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Sr Claudette Bastien a représenté le Canada à une rencontre sur les migrants et réfugiés au Vatican

Le travail effectué par des organismes canadiens tels que le CATHII pour lutter contre la traite humaine a suscité beaucoup d’intérêt auprès de la cinquantaine de participants à la rencontre internationale du Dicastère pour le service du développement humain intégral – section Migrants & Réfugiés, tenue à Rome en juillet dernier.  Cette présentation faite par Sr Claudette Bastien, déléguée officielle du Conseil des évêques du Canada, a eu le mérite d’apporter un éclairage sur des actions concrètes pour s’attaquer aux causes nombreuses de ce phénomène mondial.

Une présentation qui a été remarquée d’autant plus que la presque totalité des autres interventions étaient davantage orientées vers l’éthique, la morale et la spiritualité. Curieusement, la seule autre intervention dans la même veine, provenait également d’une autre religieuse, Sr Colleen Jackons, rsc, membre de l’ACRATH (Australian Catholic Religious Against Trafficking in Humans).  Cette dernière représentait elle aussi, les évêques de son pays, l’Australie.

Une problématique odieuse

Sur les 48 personnes participantes dont 29 personnes invitées, on dénombrait quatre femmes, dont deux religieuses. L’ensemble des présentations, d’une durée de sept minutes chacune, a permis de faire le point sur la situation actuelle de ce phénomène mondial intolérable pour alimenter la réflexion et la rédaction d’un document directeur à l’attention de toute l’Église catholique et de la société civile.

Ce document, attendu en septembre 2018, devrait contenir des nouvelles lignes directrices et recommandations pour faire face aux défis liés aux personnes migrantes et réfugiées et à la traite humaine. « L’objectif est d’améliorer les lois civiles, de former les juges et les policiers et de poursuivre le travail de sensibilisation du public sur cette problématique qui sévit dans tous nos milieux de vie, y compris chez nous, à Montréal, Toronto, Vancouver, sans oublier de nombreuses autres villes plus petites », précise Sr Claudette Bastien, snjm.

Des rencontres significatives

Après sa participation à la rencontre de Talitha Kum1 l’an dernier, la présence de sœur Claudette à ce forum, dont l’instigation première revient au pape François2, s’est révélée une expérience enrichissante à plus d’un titre. « Outre le contenu des présentations, il était intéressant de pouvoir faire des liens entre les réalités de chacun des pays et d’identifier les sources des problèmes. C’était particulièrement fascinant de constater les similitudes avec les données de l’organisme ACRATH en Australie, qui s’apparente au CATHII, au Québec. »

 « J’ai aussi été particulièrement touchée par les échanges avec un réfugié congolais, ancien agent frontalier qui a dû fuir son pays en laissant son fils en Afrique. » Difficile en effet de ne pas réaliser tout le drame humain vécu par cet homme qui a été refoulé, déporté dans plusieurs pays et torturé, avant de pouvoir finalement s’installer dans un pays européen. « Ce témoignage et ceux de bien d’autres nous font réaliser toute la souffrance humaine qui se cache sous l’expression « personnes migrantes et réfugiées », rappelle avec justesse cette religieuse, engagée depuis longtemps au sein du comité Justice et Paix des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Cette dernière a une autre bonne raison de se souvenir de son passage à Rome en juillet 2018. En effet, elle a eu la chance de serrer la main du pape François lors d’une célébration spéciale en marge du forum, afin de commémorer le 5e anniversaire du naufrage tout près de l’île italienne Lampedusa. Quelque 200 personnes, dont la majorité concernée par ce drame, étaient présentes pour assister à ce moment unique qui démontre, encore une fois, la sensibilité du pape face à cette question toujours aussi brûlante d’actualité.

Soulignons en terminant que le Conseil des évêques du Canada a demandé à l’organisme CATHII (Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale) de les représenter à cette rencontre du Dicastère. Les évêques canadiens ont considéré que l’organisme était le mieux placé pour apporter une contribution significative au débat. Le CATHII a par la suite désigné Sr Claudette Bastien, snjm, une des membres fondatrices de l’organisme, pour assumer ce rôle de représentante officielle.

Pour lire le message de Sr Claudette Bastien, téléchargez le fichier PDF disponibile ci-dessous.

1Lien vers l’article sur Talitha Kum

2La section Migrants & Réfugiés du Dicastère pour le service du développement humain intégral a été inaugurée le 1er janvier 2017. Elle relève directement de l’autorité du pape François. Parmi ses principales activités, on souligne l’assistance aux Églises locales afin d’apporter une réponse pastorale pertinente et efficace aux problèmes reliés aux migrants, aux réfugiés et aux victimes de la traite. Dans les initiatives, on retrouve la production d’un document 20 points d’action pastorale sur la question des réfugiés et migrants, une codification de renseignements sur les questions migratoires et la production d’un document référence en 2018.

175 ans en solidarité pour une action libératrice

Les commentaires et éloges reçus depuis le début des festivités entourant la commémoration des 175 années des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) confirment l’apport majeur des religieuses de la congrégation dans le développement du plein potentiel de milliers de jeunes filles et garçons, partout au Québec et dans plusieurs parties du monde.

Après le lancement des festivités avec l’ouverture de l’exposition d’archives Éduquer pour libérer, plusieurs activités grand public ont eu lieu. Elles ont été le théâtre d’échanges, de partages et de découvertes de larges pans d’histoire de la congrégation, fondée à Longueuil, le 28 octobre 1843, par la bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Le prochain événement grand public important se tiendra le samedi 29 septembre à l’occasion des Journées de la culture. On présentera alors deux représentations d’une lecture publique d’Archives à voix haute, agrémentée d’éléments visuels et sonores, portant sur les 175 années d’existence. Ce sera l’occasion de se laisser captiver par les fragments de vie et les divers engagements des sœurs dans plusieurs sphères d’action à travers les époques tout en découvrant les valeurs profondes de la congrégation qui œuvre sur trois continents.

Outre ces représentations nécessitant une réservation, le Couvent de Longueuil sera en mode « portes ouvertes » pour accueillir les visiteurs intéressés à visiter les divers attraits de ce lieu patrimonial. Maison de fondation, musée, pièces historiques, chapelle d’origine et exposition d’archives seront ainsi accessibles gratuitement entre 10 h et 16 h, au 80, rue Saint-Charles Est, à Longueuil. De plus, les amateurs de patrimoine architectural peuvent s’inscrire à la visite extérieure commentée « Si les murs pouvaient parler », à 15 h. Pour connaître la programmation complète de cette journée, consultez le fichier PDF ci-dessous.

Célébration eucharistique commémorative le 6 octobre

L’exposition d’archives et les divers événements organisés en cette année de célébration des 175 ans des SNJM a permis de redécouvrir la détermination et la vision de la fondatrice, mère Marie-Rose.  « Elle avait une foi inébranlable dans l’éducation comme moteur de changement social, un engagement toujours autant d’actualité aujourd’hui », a mentionné Sr Denise Riel, animatrice provinciale au lancement des festivités.

Ce souci d’amener les jeunes à développer leur plein potentiel à l’époque, en particulier les jeunes filles des campagnes, exprimait également sa vision du rôle des femmes et du leadership féminin sur la famille et la société. Une approche avant-gardiste, toujours pertinente aujourd’hui et qui a porté de multiples fruits. » « Merci pour les beaux apprentissages toujours utiles 40 ans plus tard… », a exprimé une ancienne élève lors d’une visite.

À l’occasion de la journée anniversaire de naissance de la bienheureuse Marie-Rose Durocher, fondatrice des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), une messe commémorative, célébrée par l’évêque auxiliaire Mgr Claude Hamelin, est prévue le samedi 6 octobre, à 16 h 30, à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue. Le public est cordialement invité à y assister.

Autres activités

L’année des festivités des 175 ans SNJM se terminera au Québec par la tenue de petites activités de ressourcement et de pèlerinage d’ici la célébration eucharistique à l’occasion de la fête de l’Immaculée-Conception, le 8 décembre.

Le public aura toutefois accès gratuitement à l’exposition d’archives Éduquer pour libérer jusqu’au 25 janvier 2019. En tout temps, sur rendez-vous, les personnes intéressées peuvent visiter le Centre Marie-Rose situé au Couvent de Longueuil, donnant droit aux nombreux attraits de ce site patrimonial. Pour informations, on compose le 450 651-8104, poste 1209.

Rappelons que les sœurs SNJM ont œuvré dans une douzaine de diocèses du Québec dont Montréal, Gaspé, Hauterive, Joliette, Saint-Hyacinthe et Valleyfield. Elles ont fondé des couvents, pensionnats, écoles, enseigné toutes les matières dont la musique, contribué à l’avancement de causes sociales et participé au travail en paroisses.

Aujourd’hui, les sœurs sont toujours engagées dans le travail pastoral, en justice sociale, en accompagnement spirituel et s’implique avec d’autres, auprès des personnes migrantes et réfugiées, contre la traite humaine et le travail forcé et en développement durable notamment, en faveur de la protection de l’eau potable.

L’année 2018 est une année faste en événements et moments de reconnaissance pour les SNJM qui reçoivent de nombreux témoignages d’anciennes et anciens élèves, de partenaires et collaborateurs. « Je me réjouis de voir ce que les sœurs ont fait et font encore », a mentionné une ancienne élève lors d’un événement récent.

Le Phare de Longueuil souligne la qualité d’engagement de Sr Suzanne Leclaire, snjm

Au moment de son départ de l’organisme Le Phare de Longueuil, la présidente du conseil d’administration Sr Suzanne Leclaire était émue. Il faut dire que les responsables de l’organisme ont tenu à souligner l’apport significatif de sœur Suzanne pendant ses six années d’engagement.

« Merci pour ce service de leadership rendu avec joie, simplicité et fidélité », a écrit l’un d’entre eux alors que d’autres soulignaient « sa présence bienveillante », « sa présidence avec douceur et fermeté. »

Tout en accueillant ses paroles de reconnaissance avec humilité, sœur Suzanne a apprécié ses derniers moments avec tout ce beau monde avec qui elle a partagé la mission de l’organisme et les défis nombreux des dernières années. Ce moment de reconnaissance s’est déroulé en présence de plusieurs membres, l’évêque du diocèse Saint-Jean-Longueuil, Mgr Lionel Gendron et l’évêque auxiliaire, Mgr Claude Hamelin.

Rappelons que Le Phare de Longueuil a été fondé en 1999 à l’initiative d’un groupe d’étudiants et d’étudiantes du Cégep Édouard-Montpetit, aidé de l’animateur de pastoral du cégep. L’organisme s’adresse principalement aux jeunes de 16-35 ans.

Il offre à ces jeunes adultes la possibilité de vivre une « expérience auprès des personnes marginalisées dans un contexte éducatif et sécuritaire. » Ils peuvent ainsi « confronter leurs préjugés sociaux,… jouer un rôle de prévention face aux différentes problématiques sociales auxquelles les jeunes sont confrontés,… assurer une présence inspiratrice de sens, favoriser l’éveil et le développement intégral de la personne en devenant de meilleurs citoyens. »

Avec une telle mission axée sur le développement intégral de la personne, on comprend pourquoi Sr Suzanne Leclaire s’est engagée avec autant d’enthousiasme au sein du Phare de Longueuil. Une qualité d’engagement qui a été appréciée de nombreuses façons, comme en fait foi cet autre témoignage : « Je garde de toi, ton sourire de servir.

Pour en savoir davantage sur le Phare de Longueuil, consultez leur site Web. 

« Quel bonheur de retrouver cet univers sensible au développement global des jeunes filles… »

Succès des portes ouvertes et des activités spéciales du Mois de l’archéologie

Quelque 150 personnes ont arpenté les corridors du Couvent de Longueuil des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), lors du premier week-end d’activités organisées dans le cadre du Mois de l’archéologie, à Longueuil. La congrégation a profité de cette thématique pour proposer des présentations animées sur le patrimoine et l’histoire du Couvent de Longueuil et ses transformations au fil des années depuis 1740.

On a ainsi rappelé la vocation première du bâtiment avant l’arrivée des sœurs en 1844 et souligné le contexte de fondation de la congrégation des SNJM. S’appuyant sur leur recherche minutieuse dans les archives de la congrégation, les archivistes Geneviève Noël et Yvonne Painchaud ont fourni de nombreux détails sur l’utilisation des lieux par les sœurs et toutes les modifications apportées au bâtiment au fil des ans, afin de répondre aux besoins croissants. Les participants ont été surpris d’apprendre que plusieurs sœurs enseignantes ont dû coucher dans leur salle de classe faute d’espace et ce, même dans les années 1970!

La partie portant sur les grandes transformations du Couvent de Longueuil en 1983 lors de la fermeture du Pensionnat pour tenir compte de la nouvelle vocation de la maison a été très touchante pour plusieurs anciens et anciennes élèves.

Impressionnés par l’histoire et la diversité des actions des sœurs

En parallèle à ces présentations, les portes du Couvent étaient toutes grandes ouvertes pour accueillir les visiteurs qui ont fait de multiples découvertes si l’on en juge leurs commentaires.

« Je suis très contente de pouvoir enfin voir ce qu’il y a à l’intérieur de cet imposant bâtiment historique. » « Quel bonheur de retrouver cet univers sensible au développement global des jeunes filles… » « Merci pour les beaux apprentissages toujours utiles 40 ans plus tard… » « Cette visite nous fait prendre conscience de nos racines… On est le produit de cette histoire… » « Je me réjouis de voir ce que les sœurs ont fait et font encore. » 

Cette ouverture au public a aussi fourmi l’occasion à plusieurs de partager des anecdotes sur leur passage au Couvent de Longueuil, de se rappeler des souvenirs parfois émouvants de leur enseignante et même de vivre des retrouvailles! Ainsi une sœur résidant sur place a pu revoir une élève qu’elle n’avait pas vue depuis 50 ans.

Ces portes ouvertes ont permis aux visiteurs de voir la maison de Fondation et le musée dédié aux fondatrices de la congrégation et, de s’imprégner de l’atmosphère de la chapelle et des pièces historiques où a vécu la bienheureuse Marie-Rose Durocher.  L’exposition d’archives Éduquer pour libérer sur les 175 ans des SNJM, présentant un survol des actions et engagements de la première congrégation religieuses féminine enseignante fondée par une Canadienne, s’est avérée tout aussi passionnante pour les visiteurs.

En circulant dans les longs corridors, les visiteurs ont pu voir la galerie de photos des supérieures générales, des œuvres de religieuses artistes (toiles et dessins) et prendre connaissance d’une liste impressionnante d’écoles de Longueuil où les sœurs SNJM ont été présentes. Certains ont poussé leur exploration sur le terrain en complétant la présentation sur le patrimoine bâti par le parcours commenté extérieur avec Sr Lisette Boulé.

Cette autre expérience de portes ouvertes et de présentations spéciales des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) s’inscrit dans le cadre des activités des 175 ans de la congrégation. C’est une belle façon de rester en mission avec cet esprit d’ouverture et d’accueil caractéristique de la fondatrice, la bienheureuse Marie-Rose Durocher.  

« Merci pour l’accueil chaleureux. » « On sent ici la présence de mère Marie-Rose, son énergie, ses valeurs. » « Nous sommes surpris de réaliser tout ce qu’il y a à voir ici. » « Je suis contente de retrouver l’esprit qui m’habitait à l’époque de mes années de scolarité. »

Les prochaines portes ouvertes jumelées à une autre présentation spéciale auront lieu le samedi 29 septembre.  En attendant, les personnes intéressées à visiter l’espace muséal du Centre Marie-Rose peuvent prendre rendez-vous du mercredi au dimanche jusqu’au 2 septembre.

Parcours d’une femme engagée en catéchèse continue

Éducatrice de la foi depuis 1984, Sr Lise Gendron endosse toujours aujourd’hui des rôles multiples dans les paroisses Notre-Dame-des-Neiges et Saint-Joseph-de-Mont-Royal. Elle assume un rôle de mentor auprès d’une répondante du service à l’enfance (RSE) tout en apportant son aide à la préparation des jeunes (7-15 ans) aux sacrements d’initiation : baptême, pardon, eucharistie, confirmation.

En outre, après avoir été suppléante, elle est devenue responsable en permanence de la liturgie des jeunes à la messe familiale de la paroisse Notre-Dame-des-Neiges à chaque dimanche.

Pourtant, personne ne pouvait prédire à son arrivée à Montréal pour enseigner l’informatique au Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie en 1984, qu’elle serait engagée d’une façon aussi assidue à ces deux paroisses. Cette enseignante, ayant à l’époque une expérience d’une quinzaine d’années auprès des jeunes de 5e, 6e et 7e années, répond alors à l’appel lancé par le diocèse de Montréal aux paroisses, soit celui de prendre en charge la préparation des jeunes aux sacrements d’initiation chrétienne.

C’est ainsi qu’elle s’engage au sein de la paroisse Notre-Dame-des-Neiges comme bénévole catéchète auprès des jeunes en préparation au sacrement de la confirmation. Quelques années plus tard, le curé de la paroisse lui confie également la préparation des jeunes d’âge scolaire au baptême.

 

Vivre la catéchèse continue

La vie de la paroisse évolue avec le temps. À l’arrivée de Sr Ghislaine Laporte comme agente de pastorale et du père Gabriel Villemure comme curé, auquel s’ajoutent des bénévoles compétentes, une équipe pastorale se forme. Cette dernière entreprend une transformation de la préparation aux sacrements et instaure une catéchèse continue.

L’objectif visé est de former les jeunes à la foi chrétienne tout en les préparant adéquatement aux sacrements. Dans cette démarche de transformation, Sr Lise Gendron s’implique. Elle apporte une contribution particulière à la formation des catéchètes qui œuvrent auprès des jeunes de 11 ans et plus. De plus, elle élabore une préparation spécifique à la confirmation.

Le temps passe et la paroisse Notre-Dame-des-Neiges devient l’Unité pastorale Côte-des-Neiges et Mont-Royal, pour un certain temps. Toujours bénévole, en plus de son travail d’enseignante, Sr Lise continue à répondre aux besoins exprimés. Selon les circonstances, elle est suppléante comme catéchète auprès des jeunes, peu importe leur groupe d’âge.

 

Mission : éducatrice de la foi

À sa retraite de l’enseignement en 2001, elle retourne sur les bancs d’école pour entreprendre des études en éducation de la foi à l’Institut de pastorale des Dominicains. Elle y obtiendra trois certificats. Depuis, elle se consacre entièrement à la catéchèse même si en parallèle, elle apporte son soutien au secrétariat de l’administration provinciale des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).

Sr Lise Gendron est passionnée par ses multiples rôles au sein de l’Église. Elle met à contribution sa créativité et sa maîtrise de l’informatique pour préparer des documents d’animation pouvant rejoindre les jeunes dans leur démarche. Elle affectionne particulièrement les moments d’échanges avec eux. Les questions soulevées sont sources d’approfondissement et de belle complicité. Il y a une réelle satisfaction de voir les jeunes s’éveiller à la foi.

Interrogée sur son très long ministère, Sr Lise répond en toute simplicité « tant que ma santé le permettra et que les gens autour de moi tiendront à ma présence, je serai disponible pour remplir ma mission comme éducatrice de la foi. »

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie reçoivent la médaille de l’Assemblée nationale

Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont reçu récemment une grande marque de reconnaissance publique en recevant de la députée de Taillon, Madame Diane Lamarre, la médaille de l’Assemblée nationale du Québec. C’est dans le cadre de la 6e édition du Souper de l’évêque du Diocèse de Saint-Jean-Longueuil qu’a eu lieu cette remise officielle. Madame Lamarre était alors accompagnée de son collègue député de Verchères, Stéphane Bergeron.

Cette ancienne élève SNJM souhaitait ainsi souligner l’apport considérable de la congrégation religieuse à la communauté longueuilloise et dans le monde, depuis sa fondation voilà 175 ans. Rappelant l’origine modeste de sa famille, la députée Lamarre a insisté sur la qualité de l’engagement des sœurs qui ont accueilli des enfants de tout horizon. « Elles ont grandement contribué à améliorer le niveau d’éducation de tous, à nous donner confiance en nous, à nous donner le goût du travail et le plaisir du travail bien fait. »

Au cours de son intervention, Madame Lamarre a signalé quelques-unes des œuvres et institutions des SNJM dont la création du Collège Durocher-Saint-Lambert et l’école de musique Vincent-d’Indy. Tout en mentionnant l’humilité des sœurs, elle a tenu à parler également des engagements méconnus et toujours actuels des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) dont l’appui à des organismes tels que la CASA (personnes itinérantes), la Rue des Femmes, sans oublier les prises de position en faveur de l’eau et des personnes migrantes et réfugiées, notamment avec le parrainage de deux familles à Longueuil et d’une autre, à Montréal.

Une reconnaissance pour souligner l’apport à la société québécoise

Au-delà de la liste impressionnante d’œuvres et d’actions posées par les SNJM depuis 1843, la députée du comté de Taillon a insisté sur la qualité de l’enseignement, la passion et les grandes compétences des sœurs. « Vous nous avez donné le goût de nous dépasser, d’agir, d’aider et de travailler au service du bien commun. »

Croyant à l’égalité des chances, elle a fait mention du parcours de plusieurs anciennes élèves SNJM dans les hautes sphères de direction dans des universités ou autres organisations. Une façon de saluer l’influence des sœurs pour l’émergence de ces « femmes de leadership ».

« C’est un grand honneur pour moi de remettre cette reconnaissance publique importante qu’est la médaille de l’Assemblée nationale. C’est une façon de dire MERCI à ces femmes humbles qui ont influencé le Québec d’aujourd’hui, qui ont inspiré les carrières de bon nombre de personnes et qui ont eu un impact au-delà de nos frontières », a conclu la députée.

Au moment de la remise, Sr Lisette Boulé, déléguée par les membres de l’Équipe de leadership du Québec, a remercié la députée de cette initiative. Elle a invité les personnes présentes à participer à l’une ou l’autre des activités grand public, organisées dans le cadre des 175 ans de la première congrégation religieuse féminine enseignante fondée par une Canadienne, la bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Le Souper de l’évêque 2018 tenu en avril dernier, réunissait quelque 400 personnes pour un souper et un encan silencieux. L’activité de financement a permis de recueillir la somme de 44 000 $ qui sera investie dans la mission pastorale du diocèse en collaboration avec les membres des Services diocésains.

En terminant, rappelons que la députée Diane Lamarre a repris un discours similaire pour rendre hommage aux SNJM, lors de la célébration eucharistique spéciale à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, le 26 mai dernier.

Légende photo de groupe : Les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) étaient représentées par les personnes suivantes au Souper de l’évêque. On reconnaît de gauche à droite, les sœurs Jeanne Dagenais, Lorraine Mongeon, Simone Perras, Thérèse Laplante, Michèle Gouin, la députée Diane Lamarre, Lisette Boulé, Lise Marleau et Jacqueline Longtin. Mgr Lionel Gendron s’est joint au groupe pour les féliciter.

Photos : Source Diocèse de Saint-Jean-Longueuil (Michel Lanctôt)

Comité Justice et Paix : une année stimulante sur des thèmes phares pour les SNJM

Découvrir le rôle des gangs de rue en lien avec toute la problématique de la traite humaine a été une des résultantes des travaux effectués par les membres du Comité Justice et Paix du Québec au cours de la dernière année.

À cet égard, une rencontre avec la policière Julie Harvey du Service intégré de lutte contre le proxénétisme et la traite de Montréal a été révélatrice. Cette dernière a fait ressortir le rôle important des gangs de rue et leur stratégie pour approcher les jeunes filles dans l’environnement scolaire, près des bouches de métro et autour des Centres jeunesse.

Soulignant l’importance du phénomène et les difficultés pour le contrer notamment par le déplacement des victimes dans des réseaux interprovinciaux, la policière a rappelé qu’une forte sensibilisation de la population contribue à une lutte plus efficace. Elle a insisté sur la pertinence de dénoncer toute situation d’exploitation sexuelle envers une personne que ce soit de façon anonyme auprès d’un service de police, à Info-crimes Montréal ou encore en demandant de l’aide auprès des diverses ressources scolaires, communautaires ou de la santé.

L’action des membres du Comité Justice et Paix sur ce thème a aussi pris la forme de signatures à des pétitions en faveur des victimes de la traite des personnes et une participation à une soirée d’information majeure du CATHII (Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale). Cette réunion portait sur l’Examen périodique universel de l’Organisation internationale des Nations unies (ONU). L’objectif était de mettre en examen le Canada sur ses efforts pour lutter contre la traite de personnes dans le pays.

« Construire des ponts… Solidarité »

En dressant le bilan de leur année, les membres du Comité Justice et Paix du Québec ont échangé sur l’apport des diverses rencontres, sur ce qui les a sensibilisées, ressourcées ou inspirées.

Elles ont profité de l’exercice pour identifier les valeurs et les mots-clés autour des divers thèmes approfondis lors de ces rencontres. De la campagne de Développement et Paix où l’on a réalisé la place importance de la femme au cœur du processus de paix, les mots-clés suivants ont surgi : construire des ponts, respecter les droits de tous et toutes, dépasser les conflits.

Lors de la rencontre avec le groupe communautaire Relais-femmes et la présentation du jeu échelles et serpents, autour de questions et réponses, les participantes ont pris connaissance de plusieurs inégalités sociales entre les femmes et les hommes, encore aujourd’hui en 2018. Inégalité, pauvreté et solidarité sont les mots-clés qui se sont imposés de ce jeu si réaliste.

En lien avec le processus suggéré par la province portant sur le racisme, les membres du comité ont approfondi les valeurs du respect de la différence, identifié leurs peurs et discerné leurs attitudes racistes. Les principaux mots-clés ressortis de cette prise de conscience sont conversion, dépasser le premier regard, oser aller vers l’autre.

Les membres du comité ont également rencontré des jeunes filles du Collège Durocher-Saint-Lambert et signé diverses pétitions dont certaines en faveur des personnes migrantes et réfugiées. Au total, il y a eu six rencontres réunissant les représentantes des SNJM du Québec et du Secteur-Missions, en l’occurrence les sœurs Jacqueline Aubry, Claudette Bastien, Jeanne Dagenais, Phyllis Douillard, Hélène Harvey, Lise Gagnon, Élisabeth Giroux et Thérèse Laplante. Le comité compte également sur la participation d’Ingrid Lefort, Dorothy Guha, associée SNJM et de Julie Tétreault, coopérante.  

La prochaine année d’activités s’annonce toute aussi chargée et passionnante pour le Comité Justice et Paix du Québec qui entend s’attaquer aux sujets suivants :

  • Élaboration de questions spécifiques à poser aux candidats aux élections provinciales de l’automne
  • Situation des travailleurs agricoles
  • Vivre-ensemble avec le flux migratoire
  • Histoire des immigrants et plus particulièrement, celle des personnes de couleur
  • Campagne Développement et Paix

Source : Texte inspiré des notes de Sr Claudette Bastien

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