Dans la section: En souvenir

Sœur Jeannine Dargis

"Où est ton trésor, là aussi sera ton cœur" (Mt 6, 21)

Le 26 novembre 2017, sœur Jeannine Dargis,
en religion M.-Lucie-de-l'Immaculée,
est entrée à la maison du Père.

Elle avait 85 ans dont 61 de profession religieuse.
Née à St-Louis-de-France, Québec, elle était la 7e
des 13 enfants d'Ernest Dargis et d'Aldéa Buissières.

Jeannine grandit dans une famille très unie où régnaient la piété, la prière: "Prière en famille matin et soir, chapelet à genoux dans la cuisine, chemin de la croix dans la chambre des parents ou à l'église, messe tous les matins, récitation de l'Angélus avant le dîner." 

Elle fréquente l'école du rang jusqu'en 4e année puis, pendant quelques années, l'école dirigée par les Filles-de-Jésus. C'est à l'âge de 15 ans que Jeannine désire entrer en communauté. Elle demeure au foyer pour aider sa mère: cinq frères la suivent! Elle travaille aussi dans une usine de Trois-Rivières pendant trois ou quatre ans. À 21 ans, elle entre au noviciat des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, où deux sœurs aînées l'ont précédée.

A la prise d'habit, Jeannine reçoit le nom de sœur Lucie-de-l'Immaculée. Elle se sent rapidement chez elle en communauté. Pendant les premières années de vie religieuse, sœur Lucie sert au réfectoire de la maison mère. Puis elle est cuisinière pendant plus de 25 ans dans diverses maisons dont Maskinongé, Beloeil, St-Louis-de-Gonzague, St-Chrysostome, Ste-Martine.

Vers l'âge de 45 ans, Sœur Jeannine commence à s'orienter vers la pastorale auprès des malades et des sœurs âgées. À la maison mère, elle est affectée à l'entretien de la cuisinette de l'infirmerie et accompagne des malades, et cela, jusqu'à la fermeture de la maison en 2005. Nommée à la résidence Marie-Rose-Durocher, elle y rend des services communautaires tout en apportant du bénévolat à l'extérieur. Après trois ans, elle est reçue à la maison Jésus-Marie où ses deux sœurs aînées viendront la retrouver. Elle s'adonne particulièrement au ministère de la prière, tout en perdant progressivement ses forces.

Le loisir préféré de sœur Jeannine était de pratiquer le piano grâce à un clavier portatif prêté par son frère Prudent. Son désir était de pouvoir accompagner les chants des malades visités. Sœur Jeannine aimait aussi la lecture des biographies spirituelles, ce qui nourrissait sa vie de prière.

Sœur Jeannine voit enfin Celui en qui elle a beaucoup espéré.

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