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Un beau moment de rencontre pour explorer les particularités de la religion orthodoxe

Dans leur quête d’approfondissement du dialogue interreligieux, une trentaine de sœurs et de personnes associées SNJM a plongé dans l’univers de la foi orthodoxe en compagnie de Denitsa Tsvetkova. Organisée par le comité d’animation spirituelle des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), cette deuxième rencontre de récollection a eu lieu le 9 février dernier, à la Résidence Marie-Rose Durocher.

Doctorante en théologie pratique, Denitsa Tsvetkova est en charge de la coordination du Forum interreligieux pour la paix au Centre canadien d’œcuménisme et éditrice de la revue Œcuménisme. Son exposé a permis à l’assemblée de découvrir les caractéristiques de la religion orthodoxe, les principales différences avec la religion catholique et les raisons du schisme.

Qu’est-ce que l’orthodoxie?

Pour bien comprendre ce qu’est l’orthodoxie, la conférencière a fait un retour dans le passé. L’Église orthodoxe est l’Église des sept premiers conciles, a-t-elle souligné.  Ces sept conciles sont : Nicée en 325; Constantinople en 381; Éphèse en 431; Chalcédoine en 451 (les Églises orientales se séparent alors des Églises orthodoxes); Constantinople en 553 (concile sur les icônes, fondation de l'Église orthodoxe); Constantinople en 680 et Nicée en 787.

Elle a expliqué que l’Église orthodoxe se « définit comme une assemblée, une réunion, une communauté. » Dans cette perspective, l’Église est constituée de « l’assemblée des croyants qui confessent Jésus-Christ en tant que sauveur et fondateur de l'Église. » Cette Église se veut mystique. Elle considère le corps du Christ, la mariée de Jésus. Elle est une, sainte, catholique et apostolique. Elle est à la fois terrestre et céleste.

L’une des distinctions de ce culte est la pratique stricte des dogmes religieux. Les orthodoxes, en particulier les Églises grecque et latine, opposent une certaine résistance à la modernisation et à la science. Très influencés culturellement par l’Orient, les orthodoxes utilisent beaucoup les icônes et les symboles pour louer et glorifier Dieu.

Dans l’esprit des orthodoxes, l’Église est synonyme de communauté, de famille, d’amis. C’est un lieu d’échanges et d’engagement. Une façon de voir qui contribue à bien accueillir les immigrants. Pour la communauté bulgare, l’Église est l’endroit où l’on prie, là où l’on trouve la paix et la sérénité.

Structure distinctive

Une autre des principales caractéristiques de la religion orthodoxe est sans aucun doute, son organisation structurelle. L’Église locale représente l’organisation ecclésiale dans une ville, présidée par un évêque et unie par l’Eucharistie.

L’Église nationale est la résultante de l’autocéphalie* accordé à un état indépendant sous le principe, explique Madame Tsvetkova, « d’une Église autocéphale dans un état indépendant », ce qui signifie que cette Église n’est pas soumise à la juridiction d’un patriarche.

C’est donc dire que l’Église locale s’inscrit dans l’Église nationale. Toutes les Églises nationales unies constituent l’Église terrestre universelle. Toutefois, en diaspora, l’ecclésiologie est renversée.  Ainsi, les Bulgares au Canada ont quatre évêques, appartenant à différentes Églises.

Soulignons qu’il existe 15 Églises orthodoxes dans le monde. La plus importante est celle que l’on retrouve en Russie avec plus de 90 millions de fidèles. La plus petite est constituée de 100 000 fidèles en Tchécoslovaquie. En Amérique du Nord, on compte un million de fidèles.

Principales différences

Poursuivant son exposé, Denitsa Tsvetkova aborde les principales différences avec le catholicisme. Le premier aspect qui saute aux yeux est l’esprit rationnel de la religion catholique où l’on reconnaît 21 conciles. L’harmonie relative face à la science et à la modernité est une autre distinction majeure.

En ce qui concerne le volet liturgique, la conférencière souligne ces éléments spécifiques :

  • Utilisation du pain azyme pour l’eucharistie

  • La confession est personnelle (discrète)

  • La première communion s’effectue avant la confirmation

  • Utilisation de statues ou d’images pour représenter la Trinité, les saints et les saintes

Du côté de l’orthodoxie, les dogmes sont inchangeables. Seuls les sept premiers conciles sont reconnus. Il y a disharmonie relative avec la science et la réalité moderne. Il n’y a pas de purgatoire chez les orthodoxes, c'est la tribulation. Les mariages interreligieux sont interdits.

En matière de liturgie, on constate :

  • Utilisation du pain avec levain, trempé dans le vin

  • La confession est ouverte (communautaire)

  • On reçoit la confirmation avant la communion (il n’y a pas de première communion précédée de la confession)

  • Utilisation des icônes pour représenter la divinité, les saints et les saintes

Sources du schisme

Dans son intervention, Madame Tsvetkova explique le schisme en s’appuyant sur les différences culturelles, les spécificités nationales, les luttes de pouvoir et les disputes d’ordre théologique et dogmatique.

Lorsque les luttes de pouvoir entre le pape de Rome et le patriarche de Constantinople se sont intensifiées sous le règne du pape Léon III, le schisme s’est concrétisé. Selon Posnov, les populations des croyants étaient déjà séparées à cette époque, sur les plans ethnographique, géographique et politique.

Témoignage personnel

Au cours de son témoignage personnel, Madame Tsvetkova avoue « voir Dieu comme un grand-père aimant, autoritaire qui pardonne et aime sans limite ». Si les icônes l’aident à prier, elle a mentionné avoir commencé à prier devant une statue de la Vierge lorsqu’elle est allée à l’Oratoire Saint-Joseph. « C’était la première fois qu’une statue m’inspirait », a-t-elle mentionné.

Elle croit à la dormition** de la Sainte-Vierge et non en l’assomption. Le Saint-Esprit vient du Père. Elle ressent le besoin de prier dans une église où l’on peut faire une iconostase. Lorsque les orthodoxes partagent une église avec les catholiques, on monte une iconostase pour la célébration. La consécration s’effectue derrière l’iconostase. C’est pour cette raison que l’on dit que c’est mystique.

Racontant une anecdote survenue lors des funérailles d’une personne qu’elle avait bien connue, Denitsa Tsvetkova a mentionné son désir de communier. Toutefois, elle s’est abstenue, respectant ainsi l’interdit de sa religion de communier dans une Église catholique.

Elle constate le même vide spirituel au Québec que dans son pays natal. Elle a vu cependant que des belles choses de l’Église catholique d’ici. Elle considère avoir été bien accueillie et remarque les avancées réalisées.

Après l’exposé de la conférencière invitée, la rencontre s’est poursuivie à la chapelle pour prier ensemble le même Dieu. La célébration de la Parole, animée par Sr Jacqueline Boudreau, était composée principalement de textes et de prières orthodoxes pour favoriser ce moment de communion profonde. De magnifiques chants orthodoxes russes ont complèté cette célébration et contribué à prier dans la beauté.

Cette deuxième récollection provinciale préparée par Sr Lise Bluteau, s’est terminée avec une collation qui a fourni une belle occasion de fraterniser et d’échanger dans le respect mutuel.  

Source : Sr Constance Létourneau

Reportage photos : Sr Yolande Dufresne

*Autocéphalie : « Qui ne dépend que de soi-même, qui a sa propre hiérarchie… Chaque groupe est distinct et indépendant des autres… » (Source :Centre national de ressources textuelles et lexicales)

**Dormition : « La différence est d’abord sémantique", explique le théologien orthodoxe Olivier Clément. Le terme passif d’Assomption traduit l’idée que la Vierge Marie ne s’élève pas d’elle-même au ciel mais qu’elle y est élevée, "assumée". La tradition orthodoxe, elle, insiste sur la douceur de la mort de Marie, tel un endormissement. D’où ce terme de Dormition… ».(Source)

« Semer l’espérance pour la planète » *

L’augmentation du nombre de catastrophes naturelles et les déclarations de nombreux scientifiques réclamant des changements importants nous font prendre conscience qu’il est urgent d’agir pour sauver la planète.

Plus près de nous, des personnalités québécoises dont plusieurs artistes ont pris une initiative « Pacte pour la transition » écologique et invité les citoyens à s’engager.

Ce projet poursuit deux objectifs :

  • Nous encourager à réduire notre empreinte environnementale par des petits gestes quotidiens.
  • Faire pression sur le gouvernement pour qu’il agisse de manière concrète contre les changements climatiques.

 Il est minuit moins une pour la planète

Au début de l’année, Radio-Canada contribuait au débat et à la réflexion en présentant une émission rappelant la nécessité de passer à l’action rapidement parce qu’il est « minuit moins une pour la planète ».

D’entrée de jeu, une question était posée : « Quel comportement êtes-vous prêts à changer pour la planète? » Question lourde de sens qui fait appel à notre responsabilité en tant que citoyen de la terre.

Un engagement concret pour les SNJM

Les membres de l’Équipe de leadership des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie du Québec n’ont pas attendu ces appels pour passer à l’action. Elles ont invité les sœurs individuellement, les groupes communautaires et les personnes associés SNJM à choisir un projet concret d’engagement au quotidien à partir des 5 R : réduire, réutiliser, recycler, réinventer, réparer.

Un appel à l’engagement qui s’inscrit dans un cheminement SNJM qui ne date pas d’hier. Il faut rappeler que nous avons adopté en 2008, une prise de position collective en faveur d’un accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires. Parmi les autres moyens privilégiés, nous soutenons des organismes environnementaux comme Eau Secours et nous participons à des événements de sensibilisation et d’action environnementales.

À la suite de l’invitation lancée par l’Équipe de leadership de la province, plusieurs groupes se sont activés. Ce dossier « Semer l’espérance pour la planète » présente des initiatives de deux institutions scolaires associées aux SNJM. Découvrez les initiatives du comité Uni-Vert du Pensionnat Saint-Nom-de-Marie (PSNM) et les actions du comité 100 % écolo du Collège Durocher-Saint-Lambert.

*Titre utilisé par l’Union des Supérieures Majeures, UISG

Des initiatives concrètes pour améliorer la situation de la planète au PSNM

Plusieurs projets ont été mis de l’avant ces dernières années par le comité Uni-Vert du Pensionnat Saint-Nom-de-Marie (PSNM).

Le plus récent est celui concernant le « Pacte pour la transition », initié par Dominic Champagne en novembre 2018. Parmi les nombreux élèves et membres du personnel signataires, on retrouve Mathilde Galipeau-Bitsch et Olivia Ruge du comité Uni-Vert. Ces dernières ont parlé de leurs engagements et de ceux de l’école en matière d’environnement en direct à RDI Matin. 

Constitué d’un enseignant et d’une dizaine d’élèves, le comité Uni-Vert a une mission de sensibilisation et de mobilisation des élèves pour un environnement plus écologique. Il organise des activités tout au cours de l’année pour inciter les élèves à s’engager personnellement afin d’améliorer la situation de la planète.

Plantation d’arbres et participation à la corvée du Mont-Royal font partie des activités annuelles du comité qui est aussi l’initiateur de nouvelles pratiques à l’école avec le support de la direction. Le compostage et la réduction des déchets illustrent bien les gestes posés tout comme le bannissement des bouteilles d’eau en plastique à usage unique et les pailles, à la cafétéria de l’école.

Enfin, il faut souligner l’existence d’un projet de toit-jardin biologique depuis 2014 auquel s’est greffé celui de la présence des ruches d’abeilles. Ce projet du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie favorise la production d’aliments locaux, l’éducation au jardinage, le verdissement urbain et la réduction des îlots de chaleur. Un sujet passionnant sur lequel nous reviendrons notamment pour parler du maillage avec un organisme communautaire en alimentation.

Une étude sur la présence de métaux lourds

Les préoccupations environnementales ne sont pas l’apanage du seul comité Uni-Vert au PSNM comme en fait foi une étude sur la présence de métaux lourds aux abords des autoroutes.

Ce projet, initié par un groupe d’élèves du PSNM, les a amenées à se rendre au Centre canadien de rayonnement synchrotron, situé à Saskatoon. Leur recherche leur a permis de découvrir l’existence d’un taux élevé de métaux  lourds dans leurs échantillons prélevés aux abords des autoroutes aux alentours de Montréal. Pour en savoir davantage sur ce projet spécifique, voici deux liens qui font référence à un article dans La Presse + et une entrevue à Radio-Canada.

Source : Manon Lanoue, directrice adjointe PSNM

Deux projets écolo au Collège Durocher-Saint-Lambert

Deux nouveaux projets du comité 100 % écolo ont vu le jour au Collège Durocher-Saint-Lambert, cette année.

La première action a permis de répondre à l’invitation de signer le « Pacte pour la transition » écologique, initié par Dominic Champagne, metteur en scène. Les membres du comité ont sensibilisé les élèves et le personnel qui ont été nombreux à s’engager.

Les élèves des 3e, 4e et 5e secondaire ont pu signer la pétition en ligne. Ceux du 1er et 2e secondaire ont manifesté leur engagement en signant leur nom sur des banderoles préparées par le comité. Cette campagne a servi du même coup à rappeler l’importance des petits gestes quotidiens pour préserver notre planète.

L’équipe du comité 100 % écolo a réalisé une tournée des classes pour poursuivre la sensibilisation auprès des élèves.

Collaboration avec le service de cafétéria

Le deuxième projet élaboré par le comité est le fruit d’une belle ouverture et collaboration du service de cafétéria du collège. La proposition du comité visait à réduire à la source l’empreinte écologique. L’entreprise Laberge service alimentaire a participé au projet en acceptant de retirer les articles suivants dès le 4 février 2019 :

  • Pailles
  • Ustensiles de plastique
  • Verres cartonnés pour le café

Rappelons que le comité 100 % écolo existe depuis plus de vingt ans au Collège Durocher-Saint-Lambert.  Durant toutes ces années, les membres du comité ont sensibilisé élèves et personnel à l’importance de poser des gestes concrets pour sauvegarder la planète : sensibilisation régulière, recyclage, compostage, etc. Plusieurs initiatives ont pris la forme d’actions concrètes et permanentes.

Sources : Maryse Blanchette et Johanne Tremblay – Collège Durocher-Saint-Lambert

« Une Bible des femmes », une relecture de la bible avec une perspective féministe

Lancé officiellement en septembre 2018 en Europe, cette nouvelle publication des Éditions Labor et Fides a suscité beaucoup d’intérêt. Le titre « Une Bible des femmes » donne la visée du livre. La Bible que l’on connaît est écrite par des hommes avec leur perspective propre.

S’appuyant sur des découvertes en sciences bibliques, des théologiennes protestantes, luthériennes, méthodistes et catholiques, européennes, africaines et québécoises (cinq), ont voulu relire la bible dans une perspective féministe en ce XXIe siècle.

Elles ont cherché de plus près la présence et l’apport des femmes dans la bible. Elles ont ainsi revisité certains passages dans le contexte des réalités vécues aujourd’hui. « Il est important de faire connaître le point de vue des femmes », a souligné l’une des auteures et co-directrices, Sr Pierrette Daviau, FDLS qui ne craint pas de s’affirmer féministe. « Être féministe ne veut pas dire être contre les hommes. »

Cette dernière insiste sur la diversité des approches et sensibilités féminines dans ce travail collectif. Les vingt théologiennes sont de générations différentes (27 à 77 ans). Elles ont partagé une expérience de travail collectif hors de l’ordinaire, selon elle.

Ces vingt théologiennes mettent en lumière une dizaine de thématiques liées à des femmes connues, étrangères ou sans nom. Elles révèlent leurs qualités de sagesse, de courage, d’enracinement dans la vie de leur peuple, etc.

Il est vrai qu’une interprétation porte souvent la marque de convictions personnelles et subjectives. Des éléments neufs éveillent cependant la curiosité, la réflexion, l’esprit critique. Notre vision en est ainsi élargie. Pour plusieurs, la lecture apporte une vision éclairante et encourageante.

Une Bible des femmes a obtenu le Prix du livre religieux de France en décembre 2018. Il a obtenu un grand rayonnement en Europe et en Afrique. Il est d’ailleurs à une deuxième réimpression. Jusqu’à maintenant, les commentaires reçus sont tous positifs, a mentionné Sr Daviau, à l’exception d’un, provenant d’un évangéliste américain qui n’a pas lu le livre!

L’initiative de l’Équipe provinciale du Québec d’offrir ce livre aux sœurs et aux personnes associées pour Noël a été grandement appréciée. De beaux moments de réflexion et de partage potentiels à venir…

Bonne lecture!

Simone Perras, snjm

Une bible des femmes. Vingt théologiennes relisent des textes controversés.

Elisabeth Parmentier, Pierrette Daviau, Laurianne Savoy (dir.) Ed. Labor et Fides, 2018. 281 pages

L’organisme Chemins de vie salue l’apport des SNJM

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont reçu une autre marque de reconnaissance de la part, cette fois-ci, de l’organisme Chemins de vie, à l’occasion des 175 ans de la congrégation.

Profitant de leur visite du Centre Marie-Rose, la délégation de l’organisme a procédé à la remise officielle d’une plaque honorifique à Sr Denise Riel, animatrice provinciale.

« Nous considérons primordial de souligner la généreuse et constante participation de la congrégation des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie à ce jour », a mentionné Madame Monique Rhéaume, présidente du conseil d’administration de Chemins de vie.

« Cette participation s’est concrétisée non seulement par un support financier, mais aussi beaucoup par la contribution dynamique de plusieurs religieuses qui ont su donner à Chemins de vie un essor continu, fiable, fortifiant, voire essentiel qui a aidé à bâtir une base solide au fil des années. »

Les connivences entre la mission d’éducation des SNJM et celle de Chemins de vie sont bien présentes. L’organisme situé à Longueuil apporte un soutien aux personnes qui souhaitent amorcer ou continuer, dans une perspective neuve, une démarche de recherche et de croissance spirituelles.

L’organisme inscrit sa démarche dans la ligne de la spiritualité chrétienne. Il est ouvert à accueillir, sans visée de prosélytisme, les personnes de toute croyance ou appartenance. En somme, Chemins de vie se veut un lieu d'accueil et d'accompagnement spirituel pour toute personne en quête de vie, de sens et de solidarité.

L’organisme a vu le jour en 2003. Sr Denise Riel a été d’ailleurs la cofondatrice de Chemins de vie. Elle y a œuvré dix ans comme directrice et y reste toujours attachée. Encore aujourd’hui, Chemins de vie profite de l’apport des sœurs Françoise Lanthier, Constance Létourneau et Marie-Paule Demarbre.

« Merci infiniment pour l’accomplissement de votre œuvre dans Chemins de vie, nous vous en sommes très reconnaissants », a spécifié Madame Rhéaume lors de la remise.

Une intégration qui nourrit espoir et rêves

Nouvelles d’une famille réfugiée syrienne

Arrivée à Montréal en juillet 2017, la famille Alrayes est la troisième famille de réfugiés syriens soutenue par un comité de parrainage auquel les sœurs et les personnes associées des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) font partie.

Toujours marquée par les atrocités subies en Syrie et préoccupée du sort de leurs proches laissés sur place, la famille de six personnes a d’importants défis à relever pour s’adapter à la société d’accueil québécoise. Au-delà de la langue et de l’alphabet, elle a vécu le choc climatique avec nos hivers rigoureux sans oublier toutes ses petites façons de faire les choses dans la vie quotidienne (marché d’alimentation, système bancaire, règles civiques, etc.)

L’une des grandes chances de la famille Alrayes a été de pouvoir compter sur le soutien indéfectible des membres du comité de parrainage de la paroisse St. Monica. Dès leur arrivée, la famille a profité de la présence de bénévoles exceptionnels et de l’accompagnement de tuteurs cinq fois par semaine. Les enfants ont été inscrits dans les classes d’accueil et les parents ont suivi des cours de français, financés par le gouvernement.

Une phase d’intégration positive

Dès septembre 2018, Ziad, le père de famille a déniché un emploi en maintenance dans une résidence pour personnes âgées. Même s’il a dû délaisser les cours de français sans encore vraiment maîtrisé le français et l’anglais, Ziad est très apprécié par les résidents. Son patron fait preuve d’une grande bienveillance à son égard ce qui facilite grandement son adaptation.

De son côté, Eman, la mère, poursuit ses cours de français. Elle souhaite pouvoir s’inscrire à un programme spécial pour les réfugiés afin de lui permettre de se préparer à travailler en cuisine ou devenir cheffe pâtissière. Elle est très motivée. Le comité est confiant qu’elle va réussir puisqu’elle est déjà reconnue pour ses talents de cuisinière qui ne manque pas de créativité.

Pour leur part, les quatre enfants s’intègrent bien. Ils espèrent pouvoir joindre les classes régulières prochainement. Abeer, l’aînée des filles, âgée de 17 ans, souhaite terminer son secondaire en 2020. Elle aspire poursuivre ses études au Cegep par la suite. Le plus âgé des fils, Ziad-Mohamed, 15 ans, fréquente l’école secondaire Saint-Henri. Il travaille déjà à temps partiel dans un établissement de restauration rapide. Les deux plus jeunes enfants, Mariam, 11 ans et Yousef, 7 ans, vont à l’école Les enfants du Monde.

Un repas festif

Les membres du comité de parrainage et les tuteurs ont été invités récemment par la famille Alrayes à un repas festif fait maison. Les convives ont pu apprécier la bonne nourriture préparée par Eman.

Ce fut un moment de rencontre inoubliable – une expérience d’hospitalité musulmane avec le partage d’anecdotes et bien des rires… Ce fut également une belle occasion de prendre conscience à nouveau de leur courage, de leur générosité, de leur foi et de leur ouverture.

Toute la famille ne cesse d’impressionner les membres du comité. À leur contact, chacun se rappelle comment la relation de parrainage est une expérience enrichissante mutuelle. Une expérience qui est vécue comme un beau cadeau de la vie.

Source : Sr Beverley Wattling

Une façon complémentaire d’appuyer des projets servant la mission SNJM

Collaboration avec Béati

Conscientes que leur mission et leurs valeurs sont partagées par plusieurs organismes communautaires, les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) soutiennent des groupes et des projets avec qui elles ont des connivences. Depuis août 2012, les SNJM travaillent en partenariat avec la Fondation Béati.

Cette Fondation, active au Québec depuis plus de 25 ans, possède une solide expertise dans le soutien financier et l’accompagnement d’initiatives significatives pour « contribuer à construire un monde plus juste et plus solidaire ». Les connaissances et façons de faire de la fondation Béati permettent aux SNJM d’explorer de nouvelles avenues en éducation dans l’exercice de solidarité avec les milieux.

Soutenir un projet d’éducation et de sensibilisation

Cette année, la Fondation Béati a choisi de soutenir au nom des SNJM, un projet présenté par les Arches du Québec. Ce projet s’inscrit parfaitement dans les orientations prioritaires de la congrégation en éducation.

L’appui financier du projet des Arches du Québec permet l’embauche d’une personne qui agira comme adjointe de soutien aux projets. Cette personne aura comme mandat de supporter « l’ensemble des communautés de l’Arche de Québec dans leur travail de sensibilisation à la contribution des personnes présentant une déficience intellectuelle. »

Le projet prévoit entre autres, une campagne de sensibilisation auprès des écoles primaires, une sensibilisation de l’expérience de l’Arche auprès des étudiant-e-s du collégial et du milieu universitaire sans oublier le grand public.

Le soutien d’un tel projet illustre à merveille la diversité des causes correspondant aux valeurs et à la mission SNJM. Il permet également de mieux saisir la portée de la collaboration avec la Fondation Béati pour analyser et identifier des projets susceptibles de servir la mission SNJM. C’est également une excellente façon d’accompagner des groupes un peu partout au Québec.

Photos - Source Béati et Arches du Québec

S’ouvrir aux autres pour lutter contre les préjugés

Récollection 1 – Religion juive

Venue parler de sa religion, la religion juive, Madame Sharon Helfer a partagé les connaissances acquises par sa propre quête de sens et ses expériences. Cette première rencontre, d’une série de conférences orientées vers le dialogue interreligieux avait lieu à la Résidence Marie-Rose Durocher, le 22 novembre dernier.

Pour étoffer sa présentation voulant expliquer ce que dit la foi juive sur Dieu et la façon de pratiquer cette religion selon les diverses confessions judaïques, Madame Helfer a élaboré sur les trois points suivants :

Qui est Dieu dans la foi juive? Qu’est-ce que la foi juive? Et comment connaître et servir Dieu?

Qui est Dieu dans la foi juive?

Le Dieu juif n’a pas d’apparence physique, il n’est pas corporel même si l’on parle dans la Torah de la main et du cœur de Dieu. C’est le Créateur de l’univers. Il est immanent à sa création. Il est une présence intime. Son aspect féminin se nomme « Shekinah ».

Cette érudite nous présente le Dieu juif comme un « Dieu de l’alliance. Un Dieu qui accompagne. Tout ce qu’il est, nous dépasse. » Son unicité est d’ailleurs proclamée par la prière qui commence par « Écoute Israël, Dieu est Un » (Dt 6,4-9).

Ce Dieu des alliances est fort bien représenté par la sortie d’Égypte qui constitue un moment central dans la foi juive. C’est à ce moment-là que Dieu mentionne « Désormais si vous gardez mon commandement, je serai votre Dieu et vous serrez mon peuple. »

Qu’est-ce que la foi juive?

La conférencière a présenté un tableau des religions mondiales pour brosser un portrait juste de la situation. On y découvre alors que les chrétiens occupent la première place avec 33,6 % des croyants, suivis des musulmans avec 20,28 %. La religion juive se situe à 0,23 %, soit après la population qui se déclare athée à 2,35 %. C’est ce qui a fait dire que « les Juifs sont une minorité fière. »

Le respect et l'amour de la Torah se traduisent par la profession de scribe et par le port de phylactères et la possession de mezouzah (étui longiligne qui contient deux textes de la Loi).  Ils se manifestent aussi par la fête de Sim ‘Hat Torah. Cette dernière est une fête de réjouissance où l'on célèbre la Torah en promenant le rouleau et en dansant le 9e jour de la fête de Souccot.

Avec le temps, la foi juive a bien évolué sous l’influence des femmes même si celles-ci ont encore de la difficulté à trouver leur place.

Au cours de ses explications, Sharon présente une roue qui représente les fêtes liturgiques de l’année, célébrant les dimensions : agricole, historique et familiale. Tout en décrivant chacune d’entre elles, la conférencière rappelle que la Pâque juive est la fête la plus célébrée.

Elle souligne également l’existence d’une division entre les Juifs. Il y a ceux de l’Est et de l’Europe ayant développé la langue yiddish (mélange de langues et de l’hébreu) et ceux de l’Espagne. On parle ici de la branche sépharade, sous l’influence arabe et dont la langue est le ladino.

Comment connaître Dieu?

À cette question importante, Sharon a une réponse simple et claire. « Si on aime Dieu, on veut le connaître, étudier sa création, d’où le respect et l’amour pour la Torah. »

Membre des Juifs réformés, Sharon a rencontré l’Imam de la mosquée de Québec. Elle a fait le constat qu’en apprenant à mieux se connaître mutuellement, on « améliore notre connaissance de Dieu. » Sa recherche passe ainsi par une meilleure connaissance et compréhension des humains.

Poursuivant ses explications sur les distinctions du judaïsme, Sharon aborde la Kabbale, une voie mystique du judaïsme, en soulignant l’existence de trois branches. Elle fait alors mention des trois livres clés que sont : le livre de la Création (3e ou 4e siècle), le livre de la Clarté (Languedoc – 12e siècle) et le livre de la Splendeur ou Zohar (Moïse de Léon, 13e siècle – Espagne).

Elle poursuit en mentionnant l’existence d’une autre clé que sont les dix sefiroth. Ces derniers sont les visages de Dieu représentés dans le corps tels que la sagesse et la beauté, par exemple. Elle parle également de la réparation du monde, une théorie de la kabbale (17e siècle) voulant que Dieu se soit contracté pour créer. La lumière divine présente dans des contenants, s’est alors brisée. Pour réparer, il faut suivre les commandements, en priant, en aidant son prochain et en mangeant casher.

Elle termine cette partie de sa présentation en signalant une autre distinction : l’union de l’homme et de la femme.  La présence de Dieu parmi nous est décrite par la notion de Shekinah, envisagée comme la part féminine de Dieu. Dès lors on peut comprendre les métaphores de la relation conjugale pour rendre compte du désir d'union entre le En sof (l'Infini) et la Shekinah.

Comment servir Dieu?

Parmi les autres éléments distinctifs, soulignons que l’idée de la justice sociale est très présente dans leur religion. Elle mentionne le fait que les Juifs servent Dieu en marchant en solidarité. Ils prient avec leurs pieds!

Ils utilisent leur libre arbitre en faisant le bien et en exerçant la miséricorde dans le monde. Le mal ne peut être camouflée, ils cherchent le chemin où marcher quand ils souffrent et ils essaient de transformer le mal en bien.

En abordant la présence de la miséricorde dans le judaïsme, Sharon cite un rabbin « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi-même. »

Un parcours atypique

Élevé dans un foyer moderne où l’on ne parlait pas beaucoup de Dieu, Sharon a fait la connaissance de la foi lors d’une rencontre avec un rabbin dans une synagogue au moment où il lui a parlé que « Dieu est bon. »

C’est en Israël qu’elle a rencontré son mari, Peter, natif de Suède. Mère de trois garçons, sa famille fait alors partie d’une communauté. Elle rédige une thèse de doctorat sur cette communauté. Puis, elle qui ne connaissant pas encore la prière, entreprend une deuxième maîtrise et un doctorat en études juives.

Découvrant toute l’importance de l’appartenance, elle ne se contente pas de poursuivre ses recherches sur les études juives. Elle s’intéresse plutôt au dialogue sans perdre de vue que les Juifs sont minoritaires.

Elle met l’emphase sur l’écoute, ce qu’elle appelle l’histoire orale. Elle participe au dialogue judéo-chrétien au Québec. Cette démarche opère une transformation intérieure qui lui permet de voir l’autre comme une sœur, un frère. « Il faut combattre le préjugé de penser que l’autre me veut du mal », affirme-t-elle.

Aujourd’hui, Sharon a entrepris un post-doctorat sur l’histoire orale des Juifs, des Cambodgiens, des Rwandais et des Haïtiens. Elle écoute les histoires de vie tout en recensant les données recueillies dans une base de données.

La conférence a été riche en contenu étoffé touchant plusieurs aspects, dont la question du pardon, des nombreuses branches de la religion juive et du conflit avec les Palestiniens.

La rencontre s’est terminée par une célébration à la chapelle. Rappelons que cette activité a été organisée par le comité d’animation spirituelle SNJM.

Source : Sr Constance Létourneau

Reportage photos : Sr Yolande Dufresne

Les SNJM réclament la ratification de la Convention C-189 par le Canada

Un appui significatif a été posé en faveur de la protection des droits des travailleurs et travailleuses issus de l’immigration, lors du rassemblement provincial SNJM, le 6 octobre dernier.

Toutes les personnes présentes ont été appelées à signer une carte postale réclamant du gouvernement canadien et de son premier ministre, que le pays s’engage à ratifier la Convention C-189, adoptée à l’ONU en 2011. Cette convention identifie une série de mesures devant être mises de l’avant par les États signataires afin de protéger les droits des personnes immigrantes sur le marché du travail.

Le texte de la pétition sous la forme d’une campagne de cartes postales explique clairement la pertinence pour le Canada d’agir alors qu’il y a de plus en plus de programmes favorisant la migration temporaire. Vous pouvez contribuer à cette démarche en signant vous aussi la carte et en l’adressant au premier ministre du Canada. (Téléchargez le fichier PDF ci-dessous)

Rappelons que cette démarche s’inscrivait dans l’esprit de la Journée de service et de justice SNJM, lancée par l’Équipe de leadership de la congrégation. Cette journée a été instaurée pour mettre en évidence l’esprit et les valeurs de la bienheureuse Marie-Rose Durocher et contribuer à répondre à des besoins de notre monde et de la Terre.

L’appel lancé dans toute la congrégation a reçu un bel accueil dans toute la congrégation permettant la réalisation de plus de vingt actions au Québec et ailleurs, dans les jours précédant ou suivant le 6 octobre. Cette démarche de solidarité collective a constitué un autre moment important dans l’année de célébrations commémorant les 175 années d’existence des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).Pour en savoir davantage sur le sujet, cliquez ici.

Source illustrations : Bureau international du Travail - Genève

Des exemples d’actions concrètes aux personnes migrantes et réfugiées présentés au colloque de l’ATTIR

Animatrice provinciale des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), Sr Denise Riel a été invitée à témoigner des actions prises par sa congrégation en lien avec la problématique mondiale de la crise migratoire, à l’occasion du colloque annuel de l’Association des trésoriers et des trésorières des instituts religieux (ATTIR), tenu à Montréal, le 18 octobre dernier.

Accompagnée de Monsieur Jacques Morin, membre du groupe Chemins d’accueil de Longueuil, tout comme elle, Sr Denise a insisté sur le travail de collaboration et la force d’une équipe rassemblant les talents de tous et chacun-e pour réussir un accueil de personnes migrantes et réfugiées dans notre société.

Elle a rappelé que l’aventure de l’accueil de personnes migrantes et réfugiées au sein de sa congrégation remontait aussi loin qu’en 1847, avec l’arrivée de trois jeunes sœurs orphelines irlandaises dont les parents avaient été terrassés par le typhus. Ce premier geste, réalisé à peine quatre ans après la fondation de l’institut, fondé par la bienheureuse Marie-Rose Durocher, à Longueuil en 1843, a ouvert la voie à une culture de l’accueil de « l’autre dans sa différence » et à briser les chaînes de la « peur de l’autre différent ».

Tout en soulignant l’implication de sa congrégation lors de la crise migratoire de 1978 (« boat people ») où les SNJM ont parrainé des familles cambodgiennes et laotiennes, Sr Denise a mentionné l’intervention de la supérieure générale auprès du ministre de l’immigration canadienne en 1987, avant de signaler toute la démarche entreprise au sein de la congrégation de sensibilisation et d’information sur la crise migratoire en 2012. Cette démarche, initiée par le Réseau Justice et Paix SNJM, a suscité de longues analyses et réflexions avant d’en arriver à l’adoption par toute la congrégation SNJM, d’une prise de position collective sur les personnes migrantes et réfugiées en 2017.

En parallèle, des gestes concrets sont posés par les SNJM dont une participation active à des groupes de parrainage pour accueillir trois familles de réfugiés syriens (deux à Longueuil et une à Montréal). Cela comprend une présence, des fournitures de maison, de l’aide à l’apprentissage du français, de l’accompagnement à des activités de la vie quotidienne, et bien d’autres petites attentions utiles. Comme dernier geste concret tout récent, Sr Denise a annoncé l’initiative des SNJM vivant au Pérou, où elles accueillent des familles vénézuéliennes alors que sévit une autre crise migratoire dans cette partie du monde.

Au cœur du groupe de parrainage de Longueuil et toujours très actif dans le dossier, Jacques Morin a, pour sa part, mis l’accent sur les nombreuses formes d’aide accessibles à toutes les congrégations religieuses, désireuses de poser un geste concret pour venir en aide aux personnes migrantes et réfugiées, généralement démunies à leur arrivée dans leur nouveau pays d’adoption.

Il a ainsi rappelé toute l’importance de créer des liens avec ces familles réfugiées notamment, en les aidant à la francisation soit par la conversation et l’aide aux devoirs aux adultes et aux enfants, en invitant les familles à des fêtes et des rencontres, en favorisant le partage des divers héritages culinaire, musical, historique et ce, de part et d’autre, lorsque les nouveaux arrivants peuvent communiquer leur propre histoire. Cette approche est un enrichissement mutuel qui s’avère une expérience indescriptible, pour les parrains et marraines.

M. Morin a également mentionné le soutien sous forme de commandites ou de dons à des événements ciblés, reliés à l’éducation, au support aux familles, aux projets d’accueil et d’accompagnement. Il a aussi ouvert la porte sur la problématique de l’emploi, en invitant les responsables à privilégier l’accès aux divers postes (cuisine, soins infirmiers, entretien ménager et autres) à des travailleurs et travailleuses, issus de l’immigration.

Dans son intervention, Jacques Morin a abordé l’autre difficulté affectant plus particulièrement, les personnes réfugiées et demandeurs d’asile, soit le logement. La pertinence de créer des fonds de garantie pour les propriétaires qui hésitent à louer leurs appartements constitue une avenue pouvant solutionner une partie du problème. Il a aussi fourni des exemples d’options lors d’un réaménagement ou une réaffectation des terrains et immeubles, en encourageant la mise sur pied de projets incluant des personnes immigrantes (jardins communautaires, culture, lieux d’entreposage…)

M. Morin a conclu sur la nécessité de travailler en collaboration avec des groupes locaux, régionaux et nationaux, voués aux questions reliées au volet migratoire tout en invitant à prier pour tous ceux et celles, affectés par cette crise et engagés à réduire ses impacts sur tous ces êtres humains.

Rappelons en terminant que le colloque de l’ATTIR sur le thème Les migrants, avait pour but d’offrir une « journée de réflexion et de partage sur les migrants-es au travers de l’étude des dynamiques migratoires actuelles et de l’impact pour le Canada des décisions américaines en matière d’immigration… » La journée devait aussi présenter des messages d’espérance provenant d’acteurs et d’actrices du milieu communautaire et religieux qui fournissent des solutions aux personnes migrantes et réfugiées.

Vous pouvez lire le texte d’allocution de Sr Denise Riel en téléchargeant le fichier PDF ci-dessous.

Alt-o-tech : Un tremplin vers un océan de possibilités en cette ère numérique

Le Pensionnant du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) a inauguré à la fin du mois d’août dernier, un espace d’apprentissage intégré qui tient compte de la pédagogie à l’ère numérique, nommé Alt-o-tech. Ce nouvel environnement s’inscrit dans la ligne de pensée du plan d’action numérique du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Il « se veut un endroit inspirant où les élèves vont pouvoir avoir les outils nécessaires pour découvrir, pour innover, pour créer le monde. Nous souhaitons transformer leur réflexe de « je veux, donc j’achète » par « j’ai besoin, donc je crée, donc j’invente », a précisé Jessika Valence, directrice des services pédagogiques, en incitant les jeunes filles à répondre à « Comment réalise-t-on son imaginaire? »

Lieu de réflexion, de collaboration, de concrétisation et de passion, l’Alt-o-tech est aménagé en diverses zones pour favoriser les étapes ou différentes haltes d’un projet : Alt-créative, Alt-réflexion, Alt-studio… Il ouvre la porte à un océan de possibilités et à des opportunités extraordinaires en favorisant une meilleure compréhension des élèves à leur environnement et aux technologies qui les entourent.

Une vision d’avenir portée par un riche héritage

La présence d’un tel espace technologique sera bénéfique pour les élèves et très stimulant pour les enseignants, appelés à concevoir des projets pédagogiques ouverts sur la programmation, le dessin assisté par ordinateur, la robotique, les projets design, la résolution de problèmes complexes de la vie, etc.  La mise en place de tels projets viendra diversifier et enrichir l’enseignement de l’institution tout en facilitant l’accès aux technologies émergentes.

Cette approche visionnaire du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) repose sur son projet éducatif mis en place dès sa création en 1905, soit celui « d’éduquer les jeunes filles de manière intégrale. » Comme l’a fait remarquer Madame Valence, « À l’époque, ce désir était déjà avant-gardiste et porteur d’une vision tournée vers l’avenir, car la femme n’avait pas la place qu’elle occupe actuellement dans la société. Nous sommes fiers de cet héritage qui nous pousse encore aujourd’hui à vouloir repousser les limites pour amener les jeunes filles à aspirer à devenir les leaders de demain. »

L’inauguration de l’Alt-o-tech, cet espace superbement équipé de 24 postes informatiques performants, de projecteurs, de robots, d’écrans, d’un studio et d’un espace dédié à la réalité virtuelle, est la concrétisation d’un travail de collaboration avec plusieurs partenaires.  

« Au nom de la communauté du PSNM, je souhaite souligner l’apport financier considérable dans ce projet et le soutien indéfectible à tous égards des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et de la Fondation du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie, sans qui l’Alt-o-tech ne serait encore qu’un souhait », a déclaré Yves Petit, directeur général.

Soulignons en terminant que le Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) a profité de l’occasion pour inaugurer également un autre lieu nouvellement aménagé, désigné Espace-temps. Cet endroit offre un espace de vie moderne dans le même esprit que l’Alt-o-tech, pour favoriser la création et la collaboration, sans toutefois la présence des équipements techniques.

Appel à une action pastorale universelle pour protéger l’eau potable

À l’occasion de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création le 1er septembre dernier, le pape François a fait des constats réalistes sur les questions environnementales et plus particulièrement, sur tout ce qui concerne la protection de l’eau potable.

« Nous devons le reconnaître : nous n’avons pas su prendre soin de la création de manière responsable », a-t-il souligné d’entrée de jeu. Il a attiré l’attention sur la problématique de l’eau en rappelant que « l’accès à l’eau potable et sûre est un droit humain primordial, fondamental et universel, et une condition pour l’exercice des autres droits humains. »

Insistant sur l’importance et l’urgence de prendre soin des sources et des bassins hydriques et de ne pas permettre que les mers et les océans se couvrent d’étendues inertes de plastique flottantes, il a affirmé fermement. « Il faut de toute urgence des projets communs et des gestes concrets », avant d’ajouter « …nous sommes appelés à nous engager, de manière active, en priant comme si tout dépendait de la Providence divine et en œuvrant comme si tout dépendait de nous. »

Cet appel vibrant nous interpelle directement comme congrégation qui a adopté voilà déjà plus de dix ans, une prise de position collective sur la protection de l’eau comme droit humain et bien public. Quelles actions pouvons-nous poser au quotidien pour répondre à cet appel et contribuer à la sauvegarde de ce bien essentiel à la vie?

Dans son tout récent document Déclaration sur le droit à l’eau potable, publié le 9 octobre dernier, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) donne suite à cet appel du pape et invite la population canadienne à poser des gestes simples qui peuvent avoir d’importantes retombées pour le bien de tous.

Parmi leurs suggestions, on retrouve :

  • Évitez l’eau embouteillée chaque fois que c’est possible
  • Intervenez auprès de vos députés pour que l’eau douce reste un bien public au Canada et qu’elle ne devienne pas le monopole de sociétés privées
  • Faites-vous entendre du gouvernement fédéral pour qu’il donne suite à sa promesse de fournir en eau potable salubre, les réserves des Premières Nations

À cela s’ajoutent bien d’autres actions qui peuvent faire la différence. Que ce soit la lutte au suremballage, une utilisation judicieuse de l’eau pour éviter le gaspillage, etc.

Découvrez le message du Saint-Père du 1er septembre 2018 et l’information sur la proclamation de l’Assemblée générale des Nations-Unies qui a confirmé la période de 2018-2028 comme étant la Décennie internationale d’action L’eau pour le développement durable.

Dialogue interreligieux

« Dieu est trop immense pour être enfermé dans un credo ». Cette affirmation d’Ibn ‘Arabî, mystique soufiste, interroge chacune de nous : Qui est Dieu pour moi?

En trois rencontres, trois femmes, l’une juive, l’autre chrétienne orthodoxe et la dernière, musulmane répondront à cette question, au nom de leur foi et de leur cheminement personnel.

Ces trois rencontres, organisées par le comité d’animation spirituelle, répondent à l’invitation du dernier Chapitre général à réfléchir sur ce que nous apprenons auprès de personnes de diverses cultures, de races ou de croyances religieuses.

Ces trois femmes, Sharon Gubbay, Denitsa Tsevtkova et Samia Amor, deviendront, le temps d’une rencontre, nos sœurs dans la foi en un Dieu unique.

Bienvenue à la résidence Marie-Rose Durocher les samedis 9 février et 30 mars. La première de ces rencontres a eu lieu le jeudi 22 novembre dernier.

Lise Bluteau, responsable

Dans ce même esprit, des rencontres avec trois personnes différentes de religion juive, orthodoxe et musulmane seront organisées à la Maison Jésus-Marie. Ces personnes seront également invitées à témoigner de leur foi en Dieu et de leur engagement au nom de leur foi.  L’organisation de ce volet est sous la responsabilité de sœur Jeanne Dagenais. Une première rencontre a eu lieu le 27 octobre. Deux autres sont planifiées pour le 26 janvier et le 6 avril 2019.

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