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Lancement d’un album de chansons écrites par les enfants

La Maison des enfants Marie-Rose de Beauharnois a procédé au lancement d’un album de chansons entièrement écrites et chantées par les enfants, le 29 mars dernier. Ce second album intitulé Le printemps des enfants compte 14 pièces inédites.

Le lancement effectué au Centre communautaire de Beauharnois a réuni parents et amis de la Maison des enfants et bon nombre de personnalités du milieu. Les invités ont eu droit à une performance en direct des enfants impliqués dans le projet. Accompagnés de l’orchestre MISC, ils en ont épaté plus d’un par leur aplomb et leur enthousiasme.

Ce projet d’album a été réalisé sur une période de quatre mois, entre mai et août 2017. Il a nécessité une répétition hebdomadaire de 20 minutes par enfant. Tous les textes ont été écrits par les enfants. Dans certains cas, ce sont des compositions intégrales (pistes 5,9,10 et 11) alors que dans d’autres, une adaptation a été effectuée par Philippe Leduc, celui-là même qui a composé les musiques et réalisé le disque.

Un album criant de vérité

Contrebassiste de Kio Pelgag et du trio jazz MISC, Philippe Leduc a créé des mélodies accrocheuses qui donnent du relief aux textes des enfants. Ces derniers abordent des sujets crus et authentiques qui peuvent parfois déstabiliser. Les quelques imperfections des voix des enfants d’affectent pas l’écoute de l’album. Au contraire, elles ajoutent du réalisme et un accent de vérité à leurs propos.

La pièce « Arc en ciel magique » s’avère un véritable vers d’oreille tandis que la chanson « Papa » est renversante par son message. Les premiers commentaires soulignent l’appréciation générale.  Certains se sont dit enchantés et parfois bousculés par la vision du monde des enfants. L’album est disponible à l’écoute et en vente dès maintenant en cliquant ici.

Rappelons que la Maison des enfants Marie-Rose est un organisme à but non lucratif (OBNL) dédié à l’initiation aux arts et à la musique des enfants de 5 à 12 ans.  Depuis sa fondation en 2007, l’organisme a confirmé la valeur de son approche. L’organisation d’activités culturelles jumelées à des formations structurantes à tous les jours après l’école contribue au cheminement personnel et scolaire des jeunes et renforcent leur capacité de résilience.

Pour en savoir davantage sur les services offerts par la Maison des enfants Marie-Rose et la campagne de financement en cours dans le but d’agrandir les locaux afin de répondre aux besoins de tous les enfants de la région, consultez le site Web.

Voir l'album-photos de l'événement - MDEMR

Ensemble pour la paix : une démarche de solidarité

Une activité de sensibilisation à l’importance du dialogue dans la construction de la paix a été organisée dans trois résidences des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Cette campagne de Développement et Paix se déroule annuellement lors du carême pour favoriser un mouvement de solidarité, d’ouverture aux autres, de partage et d’engagement.

Animées par les sœurs Jeanne Dagenais et Phyllis Douillard et par Dorothy Guha, personne associée snjm, ces rencontres ont été conçues pour favoriser le dialogue intergénérationnel, intercommunautaire et interreligieux. Une jeune du groupe Unesco du Collège Durocher-Saint-Lambert, qui avait préalablement vécu une activité similaire avec sœur Dagenais, s’est jointe à l’équipe d’animation pour partager le résultat des réflexions des jeunes.

Débutant par quelques minutes d’intériorité pour écouter l’appel à la prière des sœurs et frères musulmans, la rencontre s’est poursuivie avec l’expression de souhaits de paix adressées à l’assemblée en plusieurs langues : français, anglais, créole, espagnol, sesotho et arabe.

Mise en situation de conflit

Cette année, le comité d’animation a choisi une mise en situation pour amener les personnes participantes à comprendre le rôle du dialogue dans la prévention et la résolution de conflits. Ces dernières ont ainsi été invitées à se mettre dans la peau de victimes d’évictions forcées, habitant Lagos au Nigéria.

L’assistance a été divisée en trois groupes. L’un représentait un promoteur immobilier désireux de construire des condos sur le bord de la mer pour développer le tourisme en misant sur les attraits de la plage.

Un second groupe symbolisait le gouvernement. C’est à ce dernier qu’incombe le choix de donner son accord ou non à un tel projet. Il peut faciliter la réalisation du projet du promoteur par des lois ou l’en empêcher.

Enfin, le troisième groupe représentait les citoyens qui tirent leur gagne-pain de la mer depuis des générations.

Bâtir la paix par le dialogue

Chaque groupe devait défendre son point de vue, peser le pour et le contre et amorcer le dialogue avec les autres groupes afin que les droits de chacun des groupes soient respectés. Tout un défi, comme l’ont réalisé les personnes participantes, qui n’est pas insurmontable, mais qui requiert réflexion, compréhension et respect.

Les aumônes de carême ont été recueillis dans un signe de solidarité avec les habitants du Nigéria.  Puis la rencontre s’est terminée par quatre prières pour la paix : une prière juive, une prière chrétienne, une prière amérindienne et une prière musulmane. Voir le fichier PDF ci-dessous pour découvrir ces prières.

Pour récupérer quelques éléments d’information de cette campagne de Développement et Paix

Photos reportage : Sr Gisèle Lalande et Sr Jeanne Dagenais

« Nous sommes et serons féministes tant qu’il le faudra! »

Dans le cadre de la Journée internationale des femmes, Lise Leduc, avocate, a prononcé un discours au Centre communautaire de Beauharnois où elle a rendu hommage à plusieurs femmes dont les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM). Nous reproduisons avec sa permission, quelques passages de son intervention, sous le thème « Nous sommes et serons féministes tant qu’il le faudra! »

On m’a invitée à venir vous parler en cette Journée de la femme, m’identifiant certes comme une femme dont le parcours de vie a pu naître d’une pensée féministe.  Je suis née en 1941 et je me suis éveillée à la vie dans l’enthousiasme, l’effervescence et la promesse de lendemains qui chantent des années d’après-guerre.  

Fille puinée d’une famille de 11 enfants, j’ai très tôt assumé la responsabilité précoce de « la grande sœur. »  J’ai eu la chance, devrais-je dire, privilège, d’avoir eu tout au cours de ma vie des femmes qui m’ont guidée, conseillée et aimée.  Un seul regard de tendresse a quelque fois suffi.

Héritage SNJM

C’est avec émotion que je pense aujourd’hui à mes professeurs, les religieuses des Sœurs des saints Noms de Jésus et de Marie, communauté ayant pris charge de l’éducation des filles à Beauharnois.  

Sans elles, je n’aurais pas connu l’importance du savoir, l’obligation d’apprendre davantage, de pousser plus loin, le bonheur d’apprécier la lecture, d’apprendre la musique, d’écrire et de parler notre belle langue et d’en être fière. Elles m’ont fait découvrir là où se trouvaient de véritables « pépites d’or », devenues davantage précieuses avec l’avancée en âge.  Je profite de l’occasion pour leur rendre hommage et les remercier.

Souvenir de femmes inspirantes

Il eut aussi parmi nous des femmes inspirantes qui ont ouvert des sentiers d’avenir, dont le passage dans la vie des citoyens de Beauharnois a changé des choses. La journée de la femme c’est aussi le moment de raviver le souvenir de ces femmes et c’est ce que j’ai choisi de faire.   Elles sont nombreuses, méconnues ou oubliées.  J’ai pu retracer le parcours de quatre d’entre elles maintenant disparues que j’ai personnellement connues et je ne résiste pas au désir de vous parler d’elles en témoignage de reconnaissance et en hommage pour ce qu’elles nous ont laissé.  

D’abord, permettez-moi d’avoir une pensée et remercier, s’il m’entend de là-haut, Yvon Julien, notre historien local qui a su conserver la mémoire d’ici. J’ai puisé dans ses brochures, livrets, livres, publiés au cours de près de trente ans, moultes informations sur   l’engagement de Cécile Godin et de Loretta Hudon Simard, citoyennes de Beauharnois dont on a honoré la mémoire en donnant leur nom, pour l’une au Centre Cécile-Godin et pour l’autre à la rue Loretta-Simard, autrefois nommée, rue Leduc dans l’arrondissement Maple-Grove. 

Je veux vous parler également de Rita Montpetit-Lefebvre, qui est à l’origine de notre bibliothèque municipale et d’Isabelle Labrecque-Paquette fondatrice du Regroupement des personnes handicapées, deux grandes bénévole, femmes inspirantes que nous nous devons de ne pas oublier.

« La mémoire est la seule immortalité pour les êtres qu’on a aimés. »*                                 

Rappelons que Madame Leduc a été la première présidente du conseil d’administration de la Maison des enfants Marie-Rose, fondée voilà plus de dix ans déjà. Elle a fait ses études à Beauharnois, tout d’abord dans les écoles Marie-Rose au primaire et à Jésus-Marie, au secondaire, avant d’entreprendre des études commerciales au Holy Names Business College, alors situé à la Maison-mère des SNJM, à Outremont.

Inscrite au programme de formation permanente du Collège Sainte-Marie, elle a accumulé des crédits pour l’obtention d’un baccalauréat ès-art. Admise à la Faculté de droit de l’Université de Montréal en 1978, elle devient membre du Barreau du Québec en 1984. Elle a pratiqué le droit jusqu’en 2015. En parallèle, elle a aussi été élue conseillère municipale de Beauharnois en 1974.

*tiré de Le Droit d’être rebelle – Marcelle Ferron

Démystifier le vieillissement et maintenir l’épanouissement de ses capacités cognitives

Conférence de Geneviève Ling

« Ce que j'ai retenu pour moi, entre autres, c`est que le cerveau possède trois mémoires différentes et que ce dernier a une capacité illimitée d'acquérir de nouvelles informations, voilà pourquoi, il est bon et nécessaire de le garder actif avec de nouveaux apprentissages à tout âge », a souligné l’une des nombreuses participantes à la conférence de Geneviève Ling, détentrice d’un baccalauréat en psychologie et une maîtrise en neuropsychologie.

Venue présenter une conférence en novembre et en février dernier aux sœurs et personnes associées, à la Maison de la Congrégation, Madame Ling est reconnue pour ses années d’expérience en évaluation, diagnostic et suivi sur divers troubles d’apprentissage chez l’enfant et l’adulte. Elle agit également comme conférencière et chargée de cours sur la mémoire et le vieillissement cognitif.

Alors qu’elle complète présentement une thèse de doctorat sur le traitement à domicile des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer, de démence vasculaire ou de démence mixte, Madame Ling a présenté une théorie sur le vieillissement et un savoir-faire pour maintenir et épanouir les capacités cognitives.

Poursuivre ses apprentissages à tout âge

Malgré la complexité du sujet, la conférencière a su brosser un tableau serein d’une situation alarmante, avec l’augmentation du nombre de personnes dépassant le cap des 85 ans. À l’aide d’anecdotes et de mises en situation, Madame Ling a réussi à rendre accessibles les diverses notions liées aux problèmes cognitifs.

« Ce que je retiens en gros, c'est que notre cerveau est d'une importance capitale dans notre vie. Nous avons à en prendre soin autant que cela est possible, en tenant compte de notre génétique et de nos ressources personnelles », a mentionné une participante.

Une autre a, pour sa part, retenu ceci : « La théorie sur le vieillissement m’a permis de concrétiser, par des schémas et des explications, toute la complexité du cerveau. Celui-ci gère les fonctions cognitives (langage, mémoire, perception, planification). Lorsque l’on avance en âge, il se produit des effets normaux; une diminution du volume du cerveau, une diminution du flot sanguin, une diminution de l’hippocampe; ce qui entraîne une diminution de la mémoire et de la capacité d’engranger des connaissances. »

Pour une autre participante, la teneur des propos de la conférencière a été rassurante. « Avec l'âge, le cerveau peut fonctionner plus lentement, c`est normal, ce n'est pas nécessairement signe de démence, et il faut savoir suivre son propre rythme, tout en continuant de nouveaux apprentissages. »

Des trucs pour ralentir la détérioration du cerveau

Geneviève Ling a fourni quelques conseils pratiques importants pour empêcher le cerveau de se détériorer. En voici quelques-uns :

  • S’appliquer assidûment à faire des exercices physiques diminue de 38 % la possibilité de faire de la démence.
  • Opérer quelques changements dans nos habitudes, comme par exemple :  Changer notre menu au déjeuner.
  • S’impliquer socialement en entretenant des relations interpersonnelles, soient familiales ou amicales, gratifiantes.
  • Retenir une information au moins une fois par jour.
  • Porter une attention soutenue à un travail.
  • Surveiller notre alimentation en respectant le Guide alimentaire canadien.
  • S’appliquer à regarder notre environnement et notre monde avec un regard positif.
  • Jouer à des jeux (cartes, dés, bricolage, danse), etc.
  • Apprécier les gens avec qui nous vivons.
  • Écrire un livre ou nos mémoires.

À en juger les commentaires et les propos recueillis après la tenue de ces deux conférences, la conférencière a atteint son objectif. La richesse des interactions et le contenu ont été des plus enrichissants.

« Cette rencontre m’a donné plusieurs outils pour diminuer l’affaiblissement de mes fonctions cognitives. Comme aidante, j’ai pu acquérir une meilleure compréhension des effets de la démence chez les personnes qui en sont atteintes ou qui sont progressivement ‘’en perte de contact avec la réalité’’. » 

« Puissent nos vies en être renouvelées! »

Journée de la Vie consacrée à Longueuil  

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) accueillaient les personnes et les groupes consacrés du diocèse de Saint-Jean-Longueuil, à l’occasion de la Journée mondiale de la vie consacrée, le 2 février dernier à la Maison Jésus-Marie.

Pour les circonstances, sœur Lorraine Caza, c.n.d., et le père Michel Proulx, o. praem, ont conçu leur présentation autour de trois lettres circulaires du pape François, adressées récemment aux personnes consacrées.

La seule évocation de leurs titres : Réjouissez-vous, Scrutez, Contemplez, constitue en soi une interpellation signifiante.

Réjouissez-vous des avancés du concile Vatican II. Soyez à l’écoute pour reconnaître la Présence de Dieu et en témoigner par une vie fraternelle et une attention aux situations de notre monde.

Scrutez les horizons de votre vie et de votre temps par une attention vigilante. Scrutez la nuit pour découvrir le feu qui illumine et guide, scrutez le ciel pour reconnaître les signes de bénédictions…

Contemplez au cœur de votre quotidien. Que votre quête soit amoureuse. Demeurez malgré les nuits et les combats pour entendre le murmure de Dieu (tout comme Élie). Regardez Dieu pour voir le visage des humains et des autres créatures.

Après un moment d’échange, une pause et une remontée dans le groupe, vient le temps de l’action de grâce : la célébration eucharistique présidée par l’abbé Jean-Pierre Camerlain, vicaire épiscopal aux affaires canoniques et chancelier au diocèse Saint-Jean-Longueuil. Il est assisté de huit prêtres concélébrants.

Le 175e anniversaire de la fondation de la congrégation des SNJM est souligné par une intention de prière et un bouquet de roses, déposé au pied de la statue de mère Marie-Rose.

Simone Perras, s.n.j.m.

Reportage photos – Sr Gisèle Lalande

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