pendant une dizaine de semaines, laissant sous-entendre l’influence positive de ce type de démarche auprès des personnes emprisonnées.

Sœur Phyllis Douillard a œuvré pendant une dizaine d’années comme intervenante en justice réparatrice avant d’agir comme bénévole auprès des prisonniers, tant en anglais qu’en français, depuis vingt ans. L’honneur décerné par les Services correctionnels du Canada est amplement mérité.

Rappelons que le concept de justice réparatrice s’inspire des traditions de la justice autochtone. Elle fait prendre conscience du tort fait à une personne et à la collectivité tout en reconnaissant que le crime commis constitue une violation des rapports entre des individus spécifiques et contre l’État. Les programmes de justice réparatrice implantés au Canada amènent les contrevenants à reconnaître le tort qu’ils ont fait, à accepter la responsabilité de leurs actes, à contribuer à améliorer la situation et à réparer la faute commise envers la victime et la société. Un travail, sur une base volontaire, est entrepris entre le contrevenant, sa famille, la victime et la collectivité afin de rétablir les relations, réparer les torts causés et sert de moyen de prévention afin de ne plus commettre d’autres crimes.

Passage à l’émission En direct de l’univers : Une expérience inoubliable pour les SNJM

« J’étais fébrile avant que le rideau tombe pour nous voir apparaître.  Mais la musique enlevante m’a entraîné malgré moi. Ça a passé si vite… » raconte Sr Monique Gendron, une des dix Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) qui ont participé avec enthousiasme à leur première émission de télévision en direct à vie! Elle n’est pas la seule à avoir savouré cette aventure.

Deux répétions à la Maison Jésus-Marie ont suffi à ces anciennes enseignantes de chant et/ou membres de la chorale SNJM pour apprendre les trois chants demandés. Toutefois, l’expérience ne faisait que commencer…

Déjà impressionnées par les premiers contacts avec les membres de l’équipe lors des fameux tests de son du vendredi, c’est au jour « J », le samedi, que chacune d’entre elles a pris toute la mesure de cette expérience.

« J’ai été frappée par leur exactitude et la nécessité d’arriver à la seconde près », souligne Sr Suzanne Lavallée. Avoir à recommencer les prestations pour que le tout arrive dans le temps requis fait prendre conscience jusqu’à quel point, les artisans de ce type d’émission de télévision doivent être rigoureux.

« L’entente entre chaque membre de l’équipe était impressionnante. Personne ne crie, chacun parle doucement, s’échange par signe. C’est toute une leçon de travail d’équipe qui pourrait faire école », ajoute-t-elle. Cela corrobore l’impression de Sr Monique Gendron qui a apprécié voir en coulisses tous les préparatifs. « C’est incroyable, on dirait des petites fourmis, toutes à leur tâche, sans s’encombrer les unes les autres. C’est une vraie famille où tous et toutes vont à leur travail avec joie et amour. »

Sr Gisèle Lizotte, 86 ans, abonde dans le même sens. « J’ai été émerveillée par leur discipline. Toute le monde sait où aller, quoi faire … » Se rappelant les souvenirs des « séances » organisées à l’école d’antan, Sr Gisèle a souligné qu’il n’y avait pas de comparaison possible. « Je n’ai jamais vu quelque chose de similaire. Je n’avais pas les yeux assez grands pour tout voir mais je comprends mieux désormais les façons de faire. »

Un accueil chaleureux

Au-delà de ces découvertes d’un nouveau « monde », les dix représentantes des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie ont eu droit elles aussi à un bain d’amour. « Tout le monde a bien pris soin de nous », souligne l’une d’elles. « Ils ont été d’une gentillesse extraordinaire », mentionne une autre. On était ainsi aux petits soins pour les aider à descendre de cet escalier qu’elles ont monté et descendu quelques fois sans compter celui pour se rendre à la loge SNJM!

Et oui, on leur avait réservé une loge pour leur permettre de se reposer entre les répétitions. Eau, collations, souper, maquillage si désiré et même coiffure étaient au nombre des petites attentions offertes. Après leur prestation, elles ont été invitées à visionner la suite de l’émission dans une salle réservée à cet effet. L’accueil et le suivi constant apportés par l’assistante à la mise en scène Julie Boisvert, ont été tout autant appréciés, tout comme la présence accueillante de l’animatrice France Beaudoin, venue saluer et encourager les sœurs avant le début de l’émission.

Une présence SNJM remarquée

Et que dire des invités? « Je n’ai pas vu des sœurs de proche depuis longtemps », s’est exclamé un des artistes présents. Ce dernier comme les autres sont venus leur parler, échanger avec elles et même fait quelques blagues!

Les membres de l’auditoire présents à cette émission ont également partagé leur appréciation. Certains ont salué la bonne idée d’avoir pensé à inviter des sœurs à chanter à cette émission. D’autres ont exprimé tout le plaisir et le bonheur de les avoir vues là. Et c’est sans compter les commentaires reçus depuis sur Facebook ou par courriels.

Bref, ce fut une expérience enrichissante pour toutes les sœurs présentes qui ont conclu d’une même voix « nous ne pourrons plus jamais regarder la télévision de la même façon. » Même si elles n’ont pu parler directement à Julie Snyder le soir de l’émission, elles en conservent un souvenir inoubliable.

Petite histoire d’un grand moment

Dans les préparatifs de cette émission pour Julie Snyder, les recherchistes de l’émission avaient des notes sur son passage au couvent des SNJM à Longueuil. De fil en aiguille, l’idée a germé de faire chanter les sœurs sur la chanson « Dominique » de Sœur Sourire. Mieux encore, en fouillant dans les notes du questionnaire de l’invitée, à la question « Quel est le premier poster que tu as mis sur ton mur? », Julie Snyder a répondu « Aucun. Tout ce que j’ai eu sur mon mur, à mon souvenir, c’est une relique de Mère Marie-Rose, la fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie. »

Une personne a contacté la Maison Jésus-Marie pour vérifier s’il y avait des chanteuses chez les SNJM! Évidemment, la demande a vite atterri dans les mains de Sr Maryse Moisan, responsable du comité des loisirs à la Maison Jésus-Marie et d’une chorale des sœurs.

« Ce ne fut pas difficile de recruter des religieuses, membres ou non de la chorale. Cela nous a pris seulement deux répétions avant notre test de voix du vendredi pour maîtriser les chants demandés. Avec la participation de sœurs aussi expérimentées que Marthe-Gisèle et Huguette, nous étions prêtes à tout », de conclure Sr Maryse, toute aussi emballée par son expérience.

Voici les noms des sœurs participantes avec comme point de repère, les numéros sur les valises :

# 1 – Sr Thérèse Deschamps, SP (Sœur de la Providence)

# 2 – Sr Huguette Désourdy, SNJM

# 3 – Sr Suzanne Lavallée, SNJM

# 4 – Sr Gisèle Lizotte, SNJM

# 5 – Sr Gisèle Lalande, SNJM

# 6 – Sr Maryse Moisan, SNJM

# 7 – Sr Luce Boyer, SNJM

# 8 – Sr Jacqueline Longtin, SNJM

# 9 – Sr Marthe-Gisèle Beauchamp, SNJM

# 10 – Sr Monique Gendron, SNJM

# 11 – Sr Léa Dulude, SNJM

Crédit photos – Éric Myre

EXTERNAT MONT-JÉSUS-MARIE : Notre cour de rêve - Le jardin de Marie-Rose

Devant l’évidence d’avoir à transformer le terrain qui entoure l’école, en septembre 2014, une vaste consultation est lancée au sujet de l’aménagement d’une cour de rêve. D’abord, auprès du personnel puis des parents.  Le projet démarre, chaque classe doit préparer un projet qui sera évalué par un jury. Les propositions doivent être originales, réalistes, tenir compte des saisons et être utilisées par un grand nombre d’usagers de 5 à 12 ans. Le concours s’échelonne sur six semaines, il y a de la fébrilité dans l’air !

En février, le jury octroie le prix du meilleur projet à une classe de maternelle.  Toutefois, lorsque les professionnels responsables du dossier s’installent à leur table à dessin pour élaborer le projet final, ils tiennent compte de l’ensemble des propositions des enfants.

Le projet proposé par les professionnels rallie les enseignants, les élèves et les parents. D’autres alliés sont nécessaires. D’abord, les membres du conseil d’administration de la corporation qui se sont rapidement prononcés en faveur du projet et qui ont supporté la direction de l’école.  Ensuite, la communauté des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie s’est manifestée par une contribution financière significative. Puis la Fondation de l’école a contribué en sollicitant les parents pour une contribution spéciale. Il fallait aussi recueillir toutes les approbations nécessaires auprès de la municipalité dans les délais requis afin de ne pas retarder le début des travaux.

Afin de réaliser notre cour de rêve en une douzaine de semaines, tous ont dû mettre l’épaule à la roue, des professionnels aux ouvriers, en passant par tous les collaborateurs. Les fins de semaine ont été nécessaires pour compléter le projet avant l’arrivée des enfants.

« C’était magique de voir leurs yeux émerveillés »

Le lundi 24 août 2015, lorsque les enfants sont entrés, c’était magique de voir leurs yeux émerveillés. Ils avaient quitté en juin avec une vague idée de ce à quoi la cour allait ressembler et ils revenaient pour débuter l’année dans un environnement complètement différent. Convaincus au départ qu’ils allaient avoir « la plus belle cour d’école de Montréal » ils se sont rapidement persuadés de posséder « la plus belle cour d’école du monde »… rien de moins. D’ailleurs, ils se sont montrés d’excellents ambassadeurs quelques semaines plus tard alors que nous accueillions leurs parents lors d’une « cour ouverte ».

Notre jardin de Marie-Rose quatre saisons a bien passé l’hiver. Les aménagements choisis permettent d’avoir autant de plaisir et de se récréer été comme hiver. Les installations sont sécuritaires et respectent la nature environnante puisque tous les arbres ont été préservés.  Plusieurs œuvres d’art, réalisées par les enfants sont intégrées dans le jardin de Marie-Rose, ils sont particulièrement fiers de voir leurs travaux ainsi immortalisés.

Mère Marie-Rose est bien présente dans le jardin grâce à une plaque en acrylique avec sa photo positionnée stratégiquement, les élèves de l’école la connaissent bien puisque nous soulignons son anniversaire chaque année.

C’était tout un défi de mener ce projet à terme tout en respectant l’échéancier et le budget initial. Nous y sommes parvenus grâce à la conjugaison de toutes ces bonnes volontés et probablement aussi parce que Mère Marie-Rose a veillé sur nous tout au long du projet.

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