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S’ouvrir aux autres pour lutter contre les préjugés

Récollection 1 – Religion juive

Venue parler de sa religion, la religion juive, Madame Sharon Helfer a partagé les connaissances acquises par sa propre quête de sens et ses expériences. Cette première rencontre, d’une série de conférences orientées vers le dialogue interreligieux avait lieu à la Résidence Marie-Rose Durocher, le 22 novembre dernier.

Pour étoffer sa présentation voulant expliquer ce que dit la foi juive sur Dieu et la façon de pratiquer cette religion selon les diverses confessions judaïques, Madame Helfer a élaboré sur les trois points suivants :

Qui est Dieu dans la foi juive? Qu’est-ce que la foi juive? Et comment connaître et servir Dieu?

Qui est Dieu dans la foi juive?

Le Dieu juif n’a pas d’apparence physique, il n’est pas corporel même si l’on parle dans la Torah de la main et du cœur de Dieu. C’est le Créateur de l’univers. Il est immanent à sa création. Il est une présence intime. Son aspect féminin se nomme « Shekinah ».

Cette érudite nous présente le Dieu juif comme un « Dieu de l’alliance. Un Dieu qui accompagne. Tout ce qu’il est, nous dépasse. » Son unicité est d’ailleurs proclamée par la prière qui commence par « Écoute Israël, Dieu est Un » (Dt 6,4-9).

Ce Dieu des alliances est fort bien représenté par la sortie d’Égypte qui constitue un moment central dans la foi juive. C’est à ce moment-là que Dieu mentionne « Désormais si vous gardez mon commandement, je serai votre Dieu et vous serrez mon peuple. »

Qu’est-ce que la foi juive?

La conférencière a présenté un tableau des religions mondiales pour brosser un portrait juste de la situation. On y découvre alors que les chrétiens occupent la première place avec 33,6 % des croyants, suivis des musulmans avec 20,28 %. La religion juive se situe à 0,23 %, soit après la population qui se déclare athée à 2,35 %. C’est ce qui a fait dire que « les Juifs sont une minorité fière. »

Le respect et l'amour de la Torah se traduisent par la profession de scribe et par le port de phylactères et la possession de mezouzah (étui longiligne qui contient deux textes de la Loi).  Ils se manifestent aussi par la fête de Sim ‘Hat Torah. Cette dernière est une fête de réjouissance où l'on célèbre la Torah en promenant le rouleau et en dansant le 9e jour de la fête de Souccot.

Avec le temps, la foi juive a bien évolué sous l’influence des femmes même si celles-ci ont encore de la difficulté à trouver leur place.

Au cours de ses explications, Sharon présente une roue qui représente les fêtes liturgiques de l’année, célébrant les dimensions : agricole, historique et familiale. Tout en décrivant chacune d’entre elles, la conférencière rappelle que la Pâque juive est la fête la plus célébrée.

Elle souligne également l’existence d’une division entre les Juifs. Il y a ceux de l’Est et de l’Europe ayant développé la langue yiddish (mélange de langues et de l’hébreu) et ceux de l’Espagne. On parle ici de la branche sépharade, sous l’influence arabe et dont la langue est le ladino.

Comment connaître Dieu?

À cette question importante, Sharon a une réponse simple et claire. « Si on aime Dieu, on veut le connaître, étudier sa création, d’où le respect et l’amour pour la Torah. »

Membre des Juifs réformés, Sharon a rencontré l’Imam de la mosquée de Québec. Elle a fait le constat qu’en apprenant à mieux se connaître mutuellement, on « améliore notre connaissance de Dieu. » Sa recherche passe ainsi par une meilleure connaissance et compréhension des humains.

Poursuivant ses explications sur les distinctions du judaïsme, Sharon aborde la Kabbale, une voie mystique du judaïsme, en soulignant l’existence de trois branches. Elle fait alors mention des trois livres clés que sont : le livre de la Création (3e ou 4e siècle), le livre de la Clarté (Languedoc – 12e siècle) et le livre de la Splendeur ou Zohar (Moïse de Léon, 13e siècle – Espagne).

Elle poursuit en mentionnant l’existence d’une autre clé que sont les dix sefiroth. Ces derniers sont les visages de Dieu représentés dans le corps tels que la sagesse et la beauté, par exemple. Elle parle également de la réparation du monde, une théorie de la kabbale (17e siècle) voulant que Dieu se soit contracté pour créer. La lumière divine présente dans des contenants, s’est alors brisée. Pour réparer, il faut suivre les commandements, en priant, en aidant son prochain et en mangeant casher.

Elle termine cette partie de sa présentation en signalant une autre distinction : l’union de l’homme et de la femme.  La présence de Dieu parmi nous est décrite par la notion de Shekinah, envisagée comme la part féminine de Dieu. Dès lors on peut comprendre les métaphores de la relation conjugale pour rendre compte du désir d'union entre le En sof (l'Infini) et la Shekinah.

Comment servir Dieu?

Parmi les autres éléments distinctifs, soulignons que l’idée de la justice sociale est très présente dans leur religion. Elle mentionne le fait que les Juifs servent Dieu en marchant en solidarité. Ils prient avec leurs pieds!

Ils utilisent leur libre arbitre en faisant le bien et en exerçant la miséricorde dans le monde. Le mal ne peut être camouflée, ils cherchent le chemin où marcher quand ils souffrent et ils essaient de transformer le mal en bien.

En abordant la présence de la miséricorde dans le judaïsme, Sharon cite un rabbin « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse à toi-même. »

Un parcours atypique

Élevé dans un foyer moderne où l’on ne parlait pas beaucoup de Dieu, Sharon a fait la connaissance de la foi lors d’une rencontre avec un rabbin dans une synagogue au moment où il lui a parlé que « Dieu est bon. »

C’est en Israël qu’elle a rencontré son mari, Peter, natif de Suède. Mère de trois garçons, sa famille fait alors partie d’une communauté. Elle rédige une thèse de doctorat sur cette communauté. Puis, elle qui ne connaissant pas encore la prière, entreprend une deuxième maîtrise et un doctorat en études juives.

Découvrant toute l’importance de l’appartenance, elle ne se contente pas de poursuivre ses recherches sur les études juives. Elle s’intéresse plutôt au dialogue sans perdre de vue que les Juifs sont minoritaires.

Elle met l’emphase sur l’écoute, ce qu’elle appelle l’histoire orale. Elle participe au dialogue judéo-chrétien au Québec. Cette démarche opère une transformation intérieure qui lui permet de voir l’autre comme une sœur, un frère. « Il faut combattre le préjugé de penser que l’autre me veut du mal », affirme-t-elle.

Aujourd’hui, Sharon a entrepris un post-doctorat sur l’histoire orale des Juifs, des Cambodgiens, des Rwandais et des Haïtiens. Elle écoute les histoires de vie tout en recensant les données recueillies dans une base de données.

La conférence a été riche en contenu étoffé touchant plusieurs aspects, dont la question du pardon, des nombreuses branches de la religion juive et du conflit avec les Palestiniens.

La rencontre s’est terminée par une célébration à la chapelle. Rappelons que cette activité a été organisée par le comité d’animation spirituelle SNJM.

Source : Sr Constance Létourneau

Reportage photos : Sr Yolande Dufresne

Les SNJM réclament la ratification de la Convention C-189 par le Canada

Un appui significatif a été posé en faveur de la protection des droits des travailleurs et travailleuses issus de l’immigration, lors du rassemblement provincial SNJM, le 6 octobre dernier.

Toutes les personnes présentes ont été appelées à signer une carte postale réclamant du gouvernement canadien et de son premier ministre, que le pays s’engage à ratifier la Convention C-189, adoptée à l’ONU en 2011. Cette convention identifie une série de mesures devant être mises de l’avant par les États signataires afin de protéger les droits des personnes immigrantes sur le marché du travail.

Le texte de la pétition sous la forme d’une campagne de cartes postales explique clairement la pertinence pour le Canada d’agir alors qu’il y a de plus en plus de programmes favorisant la migration temporaire. Vous pouvez contribuer à cette démarche en signant vous aussi la carte et en l’adressant au premier ministre du Canada. (Téléchargez le fichier PDF ci-dessous)

Rappelons que cette démarche s’inscrivait dans l’esprit de la Journée de service et de justice SNJM, lancée par l’Équipe de leadership de la congrégation. Cette journée a été instaurée pour mettre en évidence l’esprit et les valeurs de la bienheureuse Marie-Rose Durocher et contribuer à répondre à des besoins de notre monde et de la Terre.

L’appel lancé dans toute la congrégation a reçu un bel accueil dans toute la congrégation permettant la réalisation de plus de vingt actions au Québec et ailleurs, dans les jours précédant ou suivant le 6 octobre. Cette démarche de solidarité collective a constitué un autre moment important dans l’année de célébrations commémorant les 175 années d’existence des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM).Pour en savoir davantage sur le sujet, cliquez ici.

Source illustrations : Bureau international du Travail - Genève

La Halte Marie-Rose : Lieu d’accueil, projet rassembleur!

Le 6 octobre, en cette journée d’anniversaire de la bienheureuse Marie-Rose Durocher, l’équipe pastorale de la paroisse éponyme lançait son projet pastoral de la Halte Marie-Rose, un projet porté et muri dans l’enthousiasme et l’espérance de faire Église autrement, au cœur du monde. Une cinquantaine de personnes ont eu le plaisir d’entendre, parmi les invité-es, Mme Chistiane Lafaille, agente de pastorale et initiatrice du projet, témoigner avec émotion de sa grande satisfaction de voir l’accomplissement du projet.

Mgr Claude Hamelin a également rappelé l’importance d’un tel lieu d’accueil et d’écoute pour prolonger la présence d’Église dans la population. Déléguée par la communauté SNJM, Mme Odette Côté, responsable des communications, attestait de la joie des religieuses de voir rayonner l’esprit de leur fondatrice dans ce projet pastoral et paroissial. Puis surprise! Via vidéo enregistrée avant son départ pour le Synode, Mgr Gendron a adressé un message de félicitations et d’appui à l’équipe de la Bienheureuse, se réjouissant grandement de la réalisation d’un tel projet dans l’Église de Saint-Jean-Longueuil.

Pour Christiane Lafaille, la Halte devient une occasion de rassembler et d’impliquer la communauté paroissiale de LeMoyne et Greenfield Park. On le sait, la paroisse perd ses lieux de culte progressivement. Déjà à sa fondation, l’église Saint-Josaphat avait été vendue à l’organisme La Mosaïque. L’an dernier, l’église Saint-Anastase devenait la propriété d’un promoteur et fut démolie après 50 ans d’existence. Et sous peu, il est question de céder l’église Saint-Maxime. Face à cette éventualité, il importait de trouver des alternatives pour garder vivante la paroisse et les personnes qui la composent. La Halte se situe dans cette ligne d’autant qu’elle confirme l’engagement de l’Église universelle à être une Église en sortie, une Église missionnaire.

La Halte Marie-Rose a pignon sur rue à Ville LeMoyne, dans l’annexe de l’église Saint-Maxime, rue René-Philippe. Sa mission : Accueillir et être à l’écoute de toute personne, sans discrimination de religion, d’orientation sexuelle et d’âge, qui ressent le besoin de présences, d’échanges avec d’autres et d’écoute sur sa route de vie.  

Pour l’équipe, la Halte trouve son inspiration en la bienheureuse Marie-Rose Durocher, fondatrice des Sœurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie, qui ont assuré une présence active dans la paroisse pendant de nombreuses années. On souhaite que l’Esprit de la bienheureuse habite la Halte et l’agir des bénévoles impliqués dans le projet. Une première cohorte d’une dizaine de personnes a d’ailleurs reçu une première formation en la présence de Claudette Nadeau et Serge Pelletier, fondateurs de la Halte Saint-Joseph à Granby. Depuis, quelques haltes ont vu le jour, notamment à Saint-Hyacinthe, Trois-Rivières et dans quelques communautés africaines. Longue vie à la Halte Marie-Rose!

L’ouverture officielle de la Halte Marie-Rose a eu lieu le 1er décembre 2018. Cela a permis de finaliser les travaux d’aménagement du local.

Consultez leur page Web

Consultez le message SNJM transmis à l’occasion de ce lancement en téléchargeant le fichier PDF ci-dessous.

Visionnez l’entrevue de Christiane Lafaille, initiatrice de la Halte Marie-Rose

Source : Claire Du Mesnil - Service des communications – Diocèse Saint-Jean-Longueuil

Des exemples d’actions concrètes aux personnes migrantes et réfugiées présentés au colloque de l’ATTIR

Animatrice provinciale des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM), Sr Denise Riel a été invitée à témoigner des actions prises par sa congrégation en lien avec la problématique mondiale de la crise migratoire, à l’occasion du colloque annuel de l’Association des trésoriers et des trésorières des instituts religieux (ATTIR), tenu à Montréal, le 18 octobre dernier.

Accompagnée de Monsieur Jacques Morin, membre du groupe Chemins d’accueil de Longueuil, tout comme elle, Sr Denise a insisté sur le travail de collaboration et la force d’une équipe rassemblant les talents de tous et chacun-e pour réussir un accueil de personnes migrantes et réfugiées dans notre société.

Elle a rappelé que l’aventure de l’accueil de personnes migrantes et réfugiées au sein de sa congrégation remontait aussi loin qu’en 1847, avec l’arrivée de trois jeunes sœurs orphelines irlandaises dont les parents avaient été terrassés par le typhus. Ce premier geste, réalisé à peine quatre ans après la fondation de l’institut, fondé par la bienheureuse Marie-Rose Durocher, à Longueuil en 1843, a ouvert la voie à une culture de l’accueil de « l’autre dans sa différence » et à briser les chaînes de la « peur de l’autre différent ».

Tout en soulignant l’implication de sa congrégation lors de la crise migratoire de 1978 (« boat people ») où les SNJM ont parrainé des familles cambodgiennes et laotiennes, Sr Denise a mentionné l’intervention de la supérieure générale auprès du ministre de l’immigration canadienne en 1987, avant de signaler toute la démarche entreprise au sein de la congrégation de sensibilisation et d’information sur la crise migratoire en 2012. Cette démarche, initiée par le Réseau Justice et Paix SNJM, a suscité de longues analyses et réflexions avant d’en arriver à l’adoption par toute la congrégation SNJM, d’une prise de position collective sur les personnes migrantes et réfugiées en 2017.

En parallèle, des gestes concrets sont posés par les SNJM dont une participation active à des groupes de parrainage pour accueillir trois familles de réfugiés syriens (deux à Longueuil et une à Montréal). Cela comprend une présence, des fournitures de maison, de l’aide à l’apprentissage du français, de l’accompagnement à des activités de la vie quotidienne, et bien d’autres petites attentions utiles. Comme dernier geste concret tout récent, Sr Denise a annoncé l’initiative des SNJM vivant au Pérou, où elles accueillent des familles vénézuéliennes alors que sévit une autre crise migratoire dans cette partie du monde.

Au cœur du groupe de parrainage de Longueuil et toujours très actif dans le dossier, Jacques Morin a, pour sa part, mis l’accent sur les nombreuses formes d’aide accessibles à toutes les congrégations religieuses, désireuses de poser un geste concret pour venir en aide aux personnes migrantes et réfugiées, généralement démunies à leur arrivée dans leur nouveau pays d’adoption.

Il a ainsi rappelé toute l’importance de créer des liens avec ces familles réfugiées notamment, en les aidant à la francisation soit par la conversation et l’aide aux devoirs aux adultes et aux enfants, en invitant les familles à des fêtes et des rencontres, en favorisant le partage des divers héritages culinaire, musical, historique et ce, de part et d’autre, lorsque les nouveaux arrivants peuvent communiquer leur propre histoire. Cette approche est un enrichissement mutuel qui s’avère une expérience indescriptible, pour les parrains et marraines.

M. Morin a également mentionné le soutien sous forme de commandites ou de dons à des événements ciblés, reliés à l’éducation, au support aux familles, aux projets d’accueil et d’accompagnement. Il a aussi ouvert la porte sur la problématique de l’emploi, en invitant les responsables à privilégier l’accès aux divers postes (cuisine, soins infirmiers, entretien ménager et autres) à des travailleurs et travailleuses, issus de l’immigration.

Dans son intervention, Jacques Morin a abordé l’autre difficulté affectant plus particulièrement, les personnes réfugiées et demandeurs d’asile, soit le logement. La pertinence de créer des fonds de garantie pour les propriétaires qui hésitent à louer leurs appartements constitue une avenue pouvant solutionner une partie du problème. Il a aussi fourni des exemples d’options lors d’un réaménagement ou une réaffectation des terrains et immeubles, en encourageant la mise sur pied de projets incluant des personnes immigrantes (jardins communautaires, culture, lieux d’entreposage…)

M. Morin a conclu sur la nécessité de travailler en collaboration avec des groupes locaux, régionaux et nationaux, voués aux questions reliées au volet migratoire tout en invitant à prier pour tous ceux et celles, affectés par cette crise et engagés à réduire ses impacts sur tous ces êtres humains.

Rappelons en terminant que le colloque de l’ATTIR sur le thème Les migrants, avait pour but d’offrir une « journée de réflexion et de partage sur les migrants-es au travers de l’étude des dynamiques migratoires actuelles et de l’impact pour le Canada des décisions américaines en matière d’immigration… » La journée devait aussi présenter des messages d’espérance provenant d’acteurs et d’actrices du milieu communautaire et religieux qui fournissent des solutions aux personnes migrantes et réfugiées.

Vous pouvez lire le texte d’allocution de Sr Denise Riel en téléchargeant le fichier PDF ci-dessous.

Alt-o-tech : Un tremplin vers un océan de possibilités en cette ère numérique

Le Pensionnant du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) a inauguré à la fin du mois d’août dernier, un espace d’apprentissage intégré qui tient compte de la pédagogie à l’ère numérique, nommé Alt-o-tech. Ce nouvel environnement s’inscrit dans la ligne de pensée du plan d’action numérique du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Il « se veut un endroit inspirant où les élèves vont pouvoir avoir les outils nécessaires pour découvrir, pour innover, pour créer le monde. Nous souhaitons transformer leur réflexe de « je veux, donc j’achète » par « j’ai besoin, donc je crée, donc j’invente », a précisé Jessika Valence, directrice des services pédagogiques, en incitant les jeunes filles à répondre à « Comment réalise-t-on son imaginaire? »

Lieu de réflexion, de collaboration, de concrétisation et de passion, l’Alt-o-tech est aménagé en diverses zones pour favoriser les étapes ou différentes haltes d’un projet : Alt-créative, Alt-réflexion, Alt-studio… Il ouvre la porte à un océan de possibilités et à des opportunités extraordinaires en favorisant une meilleure compréhension des élèves à leur environnement et aux technologies qui les entourent.

Une vision d’avenir portée par un riche héritage

La présence d’un tel espace technologique sera bénéfique pour les élèves et très stimulant pour les enseignants, appelés à concevoir des projets pédagogiques ouverts sur la programmation, le dessin assisté par ordinateur, la robotique, les projets design, la résolution de problèmes complexes de la vie, etc.  La mise en place de tels projets viendra diversifier et enrichir l’enseignement de l’institution tout en facilitant l’accès aux technologies émergentes.

Cette approche visionnaire du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) repose sur son projet éducatif mis en place dès sa création en 1905, soit celui « d’éduquer les jeunes filles de manière intégrale. » Comme l’a fait remarquer Madame Valence, « À l’époque, ce désir était déjà avant-gardiste et porteur d’une vision tournée vers l’avenir, car la femme n’avait pas la place qu’elle occupe actuellement dans la société. Nous sommes fiers de cet héritage qui nous pousse encore aujourd’hui à vouloir repousser les limites pour amener les jeunes filles à aspirer à devenir les leaders de demain. »

L’inauguration de l’Alt-o-tech, cet espace superbement équipé de 24 postes informatiques performants, de projecteurs, de robots, d’écrans, d’un studio et d’un espace dédié à la réalité virtuelle, est la concrétisation d’un travail de collaboration avec plusieurs partenaires.  

« Au nom de la communauté du PSNM, je souhaite souligner l’apport financier considérable dans ce projet et le soutien indéfectible à tous égards des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et de la Fondation du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie, sans qui l’Alt-o-tech ne serait encore qu’un souhait », a déclaré Yves Petit, directeur général.

Soulignons en terminant que le Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie (PSNM) a profité de l’occasion pour inaugurer également un autre lieu nouvellement aménagé, désigné Espace-temps. Cet endroit offre un espace de vie moderne dans le même esprit que l’Alt-o-tech, pour favoriser la création et la collaboration, sans toutefois la présence des équipements techniques.

Appel à une action pastorale universelle pour protéger l’eau potable

À l’occasion de la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création le 1er septembre dernier, le pape François a fait des constats réalistes sur les questions environnementales et plus particulièrement, sur tout ce qui concerne la protection de l’eau potable.

« Nous devons le reconnaître : nous n’avons pas su prendre soin de la création de manière responsable », a-t-il souligné d’entrée de jeu. Il a attiré l’attention sur la problématique de l’eau en rappelant que « l’accès à l’eau potable et sûre est un droit humain primordial, fondamental et universel, et une condition pour l’exercice des autres droits humains. »

Insistant sur l’importance et l’urgence de prendre soin des sources et des bassins hydriques et de ne pas permettre que les mers et les océans se couvrent d’étendues inertes de plastique flottantes, il a affirmé fermement. « Il faut de toute urgence des projets communs et des gestes concrets », avant d’ajouter « …nous sommes appelés à nous engager, de manière active, en priant comme si tout dépendait de la Providence divine et en œuvrant comme si tout dépendait de nous. »

Cet appel vibrant nous interpelle directement comme congrégation qui a adopté voilà déjà plus de dix ans, une prise de position collective sur la protection de l’eau comme droit humain et bien public. Quelles actions pouvons-nous poser au quotidien pour répondre à cet appel et contribuer à la sauvegarde de ce bien essentiel à la vie?

Dans son tout récent document Déclaration sur le droit à l’eau potable, publié le 9 octobre dernier, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) donne suite à cet appel du pape et invite la population canadienne à poser des gestes simples qui peuvent avoir d’importantes retombées pour le bien de tous.

Parmi leurs suggestions, on retrouve :

  • Évitez l’eau embouteillée chaque fois que c’est possible
  • Intervenez auprès de vos députés pour que l’eau douce reste un bien public au Canada et qu’elle ne devienne pas le monopole de sociétés privées
  • Faites-vous entendre du gouvernement fédéral pour qu’il donne suite à sa promesse de fournir en eau potable salubre, les réserves des Premières Nations

À cela s’ajoutent bien d’autres actions qui peuvent faire la différence. Que ce soit la lutte au suremballage, une utilisation judicieuse de l’eau pour éviter le gaspillage, etc.

Découvrez le message du Saint-Père du 1er septembre 2018 et l’information sur la proclamation de l’Assemblée générale des Nations-Unies qui a confirmé la période de 2018-2028 comme étant la Décennie internationale d’action L’eau pour le développement durable.

Dialogue interreligieux

« Dieu est trop immense pour être enfermé dans un credo ». Cette affirmation d’Ibn ‘Arabî, mystique soufiste, interroge chacune de nous : Qui est Dieu pour moi?

En trois rencontres, trois femmes, l’une juive, l’autre chrétienne orthodoxe et la dernière, musulmane répondront à cette question, au nom de leur foi et de leur cheminement personnel.

Ces trois rencontres, organisées par le comité d’animation spirituelle, répondent à l’invitation du dernier Chapitre général à réfléchir sur ce que nous apprenons auprès de personnes de diverses cultures, de races ou de croyances religieuses.

Ces trois femmes, Sharon Gubbay, Denitsa Tsevtkova et Samia Amor, deviendront, le temps d’une rencontre, nos sœurs dans la foi en un Dieu unique.

Bienvenue à la résidence Marie-Rose Durocher les samedis 9 février et 30 mars. La première de ces rencontres a eu lieu le jeudi 22 novembre dernier.

Lise Bluteau, responsable

Dans ce même esprit, des rencontres avec trois personnes différentes de religion juive, orthodoxe et musulmane seront organisées à la Maison Jésus-Marie. Ces personnes seront également invitées à témoigner de leur foi en Dieu et de leur engagement au nom de leur foi.  L’organisation de ce volet est sous la responsabilité de sœur Jeanne Dagenais. Une première rencontre a eu lieu le 27 octobre. Deux autres sont planifiées pour le 26 janvier et le 6 avril 2019.

Une mère spirituelle bien fière du parcours du P. Reegan Soosaï, c.m.f.

Sœur Denise Mercier a assumé un rôle important lors de la cérémonie d’inauguration du ministère pastoral du père Reegan Soosaï, c.m.f., le dimanche 23 septembre dernier, à Sherbrooke. Invitée par le nouveau pasteur de la paroisse Notre-Dame-de-Protection en qualité de mère spirituelle, Sr Denise a pu présenter leur nouveau curé aux paroissiennes et aux paroissiens, venus en grand nombre assister à cette cérémonie significative.

L’histoire de la relation amicale et spirituelle entre Sr Denise Mercier et le père Reegan Soosaï, n’est pas banale. Elle remonte au passage de Reegan comme étudiant de français au Centre CASA de Montréal. Classé au niveau débutant à son arrivée, il se retrouvera dans la classe de Sr Denise au niveau 2, après un mois d’apprentissage seulement. Comme l’a décrit son professeur de l’époque, « c’est un p’tit vite. »

Au cours de sa formation, Reegan demande à Sr Denise si elle acceptait d’être sa mère spirituelle. Difficile de refuser une telle demande lorsqu’on connaît Sr Denise. S’ensuit dès lors des visites et un échange de correspondance qui nourrira cette relation dynamisante pour tous les deux.

C’est au cours de son passage au niveau 2 que Reegan est devenu diacre en 2011, à Montréal puis ordonné prêtre en décembre 2012, en Inde du Sud, son pays d’origine.

« Un élan d’énergie! »

C’est avec beaucoup de bonheur que Sr Denise a dépeint celui qu’elle appelle affectueusement « Reegan ». « C’est un élan d’énergie! Un défi se présente? Oups, Reegan est là. Un besoin se fait sentir? On peut compter sur lui… Son intérêt est toujours en éveil! », a-t-elle souligné.

Rappelant comment sa visite apporte de la joie dans sa petite communauté, Sr Denise révèle le témoignage d’un ami de Reegan, aujourd’hui décédé.  « Lors d’une cérémonie spéciale, il me confie toute son admiration et l’heureuse surprise de découvrir un prêtre si jeune, une maturité évidente et une qualité de relation humaine et spirituelle des plus harmonieuses. »

Pour Sr Denise, toute cette richesse de la personnalité de Reegan s’allie à une solide préparation spirituelle et théologique.  Il a suivi une formation à la prêtrise pendant 12 ans dont trois en théologie.

Témoignages de reconnaissances aux SNJM

« Aujourd’hui, je rends grâce pour le témoignage de sa vie donnée pour Dieu et pour les autres. Puis, je vous laisse la joie de découvrir et de déballer au fil du temps, ce cadeau qui se nomme « Reegan » tout en souhaitant : bonheur et fécondité au milieu de vous. »

Après la messe, plusieurs anciennes élèves des Cantons de l’Est se sont pressées autour de Sr Denise pour lui témoigner toute leur appréciation de l’enseignement que les Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) ont donné dans la région, dont à La Patrie, à East Angus et à Weedon.

Participante à la procession d’entrée, invitée à s’adresser aux paroissiens au début de la célébration de deux heures, Sr Denise a également partagé le goûter à la table d’honneur où l’on retrouvait l’archevêque de Sherbrooke, Mgr Luc Cyr, qui avait présidé la cérémonie et le nouveau curé.

Cet événement constitue désormais un nouveau souvenir mémorable pour Sr Denise et le père Reegan.

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